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L’inflation fera monter les taux

Hausser les taux d’intérêt est une arme utilisée par la Banque du Canada pour contrer l’inflation. Si celle-ci s’est avérée plutôt docile ces derniers temps, ce n’est qu’une illusion. Elle est sur le point de rebondir.

Telle est la conclusion d’un rapport publié par Marchés des capitaux de la banque CIBC.L’inflation au Canada : Que s’est-il passé? a été rédigé par Avery Shenfeld, économiste en chef de la Banque CIBC, et Nick Exarhos, économiste principal.

Voici les grandes lignes (intégrales) du rapport.

  • L’inflation continue à stagner en raison de vents contraires tels que la récente appréciation du dollar canadien, les faibles coûts de main-d’œuvre et la faiblesse des prix de l’énergie. Cependant, à moyen terme, l’indice des prix à la consommation (IPC) devrait atteindre l’objectif fixé par la Banque du Canada (NDLR : 2 % pour une éventuelle hausse des taux) d’ici le printemps prochain.
  • Déclaration de M. Shenfeld: « En encourageant l’appréciation du dollar canadien, la hausse des taux par la Banque du Canada semble avoir temporairement empêché l’inflation d’atteindre son objectif de 2 %. Mais cela ne durera pas longtemps. Une relance probable de la productivité, en plus d’une augmentation du salaire minimum, devrait mettre de la pression sur les coûts unitaires de main-d’œuvre.»
  • M. Shenfeld ajoute: «Le marché de l’immobilier aura également une incidence et le cours du pétrole grimpera en 2018, car les prix actuels ne permettent pas d’obtenir les flux monétaires positifs nécessaires pour l’importation des biens marginaux en provenance des États-Unis.»
  • Le boom des marchés régionaux de l’immobilier n’a pas de répercussions sur l’IPC à l’heure actuelle, ses effets ayant été compensés par la faiblesse des taux hypothécaires, et par le fait que les mesures de l’IPC prennent en compte le tarif des constructeurs, traditionnellement inférieur aux prix du marché secondaire.
  • Le rapport indique que l’IPC relatif aux intérêts hypothécaires passera d’environ zéro à bien au-delà de 3 % d’ici le milieu de 2019.
  • L’un des facteurs freinant l’inflation est le ralentissement des coûts unitaires de main-d’œuvre. Si la chute du taux de chômage a dernièrement entraîné une augmentation de la masse salariale, cela a été neutralisé par la relance de la productivité, ce qui a conduit à une légère augmentation annuelle de 0,4 % des coûts unitaires de main-d’œuvre au premier trimestre 2017.
  • La productivité ne fait que se relancer après une baisse inhabituelle.
  • Les tendances relatives aux produits alimentaires devraient également appuyer l’augmentation du taux d’inflation.

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