Et si les taux d’intérêt montaient?

Les taux d’intérêt sont toujours incroyablement bas. Beaucoup d’analystes avaient prévu une remontée au cours des dernières années. Dans leur tête, ça ne pouvait pas durer. Ils se sont tous trompé. Les taux d’intérêt bougent à peine.

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Qu’arriverait-il par contre s’ils se mettaient à grimper de deux points? De toute évidence, des propriétaires feraient une croix sur l’achat d’une maison ou se montreraient moins gourmands. Mais dans quelles proportions?

BMO Banque de Montréal s’est livré au jeu en commandant un sondage à la firme Pollara, qui s’est déroulé du 10 au 15 septembre. Voici les conclusions rapportées intégralement:

Une hausse des taux d’intérêt de deux points de pourcentage réduirait l’accessibilité à la propriété pour les deux tiers (67 %) des acheteurs de maison potentiels.

Le quart (24 %) des personnes sondées pourraient difficilement se permettre d’acheter une maison dans leur fourchette de prix actuelle, mais ne réduiraient pas leur budget d’achat.

Trente pour cent des acheteurs potentiels seraient forcés de baisser leur fourchette de prix et de se contenter d’une maison moins chère, tandis que 13 % des répondants seraient exclus du marché.

Le tiers (33 %) des acheteurs potentiels disent qu’une hausse des taux d’intérêt de deux points de pourcentage ne modifierait pas leur projet d’achat.

Si vous êtes un acheteur potentiel, prenez le temps de calculer les conséquences d’une hausse des taux d’intérêt de deux points sur votre budget. Vous saurez ainsi à quoi vous attendre si jamais les taux décollent au cours des prochains mois.

Maintes fois Casarazzi a suggéré cet exercice aux fidèles du blogue et les experts de BMO vous le recommandent également «afin de vérifier votre capacité de remboursement à long terme.»

Toujours dans l’éventualité d’une hausse de deux points des taux d’intérêt, Vancouver écoperait lourdement puisque 22% des acheteurs potentiels tireraient leur révérence. À Calgary, c’est le contraire. Le pourcentage n’est que de 9%.

Détail intéressant rapporté par Sal Guatieri, économiste principal chez BMO: «Les prix dans les trois marchés les plus actifs – Calgary, Toronto et Vancouver – augmentent plus rapidement que le revenu des familles, ce qui a pour effet de diminuer l’accessibilité à la propriété. La hausse rapide et continue des prix dans ces villes les rendra plus vulnérables en cas de choc – qu’il soit économique, de taux d’intérêt ou autre.»

Pour accéder au communiqué de presse, on va sur le site de BMO Banque de Montréal.

Photo : iStockphoto LP

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