Les revenus du locataire en chute libre

Données fort intéressantes que vient de publier l’Association des propriétaires du Québec (APQ) en pleine période de déménagement.

L’âge moyen du locataire québécois est de 35 ans. Il bénéficie d’un revenu moyen de 36 378$, une baisse par rapport à 2011 alors qu’il était de 42 622$.

Les locataires demeurent en moyenne 2,39 ans dans le même logement, comparativement à  2,78 ans en 2011.

Le loyer moyen se chiffre à 678$, un taux comparable à celui de l’étude du marché locatif de la Société canadienne d’hypothèque et de logement, estime l’APQ.

Une proportion de 13,61% ne paie pas le loyer ou le paie en retard, comparativement à 14,55% en 2011. Pour fins de comparaison, l’APQ évoque le rapport d’activité 2010-2011 de la Régie du logement selon lequel le nombre de causes en recouvrement-résiliation se chiffre à 38 729, celui concernant la résiliation pour retard fréquent à 5 025, ce qui fait un total de 45 585 causes si l’on tient compte des causes relancées qui se chiffre à 1 831.

La période de référence s’étend du 1e janvier au 30 juin 2011 et du 1e janvier au 26 juin 2012.

Dans le même souffle, l’APQ profite de la saison du déménagement pour revenir à l’une de ses principales revendications : un dépôt garanti de la part du locataire lors de la signature du bail que le propriétaire conserverait tout au long de l’année. La pratique est courante dans toutes les autres provinces canadiennes.

«Imaginez que vous visitez un logement le 1e mars, tout est beau, exactement ce que vous cherchez,  lit-on dans le communiqué de presse. Le propriétaire vérifie votre solvabilité, votre comportement, et tout est positif, vous signez le bail pour le 1e juillet. Là vous magasinez un déménageur, faites vos changements d’adresse, vos boites, remplissez le camion. Mais lorsque vous passez la porte de votre nouveau chez vous, les murs sont remplis de trous, la toilette coule, il manque le siège, il y a des déchets partout. Comment voulez-vous que ce nouveau locataire emménage? Le propriétaire doit alors trouver des solutions pour dédommager son locataire, lui permettre de déménager, d’y habiter.

«Il est certain qu’il y a de bons locataires mais d’autres profitent des lacunes dans les lois. L’APQ croit que le dépôt de garantie permettrait de conscientiser les locataires sur l’impact de leurs comportements négatifs. L’absence du dépôt de garantie démontre également un manque de cohérence entre les obligations prévues au Code civil et les mesures qui sont mises à la disposition du propriétaire», signale l’APQ.

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