Les Québécois se montrent plus coriaces

Si 29% des Québécois sur le point de vendre leur résidence ou l’ayant déjà vendue au profit d’une nouvelle propriété ignoraient les différentes options disponibles quant à l’emprunt hypothécaire en 2010, le pourcentage est tombé à 6 % en 2011. Donc, les Québécois sont plus en mesure maintenant de faire des choix éclairés en matière d’investissement hypothécaire.

C’est ce qu’indiquait le dernier rapport de TD Canada Trust sur les acheteurs de maison expérimentés.

Source : iStockPhoto

Deuxième indice que les Québécois prennent du galon en termes d’investisseurs immobiliers : 21% d’entre eux expliquent que la possibilité de réaliser une bonne affaire avait guidé leur décision d’acheter une nouvelle résidence. Un bond de 8% par rapport au taux de 2010.

Troisième indice : ceux et celles qui planifiaient de vendre leur maison avaient l’intention de s’en tenir au prix demandé et même de l’augmenter. De 71% en 2010, le taux est passé à 80% en 2011. On voit que le Québécois a pris de la maturité en tant qu’investisseur en immobilier.

Aussi, 42% des propriétaires ne voulaient pas vendre leur propriété actuelle, même s’ils étaient sur le point d’en acheter une deuxième, car ils lui attribuaient un nouveau rôle: celui de propriété locative.

D’autre part, 55% des acheteurs expérimentés songeaient à demander une ligne de crédit sur valeur domiciliaire (LCDVD) pour l’acquisition de leur nouvelle propriété.

Trois Québécois sur quatre affirment avoir contracté un prêt hypothécaire à l’achat de leur première maison alors que 81% signalent qu’ils répéteront la démarche en vue d’acquérir leur nouvelle résidence.

De plus, un Québécois sur trois projette de transférer le solde et les modalités du prêt hypothécaire vers sa nouvelle résidence tandis que 19% d’entre eux comptent le faire miroiter comme un avantage au moment de vendre.

Les deux tiers des acheteurs expérimentés visaient une propriété plus grande avec davantage de luxe. Si le prix auquel ils ont fait face lors du premier achat avait modifié les paramètres de leur décision, ils avaient l’intention de se montrer plus fermes à l’égard de la deuxième propriété.

Parmi les autres facteurs susceptibles d’influencer le choix du propriétaire face à la nouvelle propriété figurent le nombre de chambres à coucher (35 %), l’aspect de la propriété (30 %), l’aménagement (29 %) et la présence d’un garage ou d’un stationnement avec auvent (29 %).

Voici les commentaires de la TD Canada Trust.

« Si vous n’aimez plus l’aménagement ou certaines caractéristiques esthétiques de votre maison par exemple, la rénovation pourrait être une option plus pratique pour vous épargner les tracas et les dépenses liés au déménagement. En outre, une ligne de crédit sur valeur domiciliaire vous permettra d’utiliser la valeur de votre résidence pour financer les rénovations. De plus, si vous décidez de vendre un jour, ces rénovations pourraient augmenter la valeur de revente de votre résidence.

« Les gens devraient garder en tête que s’ils aspirent à vendre à un prix plus élevé que celui qui est demandé, ils devraient également s’attendre à payer leur nouvelle maison plus cher que le prix demandé. »

L’enquête a été effectuée auprès de 1025 personnes à la fin de l’été dernier. Tous les participants avaient acheté une résidence qui n’était pas leur première propriété dans les 24 derniers mois, ou prévoyaient le faire dans les 24 prochains mois.

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