Les maisons se vendent à la pelle!

Il s’est vendu 72% de plus de maisons au Canada en décembre 2009 comparativement à décembre 2008. Il est vrai que celui de 2008 n’était pas difficile à battre puisque les ventes résidentielles au pays avaient atteint « le creux le plus creux » depuis dix ans. Qui était la fautive? La récession, bien entendu.

Mais décembre 2009 a pris sa revanche. D’ailleurs, le Québec peut se vanter d’avoir battu un record, au même titre que l’Ontario, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador. Un dernier trimestre foudroyant a permis au Canada de faire grimper les reventes de maisons de 2009 au-dessus des résultats annuels de 2008.  

Comme les taux d’intérêt sont toujours très bas, on s’attend à ce qu’autant de maisons ou presque changent de main au cours des prochains mois.

« En décembre, le prix moyen résidentiel s’élevait à 337 410 $ à l’échelle nationale, soit une hausse de 19 p. 100 d’une année à l’autre, lit-on dans le communiqué de presse de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). « En un an, le prix moyen a augmenté de cinq pour cent et établi un record à 320 333 $. Le prix moyen a en fait établi de nouveaux records annuels dans la plupart des marchés locaux en 2009, ainsi que dans toutes les provinces, sauf celle de l’Alberta. »

Aussi, les mandats de vente accordés aux agents immobiliers ont augmenté de façon substantielle en décembre dernier. Les gens à la recherche de résidences étant toujours aussi nombreux, l’inventaire de maisons disponibles continue de baisser. Le taux d’inventaire n’a jamais été aussi bas en plus de deux ans.

« Les dernières statistiques de l’ACI provoqueront sûrement les rumeurs de spéculation habituelles, affirme l’économiste en chef de l’Association canadienne de l’immeuble, Gregory Klump. « Les plus sages reconnaissent que la plupart des hausses survenues récemment révèlent des facteurs temporaires qui pourraient s’effacer d’ici l’été prochain. »

M. Klump demande à tout le monde de se montrer prudent : « Au deuxième semestre de 2010, les hausses des prix accuseront probablement un recul important, puisqu’un an se sera écoulé depuis la baisse et le redressement. »

Il ajoute: « Si selon les prévisions, le nombre de logements sur le marché s’accroît davantage, le marché perdra de la vitesse. Le marché devrait donc reprendre l’équilibre et les hausses de prix seront plus modestes au cours du deuxième semestre de l’année. Cependant, il est peu probable que la demande en logements baisse de façon aussi massive que le recul dont nous avons été témoins vers la fin de 2008 et au début de 2009, et il est aussi peu probable de voir une montée en flèche des inventaires. »

Source : Le système Multiple Listing Service (R) de L’Association canadienne de l’immeuble

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