Les leçons des maisons ancestrales

C’est le début d’unenouvelle année. Cela veut dire gros ménage à faire dans les fichiers et lespapiers. Je profite du moment d’ailleurs pour vous souhaiter une très belleannée et tout ce que vous désirez, de la lettre A à la lettre Z de l’alphabet.Mine de rien, c’est beaucoup pour douze mois. Mais bon…

En triant la paperasse,je suis tombé sur un article de l’architecte Mathieu Fleury, de la firme Vachon@ Roy à Gaspé. L’article a été publié dans le magazine Constructo édition juin2010. J’ai souri en le lisant.

L’architecte Fleury attirenotre attention sur un fait : les bâtiments d’époque étaient, souscertains aspects, plus près de l’idéal environnemental que nous ne le sommesaujourd’hui avec toutes nos méthodes dites avancées. La logique veut que, siles maisons ancestrales sont toujours debout, c’est qu’elles constituent un belexemple de ce qu’on appelle le développement durable.

« Face aux défisenvironnementaux contemporains, écrit l’architecte, la préservation de cepatrimoine bâti pourrait constituer une part importante de la solution. Ellemaximise l’utilisation des matériaux et infrastructures existantes, réduit laproduction de déchets de construction  etla consommation énergétique liée au transport tout en permettant de conserverles cœurs historiques chers aux populations. »

J’ai souri à laréflexion de l’architecte qui n’hésite pas à utiliser le terme« encyclopédie construite » pour désigner les leçons que nousapportent les maisons ancestrales en matière d’architecte verte. Ilécrit :

« Les bâtimentspatrimoniaux sont souvent orientés de manière à optimiser les gains solairestout en favorisant la ventilation naturelle. Le mariage de ce savoir-faireancestral avec les méthodes et technologies contemporaines permet auxprofessionnels de la construction de faire de l’héritage construit un parcimmobilier à performance environnementale de haut niveau. »

L’exemple qui m’a leplus frappé : celui de l’asphalte. Lisez bien le passage suivant :

« Avant la généralisationde l’utilisation de l’asphalte (vers le milieu du 20e siècle), leszones de stationnement étaient constituées de gravier ou de pavés, donc avec unniveau de perméabilité élevé. Ces aires de stationnement étaient également depetites dimensions et souvent agrémentées d’arbres, réduisant ainsi les effetsd’îlots de chaleur. »

Bien sûr, l’architecteinvite les professionnels de la restauration à tout faire pour préserver cesespaces.

Un deuxième exempledes leçons du passé:

« En raison des moyensde l’époque, les bâtiments ancestraux sont généralement construits à partir dematériaux typiques de la région où ils se trouvent. La restauration historiquefavorise donc l’utilisation de matériaux locaux tout en informant lesarchitectes sur la nature de ceux-ci. »

(Photo saindon.org)

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