LEED, le bambou et le soya

LEED, quatre lettres qui appellent le respect et le souci dudéveloppement durable. La plus récente version avec son train de critères desélection est maintenant disponible. L’architecte Mathieu Fleury la décritsommairement dans le magazine Constructo de l’édition du 24 septembre.

« Les crédits sont répartis dans les six mêmescatégories et leurs objectifs demeurent essentiellement les mêmes, écrit M.Fleury. Cependant, LEED 2009 augmente le nombre de points possibles à 110. Celaprésente l’avantage d’offrir aux acteurs de la construction une plus grandeliberté dans le choix des mesures vertes à mettre en oeuvre. En parallèle, lenombre de points requis pour l’atteinte des différents niveaux de certificationaugmente également passant de 26 à 40 pour la certification de base et de 52 à80 pour une certification de niveau platine. Les équipes de projets doiventbien saisir les impacts de la nouvelle version sur les exigences requises pourl’obtention de la certification. »

Selon M. Fleury, le nouveau guide de référence LEED se faitplus précis sur les exigences de chaque crédit. Donc, plus de clarté!  

De plus, la période d’analyse entre la première soumissiondu projet et l’acceptation à la certification est plus courte. On parle de neufsemaines mais sous toute réserve.

D’autres changements : les équipes de design bénéficientd’une marge de manœuvre plus grande, la notion de priorité à l’utilisation desmatériaux régionaux a pris du biceps et les projets aux lourdes conséquencesenvironnementales se voient accorder davantage de points. Exemple : lacatégorie Énergie et atmosphère.

La préservation de l’eau reçoit plus d’attention. À certainsendroits, on exige des compteurs d’eau et une réduction minimale de laconsommation d’eau de 20%.

Autre changement : on ne se fie plus uniquement sur letransport en commun comme alternative à l’utilisation individuelle de l’automobile.

Mais ce qui me surprend le plus et j’ai l’intention d’yrevenir, c’est la volonté de LEED de privilégier l’utilisation de matériaux deconstruction fournis par des plantes à croissance rapide comme le bambou et lesoya. Très intéressant!

Sur la photo apparaît une forêt de bambou, gracieuseté d’Arashiyama pour le compte de Wikipedia.

 

 

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