Le prix des maisons restera stable

En général, le prix des maisons est appelé à se calmer pendant un certain temps. Il ne montera plus, ou si peu, mais il ne baissera pas non plus. Il se tiendra tranquille tout simplement.

C’est la conclusion du dernier rapport publié par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Ces derniers mois, plusieurs observateurs soutenaient qu’il y avait surchauffe immobilière au pays. Qui dit surchauffe dit chute spectaculaire des prix avant un retour vers l’équilibre, comme cela se passe actuellement aux Etats-Unis.

Bien sûr, personne de ce côté-ci de la frontière ne veut vivre la tragédie américaine qui a ruiné, ou du moins fait mal, à des milliers de propriétaires.

Mais la situation n’est pas la même au Canada comme nous l’explique clairement l’ACI dans son communiqué de presse:

« Les prix des maisons ont tendance à suivre des cycles, ces derniers se caractérisant par des périodes de croissance brusque et des périodes de stabilité. Par contre, les revenus suivent généralement une tendance à la hausse ordonnée, au fil du temps. Pour que les prix des maisons puissent suivre le rythme des revenus, ils doivent augmenter plus rapidement durant les périodes de prospérité afin de compenser les périodes de faible croissance ou de stagnation des prix. Les prix des maisons étaient stagnants au Canada pendant la plupart des années 90, tandis que les revenus continuaient à augmenter, rendant ainsi le logement plus abordable. Au cours de la dernière décennie, les prix résidentiels ont monté en flèche, alors que les taux d’intérêt hypothécaire ont baissé. »

Pour le moment, estiment les experts de l’ACI, le prix moyen des maisons restera stable tant que les revenus n’atteindront pas son niveau. C’est le jeu de l’offre et de la demande.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais il fait bon d’apprendre que notre marché immobilier est moins sauvage que le marché américain. Tout comme chez les banques d’ailleurs. Les experts de l’ACI nous disent pourquoi :

« Nos pratiques conservatrices d’octroi de prêts au sein du secteur hypothécaire, alliées à la prudence dont ont fait preuve les détenteurs d’hypothèques au Canada et au remboursement accéléré de leurs prêts hypothécaires, ont été constatés récemment sur le marché canadien de l’habitation au cours du dernier cycle. L’accumulation accélérée de la valeur nette du logement donnera des options au faible pourcentage de propriétaires qui risquent d’avoir des difficultés financières lorsqu’ils devront renouveler leurs prêts hypothécaires à des taux d’intérêt plus élevés. Grâce à ces tendances, le Canada devrait être à l’abri de la crise du logement que vivent les États-Unis. »

Pour en savoir plus :

http://www.crea.ca/fr_public/news_stats/pdfs/housing_report_2010_FRE.pdf

 

 

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