Le paradis vous dites?

Oui, oui, on m’a dit que vivre dans une verrière, c’était comme vivre au paradis. On voit partout, c’est si joli !

photo SH

Nouvellement propriétaire d’une petite maison à la campagne, j’apprivoise cette pièce toute ouverte sur le monde. J’apprécie la visibilité qu’offrent ces murs entièrement fenestrés. Regarder la petite rivière qui s’écoule au bout du terrain, c’est quand même agréable. Tout comme les feuilles qui changent actuellement de couleurs, ou encore les oiseaux, les papillons, les écureuils qui passent. En effet, c’est particulièrement joli !

On voit partout, tout autour. Le revers de la médaille? C’est qu’on nous voit également de partout. Pour l’intimité, on repassera ! Plus question de s’affaler sur le sofa, de se gratter aux endroits interdits ou même de s’ébattre avec l’amour de notre vie. TOUT LE MONDE TE VOIT!

Et le soleil aussi y pénètre constamment. Il rayonne dès les première lueurs du matin jusqu’aux dernières. Il finit par faire chaud en ciboulot. Déjà tôt le matin, pendant que je médite, il me réchauffe tellement que je transpire à grosses gouttes. En fait, ça devient une vraie serre, pour ne pas dire un sauna. Je sais, je peux ouvrir de tous les côtés, mais lorsque le soleil frappe, à l’été, ce n’est pas assez. Heureusement, ces derniers jours, la fraîcheur de l’air compense et c’est vraiment super !

photo SH

En fait, on ne m’avait pas avisé que ce serait une gestion particulière que de suivre constamment les aléas de la nature. Il faut ouvrir et fermer selon ce qu’offre le ciel.

Et lorsqu’il pleut, quoi de mieux ! Cette petite musique que font les gouttes de pluie sur le toit, c’est tellement joli! Jusqu’au moment où la petite musique tourne parfois en tintamarre (ou en « t’en a mare ») lorsque la pluie se déchaîne et que le bruit est si fort que tu dois entrer dans la maison pour parler au téléphone. Disons que c’est également moins plaisant lorsqu’on n’entend plus le son du téléviseur alors que le volume est au maximum. Vraiment, il y a des facettes de la verrière, dits paradisiaques, dont j’aurais bien aimé entendre parler avant de m’y installer.

J’avoue pourtant qu’il y a plus de plaisir que de déplaisir à vivre dans une pièce complètement fenestrée. J’ai bien hâte de m’y installer lorsque la neige sera tout autour et que le soleil rayonnera assez pour la réchauffer. D’ici là, j’apprends à profiter des bons côtés de cette pièce qui fait l’objet de tant d’éloges.

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