Le marché de la revente : une mer sans vague

L’année folle de 2009 étant derrière, le marché de la revente a repris soncours régulier en 2010 selon l’Association canadienne de l’immeuble.

« Les ventes réelles (non désaisonnalisées) réalisées à l’échellenationale par l’entremise du système MLS® des chambres immobilières canadiennesont accusé un recul de 14,4 % sur douze mois en décembre 2010. Cette réalitétient compte des ventes record conclues en décembre 2009. L’activitéenregistrée en décembre 2010 s’est hissée à un niveau légèrement supérieur,comparativement à la moyenne enregistrée au cours des 10 dernières années pour lemois de décembre » stipule le communiqué de presse.

D’autre part, les ventes corrigées des variations saisonnières ont accuséune baisse d’une fraction d’un point de pourcentage par rapport au mois précédent.

« Les ventes résidentielles ont augmenté progressivement à l’échellenationale au deuxième semestre de 2010. Par ailleurs, les ventes désaisonnaliséesont bondi de 18,3 % en décembre, comparativement au recul enregistré enjuillet. Par conséquent, au quatrième trimestre de 2010, l’activité corrigéedes variations saisonnières, qui a accusé une hausse de 12,1 % par rapport auxniveaux atteints au troisième trimestre, a augmenté d’une fraction de point depourcentage comparativement au deuxième trimestre », lit-on dans lecommuniqué.

Ce qui fait dire à Gregory Klump, économiste en chef de l’ACI : « Parsuite des ventes qui ont été enregistrées au quatrième trimestre, on croit queles faibles taux d’intérêt continueront à soutenir le marché de l’habitation en2011. Il est possible que les ventes atteignent un plateau dans certains desmarchés canadiens les plus actifs et les plus luxueux. Une hausse des nouveauxmandats et de nouvelles hausses des taux d’intérêt réunissent les conditionsfavorables à une croissance moins importante des prix et à une nouvelledécélération de la dette hypothécaire ».

Quelque 447 010 résidences ont changé de main par le biais des systèmes MLS®canadiens en 2010, soit un recul de 3,9 % par rapport à 2009.

Les nouveaux mandats résidentiels, stables en décembre, sont toujours 14,2 %inférieurs au sommet atteint en avril 2010. L’offre et la demande sontactuellement au point d’équilibre.

« Grâce à la stabilité des prix et aux ventes qui ont atteint une fois deplus des niveaux salutaires, on prévoit que plusieurs propriétaires-vendeurs,qui ont évité d’inscrire leur logement à vendre au deuxième trimestre,inscriront leurs propriétés à vendre d’ici le printemps », affirme M. Klump. «On s’attend que les ventes qui seront conclues au cours des prochains moisn’augmenteront pas aussi rapidement qu’au cours des derniers mois. Parconséquent, une hausse des nouveaux mandats pourrait réduire l’écart entrel’offre et la demande dans plusieurs marchés vendeurs. »

En décembre 2010, le prix moyen des maisons vendues était de 344 551 $.

Pour lire le communiqué dans son intégralité : http://creastats.crea.ca/natl_fr/

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