Le coût d’acquisition d’une résidence reste stable

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C’est un peu plus facile, financièrement, d’acheter un bungalow individuel et un appartement en copropriété au Québec. Par contre, ce l’est un peu moins pour acquérir une maison à deux étages.

Surprise: l’accès à une propriété résidentielle s’est amélioré dans la région de Montréal alors que ce fut l’inverse partout dans le reste du Canada.

C’est que ce révèle le dernier rapport Tendances immobilières et accessibilité à la propriété, rédigé par l’organisme Recherche économique RBC. L’étude couvre le deuxième trimestre de 2012, soit les mois d’avril, de mai et de juin.

Les mesures d’accessibilité à la propriété de RBC sont un moyen d’exprimer la proportion du revenu avant impôts qu’un ménage type de la province doit consacrer au paiement des coûts de propriété d’une résidence au prix courant, lit-on dans le communiqué de presse.

Avant de lire le paragraphe suivant, gardez à l’esprit que si la mesure d’accessibilité baisse, c’est que le pouvoir d’achat du consommateur augmente.

« Au deuxième trimestre de 2012, lit-on dans le communiqué, les mesures d’accessibilité dans la région de Montréal ont baissé de 0,9 % à 1 %, de sorte que la détérioration importante enregistrée au premier trimestre a été en grande partie effacée. Dans la région de Montréal, les mesures d’accessibilité de RBC ont diminué dans toutes les catégories de propriétés, plus particulièrement dans la catégorie des bungalows individuels (baisse de 1 %, à 40,4 %) et, dans une proportion moindre, dans les catégories des maisons de deux étages (baisse de 0,9 %, à 52,6 %) et des appartements en copropriété (baisse de 0,9 %, à 31,6 %). »

Ailleurs au Canada, la mesure d’accessibilité de RBC pour la propriété de référence, le bungalow individuel, est de 91%  à Vancouver (en hausse de 2,2 % par rapport au trimestre précédent) ; de 54,5 %  à Toronto (en hausse de 0,9 %) ; de 41,9% à Ottawa; de  40,4 % à Montréal (en baisse de 1 %) ; de 36,7% à Calgary,  et de 32,4% à Edmonton (en baisse de 0,1 %).

La mesure d’accessibilité à la propriété, explique la RBC, est fondée sur le montant qu’il en coûte pour posséder un bungalow individuel, la référence raisonnable pour le marché canadien de l’habitation, selon les valeurs du marché.  Plus la mesure est élevée, plus il en coûte cher d’acquérir et de détenir une propriété selon les valeurs actuelles du marché. Un niveau d’accessibilité de 50 % signifie que les coûts de propriété, y compris les versements hypothécaires, les services publics et les impôts fonciers, absorbent 50 % du revenu mensuel avant impôts d’un ménage type, lit-on dans le communiqué.

Si on survole rapidement le rapport, on apprend que la région de Vancouver reste le marché le moins abordable au Canada. On s’approche d’un record, dit-on. En Alberta, une baisse des coûts des services publics et des prix de l’électricité et du gaz naturel ont augmenté le pouvoir d’achat des citoyens. Calgary reste un marché très intéressant pour les acheteurs.

Le coût d’acquisition d’une propriété a augmenté en Saskatchewan et en Ontario, mais reste stable au Manitoba et dans les Maritimes.

Robert Hogue, premier économiste chez RBC, nous informe que «les reventes de propriétés ont frôlé des niveaux records au deuxième trimestre.»

Pour lire le communiqué dans son intégralité, visitez le site RBC.

Source photo : iStockphoto LP

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