Le broyeur à déchets perd la cote

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Un récent débat sur les broyeurs à déchets nous a poussés à effectuer une recherche sur le sujet. Les partisans du broyeur vantaient ses mérites écologiques. D’autres les contredisaient. Curieusement, aucun argument massue n’était avancé.

On s’entend: l’objectif de fond reste toujours la diminution des résidus de notre surconsommation!

Contrairement à la croyance populaire voulant que le broyeur à déchets soit écologique, il n’en est rien.

Le broyeur domestique était considéré comme une alternative à l’explosion des sacs à poubelle dans les milieux urbains dans les années 40. Puis, plus tard, il s’offrait comme une solution à l’augmentation des coûts de la gestion des déchets.

Lorsque vous vous renseignez sur un broyeur à déchets, les représentants vous vendent l’idée que cet outil réduit de 30 à 40% la quantité de déchets destinés à un site d’enfouissement. Par exemple, la compagnie Dipro Clean vous propose un broyeur à déchets alimentaires domestique. Son utilisation réduirait de 90% le volume de résidus alimentaires. L’appareil s’alimente à l’électricité. Ces résidus alimentaires passeront donc par votre évier. De quoi vous réjouir quand même devant une perspective aussi séduisante, mais méfiez-vous!

La preuve: au Québec, la majorité des municipalités et des organismes de protection de l’environnement déconseillent l’utilisation du broyeur à déchets.

Les raisons ? En voici quelques-unes: forte consommation d’électricité, nécessité d’engloutir une grande quantité d’eau potable, traitement plus difficile à la station d’épuration, augmentation des solides dans l’eau, etc.

À Montréal, la venue d’une nouvelle petite poubelle brune offre une alternative valable. Elle est conçue pour recevoir certaines matières destinées au compost. C’est l’idéal pour ceux et celles qui ont à coeur la protection de l’environnement mais ne disposent d’aucun endroit pour effectuer le compostage. Ou manquent tout simplement de patience devant un tel travail.

Soit dit en passant, plusieurs villes européennes interdisent carrément l’utilisation du broyeur.

Sources : Vie en vert à télé Québec et Recyc-Québec

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