La rénovation du sous-sol

La bannière Réno-Maître de l’Association provinciale desconstructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) nous revient avec un nouveauguide, cette fois consacré à la rénovation de votre sous-sol.

L’importance du sous-sol s’accroît à mesure que les annéespassent. Difficile de faire autrement avec tous ces meubles qui s’ajoutent aufil du temps: meubles pour la salle de cinéma, meubles pour le bureau detravail (ils sont nombreux les travailleurs autonomes), meubles pour les airesde détente et j’en passe. Encore faut-il savoir l’aménager le fameux sous-sol!

« Le sous-sol étant construit directement dans le sol,soit dans un milieu froid et humide, il faut s’assurer avant toute chose queles fondations sont en parfait état et qu’il n’y a aucune infiltrationd’eau », prescrit l’APCHQ. « Les experts recommandent de procéder à uneinspection rigoureuse après avoir dégarni tous les murs et mis la dalle debéton à nu. Vous serez ainsi en mesure de déceler les fissures, les poches decoffrages, l’efflorescence et les autres problèmes susceptibles d’affecter lesfondations en béton, puis de les régler.

« À cette étape, on vous recommande également deprocéder à une inspection du drain français, ce tuyau à la base des fondationsqui sert à capter les eaux souterraines, surtout si votre résidence a plus de25 ans. Cette inspection est réalisée par un spécialiste, au moyen d’unecaméra. Elle permet de connaître l’état du drain et de le remplacer s’il a étéendommagé par des racines d’arbres ou s’il est obstrué par des sédiments, parexemple. »

On voit de plus en plus de chambres s’aménager dans lessous-sols. L’APCHQ rappelle qu’il faut répondre aux exigences sur le plan de lasécurité incendie. Particulièrement si le sous-sol est vieux. Pour ça, il fauts’informer des règlements auprès de la municipalité.

Pour l’isolement, voici le conseil des experts de l’APCHQ :«De nos jours, on évite le plus possible d’utiliser un isolant en fibre deverre ou en fibre de roche sur les murs de fondation », explique André Gagné,directeur de l’expertise technique. « On utilise plutôt des mousses plastiques,comme des panneaux de polystyrène extrudé ou de la mousse de polyuréthanegiclé. Ces produits permettent de travailler en continu, c’est-à-dire sansavoir des joints à chaque montant de bois, et ils ne donnent pas prise auxmoisissures. »

Maintenant place à l’acoustique : « Le voletacoustique du sous-sol est souvent négligé. Pourtant, cet aspect a un impactdéterminant sur la qualité de vie, particulièrement quand on aménage la chambred’un adolescent au sous-sol, sous la chambre principale. On recommanded’ailleurs d’isoler le plafond et les murs au moyen d’un isolant en nappes, enfibre de verre ou fibre de roche, et d’utiliser une barre résiliente quiabsorbera les sons plutôt que de les transmettre. En outre, on recommandel’utilisation d’un panneau de gypse antifeu, plus dense qu’un panneau de gypseordinaire, pour obtenir une meilleure performance sur le plan del’insonorisation. »

Nombreux sont ceux qui craignent l’humidité générée par lesous-sol. L’APCHQ les rassure : « Avant de choisir le revêtement desol, on devra vérifier s’il y a migration d’humidité à travers la dalle debéton. Pour ce faire, on posera un carré de polyéthylène de 24 po x 24 po surla dalle de béton, et on le fixera avec du ruban. Après un délai de 24 à 36heures, s’il y a de la condensation à la surface du polyéthylène, c’est qu’il ya migration d’humidité. Vous ne pouvez donc pas utiliser un revêtement de solcomme un plancher flottant, qui contient de la fibre de bois, car il laisseraprise aux moisissures. « On optera donc pour des matériaux qui ne sont pasaffectés par l’humidité, comme de la céramique, qui a le désavantage d’êtrefroid », souligne M. Gagné. « Ou encore, on mettra un pare-vapeur sur la dallede béton, puis on construira un faux-plancher croisé, en laissant des grillesd’aération aux extrémités du périmètre. Cela permettra une circulation d’airentre la pièce et la structure du plancher. »

Pour le chauffage, ce n’est pas compliqué. Il faut chaufferdouze mois par année d’après les experts de l’APCHQ.  « En effet, la base des fondations setrouve à cinq pieds dans le sol, où la température en été est d’environ 12o Celsius.Comme le béton est un matériau conducteur, la base des murs est toujours plusfraîche. En chauffant toute l’année à 21o Celsius, on s’assurera que la base desmurs reste suffisamment chaude pour contrecarrer la hausse du taux d’humiditéet, par conséquent, prévenir l’apparition de moisissures. On recommandeégalement d’éviter d’installer des placards ou des lits le long des murs d’unsous-sol, question d’assurer une bonne circulation d’air. »

Pour terminer, l’APCHQ met les propriétaires en garde :« Avis aux propriétaires de vieilles maisons : vous risquez dedécouvrir des vestiges du passé en examinant le câblage électrique et laplomberie du sous-sol de votre belle d’autrefois. Par conséquent, prévoyez unbudget pour refaire l’électricité et mettre la plomberie à jour, notamment enremplaçant les vieux tuyaux et en installant des clapets de retenue. »

L’organisme possède sa propre banque d’entrepreneurs. Infos : Service deréférence au 514 353-5069 ou au 1 800 361-2037, poste 222.


 

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