La maison contaminée sera brûlée

Vous vous rappelez dela maison de Maskinongé dont je vous ai parlé récemment? C’était l’histoire de la femme qui n’avait pas mis les pieds chez elle depuis le 23 juin. Personne n’avait le droit d’entrer sans autorisation de toute façon.

Pourquoi? Parce que la belle maison de style canadien vieille de 155 ans était pleine de champignons géants poussant un peu partout. Cette espèce de champignon s’appelle la mérule pleureuse. Celui que vous voyez sur la photo se trouve sous la galerie de bois.Il mesurait sept pieds de long et un pied à sa pleine largeur.

La maison sera finalement brûlée, nous rapporte le Journal de Montréal dans l’édition de samedi dernier. Quand il faut porter un habit jetable, couvrir ses chaussures d’un sac, porter un bonnet et un masque pour mettre les pieds dans une maison en guise de protection parce que le bâtiment est devenu toxique, c’est qu’il est trop tard!

La propriétaire n’a pas le droit de sortir quoi que ce soit de sa maison, ni ses vêtements ni sessouvenirs. Tous ses biens immobiliers seront brûlés dans l’incendie. La femmene conserve que son alliance et son sac à main….et une petite toux qui l’accompagne depuis juin.

Selon le journaliste Dany Doucet, les champignons poussaient déjà dans les planchers et les mursjusqu’au jour où ils firent leur apparition sur un mur de la salle de lavage.La propriétaire découvrit pourquoi elle était malade depuis des mois. Son foieet son pancréas étaient enflés. Son mari l’était moins parce qu’il était camionneur,donc souvent absent.

Selon un chimiste interviewé par le Journal de Montréal, il faut brûler la maison car les travauxde décontamination ne peuvent garantir que la mérule pleureuse va disparaîtrecomplètement. Comme les spores du champignon peuvent être emportés par le vent,vaut mieux se montrer prudent.

Deuxième facteur derisque : la mérule pleureuse se développe dans le bois. Or, toute lamaison est faite en bois et les murs sont isolés avec du bran de scie. Danger!

On ne connaît pas lescauses exactes de la contamination, mais chose certaine, la maison a étévictime d’infiltrations d’eau à répétition et a été insuffisamment aérée.

La propriétaire n’estpas sortie du bois (excusez le jeu de mots facile) car son assureur refuse dela dédommager même si elle détenait une couverture multirisque. On s’en va toutdroit en cour!

Le comble de l’ironie:la maison ancestrale a été achetée le…11 septembre 2001. Au coût de 85 000$. La propriétaire a réalisé des travaux de rénovation pour une valeur de 140 000$ selon le Journal de Montréal.

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