Jules voulait trop bien faire

Mon Jules voulait aller visiter nos cousins français cet été. Moi aussi bien sûr, mais raisonnable comme je suis, je lui ai rappelé que nous avions plusieurs rénovations à entreprendre cette année. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

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Devant ce dilemme, mon Jules a eu une idée ingénieuse, à l’image de sa débrouillardise. Pourquoi ne pas utiliser les talents du beau-frère du cousin du voisin?  Sans être un spécialiste, il a beaucoup d’expérience et il semble que plusieurs personnes soient satisfaites de ses services. Ses tarifs étant bien moins élevés que ceux des professionnels certifiés, cela laisserait suffisamment de liquidités à une escapade européenne.

C’est bien tentant vous ne trouvez pas? Mais mon côté sérieux l’emportant sur mon côté givré, je suis allée fureter sur Internet à la recherche d’indices incriminants ou rassurants. Devinez quoi? Je n’ai rien trouvé de rassurant!

Tout d’abord, l’entente est verbale, ce qui laisse place aux oublis et interprétations de toutes sortes. En plus, cela ne nous procure aucune garantie. Quels seraient mes recours si le beau-frère du cousin du voisin se révélait d’une compétence douteuse ou s’il ne terminait pas les travaux entrepris?

Je me suis alors rappelée mon amie Louise qui avait embauché un jeune homme du village l’été dernier. Un petit travail de deux jours qu’il disait. Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’il y aurait une journée en mai et une autre en…octobre.

Et qu’arrive-t-il si notre travailleur à rabais nous arrive avec une hausse de tarif parce qu’il a sous-estimé l’ampleur de la tâche? On peut toujours lui dire d’aller se faire voir ailleurs, mais qui terminera les travaux? Une fois qu’ils sont commencés, on ne peut les laisser  en chantier bien longtemps.

Donc, pas d’entente écrite, pas de garantie et pas de recours possibles. Il faut aimer vivre dangereusement pour s’engager là-dedans!

En plus, le travailleur au noir n’a pas d’assurances professionnelles. Qu’arrivera-t-il s’il se blesse chez moi en travaillant, ou s’il y a un bris à ma propriété ou à celle du voisin? Vous savez, ces bris résultant d’une échelle ou d’un marteau qui tombent sur une voiture par exemple. Faut être malchanceux, me dit mon Jules. Mais ça arrive parfois, et c’est rarement couvert par nos assurances.

Nous avons donc choisi de reporter notre voyage et de préserver notre tranquillité d’esprit. En attendant, mon Jules me fait découvrir la cuisine française sur le gril. Pas si mal, vous ne trouvez-pas?

Pour de plus amples informations, consultez les sites de Protégez-vous et de Renomaître.

Source photo : iStockphoto LP

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