Je suis dans ma maison, j’ai donc raison!

 

Aujourd’hui, j’ai besoin de vos lumières. Que vous soyez agent immobilier, propriétaire ou locataire.

Récemment au Texas, un homme qui incombait ses malheurs à la planète entière a foncé sur un bâtiment gouvernemental à bord d’un avion. Avant de se tuer, il avait pris soin de mettre le feu à sa résidence. Je vous pose la question : pourquoi brûler sa maison avant de se suicider?

Étudiant à Sherbrooke, je m’étais fait raconter par un professeur qu’un groupe de diplômés, après une soirée bien arrosée, avait mis le feu à la maison de l’hôtesse, avec l’accord de celle-ci, pour protester contre la société. Tous et toutes, y compris l’hôtesse, avaient étudié de longues années pour finalement aboutir à un salaire dérisoire, bien en deça de leurs attentes. Je vous pose la question : pourquoi jeter une maison aux flammes en guise de protestation?

Les deux histoires se rejoignent. Pour manifester leur frustration, des personnes brûlent leurs résidences. Quelque chose m’échappe! Vous voyez un lien, vous? Ou bien il y a un rapport que je ne vois pas, ou bien la maison reste un symbole vraiment puissant, un mystère freudien.

Troisième anecdote et non la moindre. Deux femmes d’âge mûr s’obstinaient autour d’une table. Plus personne ne parlait. Tout le monde les regardait aller. Jusqu’au moment où l’hôtesse, frustrée de ne pas avoir le mot de la fin, a lâché : «Je suis dans ma maison, j’ai donc raison! »

Pouvez-vous m’expliquer le rapport entre le fait d’être chez soi et la certitude d’avoir raison? Pouvez-vous m’expliquer en quoi le fait d’être l’hôtesse donne plus de poids à l’argumentation? Bizarre, non? Un argument de taille reste un argument de taille, peu importe l’endroit où l’on se trouve sur la planète.

Avant de m’expliquer, il faut que je vous dise que l’hôtesse en question est une femme anxieuse de nature. Très anxieuse! Elle ne sort pratiquement pas de chez elle. Elle possède des valeurs rigides et panique parfois lorsqu’on remet sa manière de penser en question.

Je sais. Tout ça relève de la psychologie. Le type du Texas, les diplômés frustrés, l’hôtesse qui a raison puisqu’elle est dans sa maison. Avouez que nous sommes loin du cocooning version saine. Mais j’ai beau fouiller dans les bibliothèques et sur internet, je ne trouve rien de sérieux sur la psychologie reliée au chez soi. Vous en connaissez, vous?

Y a-t-il parmi vous un psychologue, un agent immobilier ou n’importe qui d’autre qui peut éclairer ma lanterne? Si vous connaissez une histoire semblable, c’est encore mieux! Pouvez-vous me la raconter en quelques lignes? Ou me raconter pourquoi le fait d’être chez vous vous donne plus d’assurance, plus de force?

Voici un dernier « cas » de psychologie. Récemment, j’ai écrit le billet « Dehors les femelles! Femmes, chiennes et chattes! » qui portait sur le monastère du mont Athos en Grèce.  Non mais, de quoi ces moines ont-il si peur pour s’assurer qu’aucune femme ne mette les pieds dans un rayon de plusieurs kilomètres autour du monastère? Il est même interdit de poser le pied sur le rivage.

C’est en tapant cette histoire de moines misogynes que celle de l’hôtesse qui avait raison parce qu’elle était dans sa maison m’est revenue à la mémoire. 

Si l’histoire du monastère vous intéresse (juste voir le bâtiment vaut la peine):

http://espace.canoe.ca/group/lacapitale/blog/view/429102

Ou consultez la section Saviez-vous que….

Ou tapez les mots « Casarazzi et mont Athos ».

(Photo Google)

 

  

 

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