Isoler à la façon écologique

On annonce un hiver typiquement québécois. Cela veut dire froid, tempête et humidité. L’isolation de votre propriété est-elle à revoir? Si oui, c’est l’occasion idéale d’effectuer votre premier geste écoresponsable. De plus, vos frais de chauffage diminueront.

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Isolation signifie amélioration du confort, protection contre le bruit extérieur et économie d’énergie. D’où l’importance d’avoir un système d’isolation adéquat.

D’abord, quelques notions de base. L’air chaud ayant tendance à s’élever pour faire place à l’air froid qui se dirige vers le bas, l’isolation du toit est la priorité. Ne pas négliger la tuyauterie, même si cela semble anodin. Et se rappeler qu’un isolant judicieusement installé est un isolant qui ne présente aucune perte thermique, donc sans joints ni ouvertures.

Selon de nombreux experts, l’isolant écologique permet d’économiser davantage d’énergie que les laines minérales. La condensation d’humidité est moindre car l’isolant écologique respire beaucoup mieux. De plus, il irrite moins la peau lors de l’installation.

Sa fabrication est moins énergivore que les laines minérales, à quelques exceptions près.

La fibre de cellulose, produite à partir de papier recyclé, est l’un des isolants écologiques les plus appréciés à cause de son rapport qualité-efficacité-prix. La ouate de cellulose, entre autres, procure un équilibre de température idéal, été comme hiver. Certains la désignent comme l’isolant écologique le plus efficace. Le panneau de cellulose, s’il n’est pas à négliger, figure par contre au bas de la liste des isolants écologiques.

La laine de chanvre est un isolant populaire. La propriété de cette plante annuelle n’en finit plus d’épater l’être humain, qui l’exploite depuis des millénaires. Elle n’exige aucun pesticide lors de la culture. Des maisons se construisent à partir de briques de chanvre. Cela montre toutes les ressources qu’offre cette plante en matière d’habitation.

Le liège est un matériau aux multiples propriétés, trop nombreuses à énumérer ici. Reconnu pour son extrême efficacité à faire taire les bruits, il est aussi hydrofuge, ce qui en fait un excellent isolant pour la salle de bain. Il est fréquemment utilisé pour isoler les chambres froides.

Peut-on être plus naturel, recyclable et renouvelable que la laine de mouton? Et plus efficace quand on sait qu’elle protège l’animal de toutes les intempéries imaginables. Si la laine protège le mouton, pourquoi pas la maison? Sa capacité de contrôler l’humidité est telle que le bâtiment n’a nullement besoin de pare-vapeur.

La laine de lin est un isolant qui fait sa marque depuis des siècles. Issue du recyclage, elle peut même faire l’objet d’un compostage.

La laine de bois est fabriquée à partir de bois recyclé. On la dit très efficace pour se protéger des périodes de canicule durant la saison estivale.

Certains isolants minéraux sont considérés comme écologiques, mais ils se retrouvent au bas de la liste car leur fabrication est très énergivore dans la mesure où ces matières sont chauffées à de très hautes températures. Il y a la vermiculite, le verre cellulaire qui est produit à partir de verre recyclé, et la perlite, une roche d’origine volcanique.

Il existe d’autres isolants écologiques : l’argile, le torchis, la laine de coton et même les algues. Tous les matériaux que nous avons énumérés ne sont pas nécessairement disponibles au Québec. Il faut s’informer auprès des centres de rénovation ou d’un marchand spécialisé en produits de construction écologique.

La majorité des isolants écologiques sont issus du recyclage, donc se recyclent facilement. Ils sont renouvelables et leur fabrication est peu énergivore. Plusieurs reçoivent du sel de bore pour résister aux incendies.

 

Photo : iStock.com

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