Il faut la réforme et vite!

L’Associationdes propriétaires du Québec (APQ) n’a pas tardé à commenter les nouvellesestimations de la Régie du logement pour l’année à venir (voir billetprécédent).

« Avecun taux d’augmentation pour les travaux majeurs de 3%, comment un propriétairepeut-il envisager de rénover son immeuble avec un retour sur investissement deplus de 25 ans! Aucune banque non plus ne lui prêtera de somme nécessaire à destravaux majeurs. Les propriétaires iront donc encore avec des réparationsurgentes ! » déclare Martin Messier président.

Par contre, l’APQ voit un avantage cette année pour les propriétaires quichauffent au mazout ou au gaz car ils pourront se permettre d’augmenter leursloyers.

« L’APQ invite les propriétaires de logements locatifs du Québec àapporter des ajustements de loyers à la hausse pour l’année 2011, en vérifiantla situation du marché de leur secteur. L’APQ croit aussi qu’une hausse de 3 %en moyenne ne serait pas exagérée. A ce montant, nous devons ajouter leshausses de taxes foncières et les travaux majeurs effectués dans lesimmeubles », lit-on dans le communiqué de presse.

L’APQ insiste: chaque propriétaire doit recourir au formulaire de calculpour connaître l’augmentation qu’il peut appliquer. « Le propriétaire et lelocataire ont la liberté de négocier leur augmentation annuelle et c’est cetteliberté contractuelle qui ne doit pas être remise en question», explique MartinMessier.

Le communiqué rappelle que si le locataire se montre en désaccord, « il ala possibilité de communiquer avec son propriétaire et de discuter de celle-ci.Si aucune entente n’est trouvée, il a le droit de refuser l’augmentationproposée. Le propriétaire pourra ensuite ouvrir un dossier à la Régie dulogement et cette dernière calculera l’augmentation selon la méthode defixation de loyer actuelle. »

Onsait que les loyers au Québec sont les plus bas au Canada. De plus, beaucoup delogements ne trouvent pas preneurs en région avec tous ces locataires devenuspropriétaires devant la faiblesse des taux d’intérêt. Une situation nonavantageuse pour les propriétaires.

« Il faut que la réforme annoncée au printemps abolisse la protection duprix du loyer lorsque le locataire quitte », estime l’APQ. « Uneremise au prix du marché devrait être permise par la loi. C’est un niveau deprotection envers un logement vide n’est pas requis et doit disparaître auprofit de la libre concurrence de la saine négociation. »

Le reste du communiqué porte sur le propre formulaire de calcul de l’APQ, sur lesbaux et sur les états généraux du printemps. Pour le lire dans son intégralité :www.apq.org

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