Humidité excessive + moisissures + fumée de tabac – allaitement = risque élevé de maladie respiratoire

Qui a le nez qui coule, les yeux larmoyants ou un chat dans la gorge ?

Est-ce qu’une personne dans votre maison souffre de maladies respiratoires comme l’asthme, la rhinite allergique hivernale? Ou bien elle accumule sinusites, otites, bronchites ?

Les conclusions de l’étude suivante vous seront utiles :

«Pour la première fois, l’importance du rôle joué par la présence d’humidité excessive ou de moisissures dans les habitations montréalaises sur les maladies respiratoires des enfants a pu être clairement défini » explique le Dr Richard Lessard directeur de santé publique de Montréal.

Sur l’île de Montréal, 63 000 des 235 000 enfants âgés de 6 mois à 12 ans souffrent d’asthme, d’infections respiratoires ou de rhinite allergique hivernale. Cela représente plus d’un enfant sur quatre à l’intérieur du groupe d’âge cité. Ces données proviennent de l’Étude sur la santé respiratoire des enfants montréalais âgés de 6 mois à 12 ans réalisée en 2006 auprès de 8 000 parents résidant sur l’île de Montréal.

«Au cours des douze mois précédant l’étude :

• 12,8 % des enfants âgés de 6 mois à 12 ans auraient souffert d’asthme

• 13,3 % auraient souffert de rhinite allergique hivernale, de la toux, de la congestion, des écoulements ou des sécrétions nasales durant les mois froids de l’année

• 6,3 % des enfants auraient souffert d’au moins deux infections respiratoires, ce qui représente environ 15 000 enfants qui auraient contracté une sinusite ou une otite et une bronchite, une bronchiolite ou une pneumonie.

«L’étude a permis d’identifier, parmi une soixantaine d’autres facteurs de risque, les trois principaux facteurs sur lesquels il est possible d’agir pour améliorer la santé respiratoire des enfants montréalais :

1.     La présence d’humidité excessive ou de moisissures au domicile de l’enfant à laquelle les chercheurs attribuent 26 % des cas d’infections respiratoires, 17 % des cas d’asthme et 14 % des cas de rhinite allergique hivernale.

2.     L’exposition de l’enfant à la fumée de tabac à laquelle les chercheurs attribuent 10 % des cas d’asthme, 7 % des cas d’infections respiratoires et 6 % des cas de rhinite allergique hivernale

3.     L’absence d’allaitement maternel qui expliquerait 11 % des cas d’asthme.»

Même si l’étude a été réalisée à Montréal, on s’entend pour dire que les facteurs de risque mis à jour peuvent très bien agir dans d’autres régions du Québec.

Et rappelez-vous que la meilleure façon de prévenir moisissures et humidité excessive, c’est de faire aérer la maison le plus souvent possible. Il faut ouvrir les fenêtres, faire circuler la brise de l’extérieur et faire respirer chacune des pièces.

Info : www.dsp.santemontreal.qc.ca.

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