Gros parleur, petit faiseur et Ti-Jos Connaissant!

 

Les Canadiens ont un vilain défaut en matière d’investissement et de finances personnelles. Ils parlent beaucoup, beaucoup, beaucoup, mais agissent très, très, très peu!

Donc, c’est pas demain la veille qu’on entendra le sol canadien vibrer sous les sabots d’un troupeau d’investisseurs tout frais se ruant vers les duplex, triplex, quadruplex et autres immeubles à revenu pour investir leurs économies. Plutôt maigres d’ailleurs! 

Selon un sondage effectué à la demande des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM),  85% des Canadiens estiment qu’il est important d’épargner et d’investir. Le problème, c’est que 35 % d’entre eux ne possèdent ni économie ni  placement, un bond de 8% par rapport à 2006.

En fait, 60 % des Canadiens sentent qu’ils n’ont pas économisé suffisamment au cours des dernières années et qu’ils risquent d’avoir des problèmes quand viendra le moment de faire face à leurs besoins financiers. Autrement dit, beaucoup de cigales ont chanté au Canada ces derniers temps. Et les fourmis seront peu nombreuses à se payer leur tête!  

Plus dramatique encore : 80% des Canadiens sont d’accord pour dire qu’ils devraient éduquer davantage l’investisseur qui sommeille en eux afin de prendre des décisions éclairées, tandis que 84% admettent qu’il ne serait pas mauvais de mettre la main sur de l’information fiable et impartiale avant de procéder à un placement. Vous savez quoi? Seulement 32 % d’entre eux déclarent avoir fait l’effort de s’informer davantage en matière de placement.

On continue.

Une proportion de 64% des Canadiens juge qu’il est important de dresser un plan financier comprenant des objectifs d’investissement. Mais seulement 25% l’ont fait!

On continue.

La plupart des parents, soit 78%, affirment que le transfert des connaissances à leurs enfants en matière de finances personnelles et d’investissement est un impératif. Mais seulement 46 % d’entre eux l’ont fait! Et seulement 20% croient que cette responsabilité revient aux parents alors que 51% l’attribuent au conseiller financier.  

Au Québec, c’est encore pire qu’ailleurs! Une proportion de 78 % de Québécois, comparativement à 66 % de Canadiens, n’a pas cherché à en savoir davantage sur l’épargne et les investissements dans les 12 derniers mois. Dans 57 % des cas, le pourcentage le plus élevé au Canada, l’investisseur québécois n’a procédé à aucune recherche avant de conclure son investissement le plus récent. Le plus drôle de l’histoire, c’est qu’il se présente comme le Canadien le plus confiant quand vient le moment de prendre une décision financière!

Un Québécois sur quatre, ou presque, ne dispose pas de plan financier. Pourtant, 66 % d’entre eux jugent que ce serait une bonne chose. 

Un détail important: près d’un Québécois sur deux consulte un conseiller financier et 93% d’entre eux s’en montrent heureux.

En général, l’investisseur québécois se montre passif, prend moins le temps de négocier et est plus enclin à choisir des placements comportant une faible part de risques.  

Même s’il s’agit d’un sondage réalisé dans l’univers des valeurs mobilières, mettons que les résultats doivent refléter l’investisseur québécois en général, donc celui de l’immobilier aussi.

En passant, Casarazzi est aussi un gros parleur, petit faiseur et Ti-Jos Connaissant, donc un Canadien parmi tant d’autres.  

Pour en savoir plus, surtout en ce qui a trait aux autres provinces canadiennes :

www.securities-administrators.ca

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