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Québec s’occupe de la mérule pleureuse

Jeune mérule, photo de Verber 31 sur Wikipedia CC
Jeune mérule, photo de Verber 31 sur Wikipedia CC

Maintes fois nous vous avons parlé des ravages causés la mérule pleureuse, ce champignon toxique qui s’attaque au bois, pourrissant la vie de plusieurs propriétaires québécois et, parfois, les jetant dans la rue. Le gouvernement québécois a entendu leurs voix et a décidé de bouger.

La semaine dernière, la Société d’habitation du Québec (SHQ) annonçait qu’elle mettait sur pied un comité interministériel afin de rassembler de la documentation sur la sujet. Très peu d’études et de recensements existent par rapport à la mérule pleureuse, reconnaît la SHQ. Quatre ministères participeront aux travaux, tout comme la Régie du bâtiment du Québec.

Le rassemblement de la documentation mené par le comité interministériel prendra plusieurs formes.

  • Un portrait des politiques publiques et des cas de mérule au Québec, au Canada et à l’échelle internationale;
  • Une évaluation des impacts sur la santé et l’environnement;
  • Une précision des rôles et les responsabilités des différents intervenants;
  • Une identification des approches préconisées pour l’éradication et l’élimination des matériaux contaminés;
  • Une définition des bonnes pratiques de construction et de rénovation;
  • La détermination et la mise en place d’un mécanisme de suivi de la situation.

Les membres du comité se pencheront sur les cas de contamination survenus au Québec, souvent rapportés par Via Capitale, et même ailleurs dans le monde. Ils examineront également un projet-pilote mené par la municipalité de Saint-Marcellin dont l’objectif était de savoir comment démolir de façon sécuritaire une maison victime de la mérule pleureuse.

La mérule pleureuse cause des problèmes de santé: nausées, maux de ventre, maladies du système respiratoire (asthme, bronchite, problèmes auditifs, otites, sinusite, etc.) allergies, empoisonnement si ingéré.

Deux à trois cas par semaine étaient rapportés récemment au Québec. La mérule pleureuse peut «dormir dans un coin» pendant plus de 100 ans. Les assureurs refusent de couvrir ce type de sinistre.

Le 15 février, date de fermeture de la pétition à l’Assemblée nationale, 2172 personnes avaient apposé leur signature pour réclamer au gouvernement du Québec un soutien financier pour appuyer les propriétaires victimes de la mérule pleureuse.

Photo de Verber31 Wikipedia, article Mérule pleureuse.

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