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Géothermie, chauffage, climatisation

Pour des raisons économiques, la géothermie bat de l’aile. Cette technique qui consiste à faire monter la chaleur de la terre vers l’intérieur de nos maisons risque par contre de bénéficier d’un second souffle et de reléguer l’électricité au second plan.

Les promoteurs immobiliers sont souvent les premiers à ouvrir le chemin aux innovations. Pour le moment, face à la géothermie, ils se font tirer l’oreille car le coût est relativement élevé, le tarif d’Hydro-Québec étant toujours concurrentiel. Lorsque les promoteurs immobiliers se tourneront vers la géothermie, le jour où elle fera son entrée dans nos maisons ne sera pas loin, quoique certains partisans inconditionnels des énergies renouvelables ont déjà adopté la géothermie, de façon rudimentaire par contre.

Début novembre, l’école Polytechnique de Montréal de l’Université de Montréal annonçait en conférence de presse la création d’une unité de recherche afin d’accélérer l’arrivée de la géothermie dans nos maisons.

L’unité de recherche consiste en un conteneur  de 22 tonnes déposé sur un puits creusé à Varennes. Le conteneur simule le comportement d’un bâtiment de dix étages. C’est là que deux chercheurs, Philippe Pasquier, spécialiste de la géothermie, et Benoît Decelles, spécialiste du traitement des eaux souterraines,  multiplieront les tests pour faire progresser la géothermie. Ils espèrent réduire dans un avenir rapproché le montant de la facture globale : conception, construction, opération. Le fonctionnement de l’unité est expliqué dans une vidéo sur youTube.

Comme nous l’avons vu, la récupération de la chaleur du sol permet de chauffer l’intérieur des bâtiments l’hiver. Durant les chaudes journées d’été, la chaleur excessive est acheminée vers la terre. Il faut se rappeler que la température du sous-sol est constante. Elle échappe aux variations de température à la surface du sol.

Il existe deux systèmes de géothermie. Celui de la boucle fermée : des tunnels sont creusés sous le bâtiment et on y fait circuler un liquide pour capter la chaleur ou la fraîcheur. C’est le système le plus populaire. L’autre consiste à creuser un puits très étroit (de 10 à 20 cm de diamètre), mais très profond (jusqu’à 500 m). Le puits se rend jusqu’aux  eaux souterraines, lesquelles sont pompées vers la surface et utilisées pour chauffer ou refroidir les bâtiments.

Les deux chercheurs de l’école Polytechnique misent sur le système du puits.

Nous vous rappelons que les travaux reliés à la géothermie sont admissibles au programme de crédit d’impôt RénoVert du gouvernement du Québec.

Photo: istock.com

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