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Quel gaspillage d’eau!

Peut-être avez-vous observé de votre fenêtre les averses de mars et d’avril s’abattre sur votre terrain ces dernières semaines? Si oui, avez-vous songé combien toute cette eau pourrait vous être utile?

Débutons par un argument choc: 90% environ de l’eau traitée afin qu’elle soit potable, donc sans danger pour l’être humain, est détourné vers d’autres usages: arrosage des pelouses, lavage des voitures, toilettes, bains et douches, etc. Que s’est-il passé? Ce n’est pas le but de notre billet, mais on risque peu de se tromper si l’on pointe la folie de la consommation qui s’est emparé de l’Occident depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Alors, pourquoi ne pas récupérer les eaux de pluie pour les tâches domestiques? Un type s’est déjà moqué de ma conjointe en pouffant de rire : «Économiser l’eau? Mais voyons donc, as-tu vu la grosseur du fleuve St-Laurent? Jamais on ne manquera d’eau!» Des scientifiques croient que oui.

Mais le plus important, surtout si vous vous laissez tenter par l’habitation écologique, c’est qu’en remplaçant l’eau potable par les eaux de pluie, vous réduisez l’emploi de produits chimiques destinés au traitement de l’eau. De plus, vous restituez à la nature une eau saine.

Le système de captage des eaux pluviales est déjà en place : le toit et les gouttières. Ne manque que le baril de stockage. Sinon, ce sera une citerne souterraine. Un travailleur manuel peut même construire son propre réservoir. Ce n’est pas très compliqué.

Écohabitation offre un guide pour la fabrication artisanale d’un réservoir de stockage et un tas d’infos sur les eaux pluviales.

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Au fait, la récupération des eaux de pluies a dépassé le secteur résidentiel. L’hiver dernier, le personnel de l’aréna de l’arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension à Montréal a inauguré un système de récupération des eaux de pluie pour entretenir la glace des patinoires. Une première au Canada pour un bâtiment existant.

Les eaux de pluie s’abattant sur le toit ruissellent vers deux réservoirs situés à l’intérieur. Là, elles sont traitées, filtrées, chauffées et répandues par les surfaceuses, ou les Zamboni si vous préférez.

Ce que l’aréna gagne? Une baisse de 30% de la consommation d’eau annuelle et une économie de plus d’un million de litres d’eau potable par année, tout ça parce que les eaux de pluies provenant du toit sont récupérées à 90%.

Photo : istock.com

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