Gare aux vendeurs itinérants

L’été ramène non seulement les belles journées chaudes et ensoleillées, mais aussi les vendeurs itinérants peu scrupuleux qui profitent du beau temps pour mieux vous exploiter. L’Office de la protection du consommateur (OPC) vous dit : «Gare à vous!»

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Ces vendeurs sont souvent astucieux. Beaucoup débitent toute une série d’arguments  pour pousser le propriétaire à signer le plus vite possible en retour de services qui n’ont souvent rien d’un professionnel.

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De plus, l’OPC a repéré de nombreux vendeurs itinérants qui sillonnent les routes des régions et offrent des inspections gratuites aux propriétaires. «Bien que le phénomène ne soit pas nouveau, il semble prendre une nouvelle ampleur, avec l’utilisation de moyens de sollicitation efficaces, par exemple des publicités sur les médias sociaux qui promettent des économies d’énergie substantielles, ou encore des centrales de télémarketing qui utilisent le prétexte de possibles subventions écoénergétiques pour intéresser les propriétaires», lit-on dans le communiqué de presse.

L’OPC nous fournit des exemples de tentatives d’escroquerie par les commerçants itinérants.

  • Ils essaient de vendre un système de chauffage ou une thermopompe plus chers que ceux du marché.
  • Ils offrent une inspection du système de chauffage, un travail quelconque ou un contrat d’entretien qui s’étale sur plusieurs années. Souvent, ces travaux n’ont pas de raison d’être et c’est le propriétaire qui en fait les frais.
  • Ils conseillent au propriétaire de changer l’isolant de la maison sous prétexte qu’il y a danger de contamination alors que c’est faux.
  • Ils offrent leurs services pour des travaux de rénovation qui seront souvent bâclés.

Il ne s’agit pas de fermer la porte à tout commerçant itinérant. Mais le propriétaire devrait prendre le temps de comparer les prix et de vérifier le profil du commerçant.  Dispose-t-il d’une licence appropriée de la Régie du bâtiment du Québec pour effectuer les travaux? A-t-il son permis de commerçant itinérant de l’OPC? Son dossier à l’Office contient-il autre chose? Y a-t-il des jugements inscrits contre le commerçant sur le site jugements.qc.ca? Peut-il fournir des références?

L’un des réflexes courants de ces commerçants itinérants est de disparaître du paysage assez vite une fois qu’ils ont commis leurs méfaits.

L’OPC rappelle que le propriétaire dispose d’un délai de 10 jours pour résoudre le contrat. «Ce délai peut être porté à un an si le commerçant itinérant a négligé certaines des obligations que lui impose la loi. De plus, le droit de résolution peut s’exercer même si le commerçant a déjà procédé aux travaux ou à l’installation de l’appareil», lit-on dans le communiqué.

L’OPC rappelle également que les propriétaires peuvent consulter la section  « Se renseigner sur un commerçant » sur son site Web.

Photos: istock.com

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