Elvis Presley: de la baraque au palais de Memphis

D’Elvis Presley, dont on soulignera le 32e anniversaire de son décès le 16 août, on connaît son immense propriété de Graceland à Memphis. Luxueuse, imposante, prestigieuse. Mais peu de gens savent que la légende du rock and roll est née dans une cabane  -le mot est approprié- dans l’état du Mississipi, dans la ville de Tupelo.
Lors d’un voyage « nowhere » aux États-Unis au milieu des années 90, je roulais sous la pluie, du gospel plein les oreilles, lorsque l’écriteau apparut au bord de la route. Quelque chose comme: Tupelo, ville natale d’Elvis Presley. Même si je ne suis pas un fan du roi du rock and roll, j’ai décidé d’aller y jeter un coup d’oeil. Le long du boulevard qui conduisait à la maison d’Elvis étaient garées une multitude d’autos des années 50. Le rock and roll jouait à tue-tête et plusieurs étaient habillés comme au temps des jukebox.
Je me rapproche du site touristique. Le choc! Dans la lumière des projecteurs s’élevait sur un monticule une maisonnette toute blanche, au centre d’un quartier modeste. Pour la plupart d’entre nous, elle aurait servi de remise derrière la maison. C’était incroyable de penser que le King avait vu le jour dans une telle baraque pour aller mourir dans le luxe de Graceland.
Sur la minuscule galerie, il y avait une balançoire. Comme c’était le soir, la maisonnette que visitent des milliers de fans chaque année était fermée. De la porte se dégageait une forte odeur d’humidité. Étonné de sa dimension, incrédule, j’ai fait le tour de la cabane plusieurs fois.
Elvis a vécu dans cette baraque avec ses parents durant presque trois ans. Sa mère était ouvrière et son père travaillait dans une épicerie. Tous les trois ont vécu dans ce misérable deux pièces, entouré de taudis comme c’était le cas à l’époque dans plusieurs quartiers au sud des États-Unis. La maison avait été construite par le père d’Elvis qui avait obtenu un prêt de 180$. Nous sommes en 1934, en plein coeur de la Grande Dépression.

Mais quatre ans plus tard, incapable de payer, il s’est vu obligé de la vendre. Ce fut le début d’une longue série de déménagements à Tupelo.     
Concernant la baraque que l’on visite aujourd’hui, on dit que la charpente est d’origine mais le plafond et le plancher ont été remplacés.

Ayant quitté Tupelo, des jours plus tard, je traversai Memphis histoire de visiter la ville du blues. Pourquoi ne pas visiter Graceland un coup parti? Le choc! J’étais à des années-lumière de la baraque de Tupelo.  

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