D’un rustique exceptionnel

Je n’ai pu obtenir de photo à cause de la barrière de la langue. Ou peut-être ne voulaient-ils tout simplement pas. Reste que le décor était fascinant. Ceux et celles qui ne jurent que par le style cozy ou country living sauront s’en inspirer.

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Un moment, nous sommes restés bouche bée en mettant les pieds dans ce resto en Ukraine. Après le repas, je me suis permis une courte promenade au rez-de-chaussée et à l’étage.

Prenez une clôture de bois, lourde et massive comme on voyait autrefois autour d’un enclos à la campagne, montez-la jusqu’au plafond et «coulez» un matériau (plâtre, torchis ou autre) pour combler les espaces vides et vous avez devant les yeux les murs du resto ukrainien. Le brun sombre et vernis des poutres tranchait sur le blanc du matériau de remplissage.

Sur les surfaces blanches entre chaque poutre, on voyait apparaître des dessins naïfs qui paraissaient finement exécutés: fleurs, plantes, arbustes. C’était peut-être des collants muraux créés par des artistes. Peu importe. Rien de tapageur, ni de cucu. C’était beau et discret. Y compris les couleurs. Orange et vert pour la plupart des dessins.

Les cloisons secondaires -sortes de murets séparant l’intérieur d’une pièce- se composaient de poutres, de roseaux, de branches et même de planches grossièrement assemblées.

Le mobilier était du même aspect que les poutres: massif, solide, bois brun sombre et vernis. Pas de fauteuil, peu de chaises, mais des bancs ou tabourets lourds disséminés un peu partout. Quelques banquettes vintage de couleur orange s’inséraient dans le décor pour satisfaire les clients les plus exigeants côté confort.

L’escalier se faisait imposant avec sa rampe en bois massif, sa ferronnerie, ses marches et contremarches farouchement patinées, ce qui lui donnait un air vieillot.

Le plancher était tantôt en briques sombres, tantôt en pierres, tantôt en céramique.

Des demi-toits pentus composés de roseaux ou de branchages captaient le regard au-dessus de l’entrée de chaque pièce ou des fenêtres à carreaux. Celles-ci se paraient parfois de volets, bien entendu. Les rideaux? Un simple tissu ne couvrant que la partie inférieure pour beaucoup de fenêtres, comme on en voit souvent dans les cuisines.

Vases, jarres, pots, bouquets de fleurs séchées s’éparpillaient sur les tablettes murales. Lampes et fanaux s’accrochaient au plafond à l’aide de chaînes.

Dans l’ensemble, rien de léché ni de trop parfait. Tout était de forme volontairement imparfaite, comme c’est le cas à la campagne. Rien de criard, de superflu.

Le champêtre et le rustique dans toute leur splendeur, finalement.

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