À quoi doivent s’attendre les investisseurs?

De quoi aura l’air 2014? Comment le marché immobilier se portera-il? L’économie québécoise, dont dépend le marché immobilier, va-t-elle tenir le coup?
Comme c’est le cas au début de chaque nouvelle année, institutions financières, courtiers immobiliers, entrepreneurs, propriétaires s’interrogent. Mais jamais autant que les investisseurs.

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Depuis l’été dernier, le président de la Banque Nationale Louis Vachon se fait rassurant à travers les médias. La croissance économique risque de nous surprendre en 2014, vu la baisse du dollar canadien et la fin du choc initial des révélations de la Commission Charbonneau dont les plus nocives se trouvent derrière nous, ce qui devrait stimuler une reprise des projets de constructions dans le secteur public. Il affirme que le secteur privé se fera moins frileux et investira davantage en 2014.  

Côté marché immobilier, M. Vachon croit que nous sommes témoins d’un rééquilibrage de l’offre et de la demande. Il n’y a pas matière à appuyer sur le bouton panique. Du moins pour le moment. L’’opinion de M. Vachon est d’ailleurs partagée par plusieurs experts.

En toile de fond se dessine un facteur non négligeable: la reprise économique aux États-Unis. Comme toujours le Canada sera le premier pays à en bénéficier.
Du côté des consommateurs, un sondage récent de Harris-Decima révélait que, pour une quatrième année de suite, le remboursement des dettes restait pour 2014 l’objectif premier des Québécois au détriment de projets à longs termes. Ce qui en soi ne constitue pas une surprise lorsqu’on apprend que, selon l’agence de surveillance du crédit TransUnion, le niveau moyen d’endettement des Canadiens (cela ne concerne pas le crédit hypothécaire) battra probablement un record en 2014.

D’ailleurs Statistique Canada dévoilait presque au même moment que les Canadiens avaient probablement atteint leur limite en matière d’emprunt. Ce qui fait dire à plusieurs experts que le gouverneur de la Banque du Canada Stephen Poloz devrait maintenir les taux d’intérêt au plus bas durant l’année 2014. D’autant plus qu’il a maintes fois répété qu’il croyait le marché de l’habitation en surchauffe.

Concernant l’avenir des immeubles à bureaux à Montréal, Bernie Marcotte directeur général de Cushman &Wakefield déclarait en décembre dernier: «Même si les nouveaux projets voyant le jour à Montréal sont la preuve de la confiance dans l’avenir du marché de l’immobilier de bureaux de cette ville et dans la valeur ajoutée par des bâtiments modernes et efficients, la demande à court terme de Montréal devrait rester faible et le taux d’inoccupation devrait augmenter avant que le marché ne reparte de l’avant. Pendant des années, Montréal a été amorphe – mais maintenant, avec les nouveaux projets arrivant sur le marché, nous constatons que le marché est plus dynamique et que cela force les locataires et les propriétaires à ajuster leurs notions préconçues de la « normalité. Avec deux, et possiblement trois, nouveaux projets en centre-ville, nous allons connaître un marché favorable aux locataires et cela entraînera une pression supplémentaire à la hausse sur les taux d’inoccupation et à la baisse sur les prix de location dans les bâtiments anciens non rénovés».

Dans le même communiqué de presse, on prévoyait un taux d’inoccupation de 9,1 % d’ici le dernier trimestre de 2014 et de 10,5 % d’ici la fin de 2015. Résultat: les loyers risquent de chuter.

Pour compléter le tour d’horizon, le taux d’inoccupation moyen des appartements locatifs dans les centres urbains était de 3,1 % en octobre dernier 2013 au Québec, selon la Société canadienne d’hypothèque et de logement. Donc rien de nouveau par rapport à la période précédente.

La plupart des articles et communiqués de presse dont sont tirées ces nouvelles sont disponibles sur les sites internet des organismes cités.

Photo : iStockphoto LP

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