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Des visiteurs dans la cour

Dès les premières belles journées du printemps, chaudes de préférence, elle a poussé la porte arrière de sa maison, s’est assise sur les marches, a déposé son café et, peignoir sur le dos et gougounes aux pieds, elle a levé ses jumelles pour observer quelles espèces d’oiseaux venaient d’arriver du sud.

Depuis, elle épie les oiseaux du bois environnant tous les jours, publie régulièrement ses photos sur Facebook (oiseaux, plantes, fleurs, animaux, insectes), fait circuler des photos de collègues sur les réseaux sociaux, prête l’oreille pour identifier les oiseaux par leurs chants.

Ce sera comme ça jusqu’à l’automne. Et c’est comme ça depuis des années.

Je vous ai parlé d’elle l’an dernier. C’est une amie, habitant l’Estrie, celle qui s’est fait bâtir une maison à la campagne pour pouvoir observer les oiseaux à sa guise, sans le regard des voisins.

Elle fait partie de ces passionnés qui deviennent propriétaires juste pour avoir l’immense bonheur de baigner dans la nature.

Mon amie est une vraie mordue. Elle refuse les produits chimiques dans sa pelouse sous prétexte qu’ils finissent par tuer les oiseaux. Elle tolère donc les pissenlits qu’elle trouve très jolis.

Pendant ce temps, ma conjointe tente depuis des semaines de photographier un cardinal rouge. Dès qu’elle entend son chant, elle s’empare de son téléphone intelligent et se rue au balcon de notre condo. Nous sommes chanceux. Tout est vert sous notre balcon. C’est plein d’arbres. Le cardinal rouge vient souvent se percher à la hauteur du balcon et se paie la tête de ma conjointe.

Il se produit un tas de choses dans une cour arrière. Une ornithologue de longue expérience de Laval m’avait raconté une anecdote plutôt savoureuse. Elle s’affairait dans le sous-sol de sa maison lorsque, passant devant une fenêtre, elle aperçoit un héron planer dans sa cour. Il faut savoir que la maison était située non loin de la rivière des Mille-Îles, où les hérons abondent.

Tout à coup, le héron qui planait dans la cour a foncé tête première dans les draps suspendus le long de la corde à linge. Il s’est débattu un moment avant de reprendre son vol. La femme ornithologue n’en croyait pas ses yeux.

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L’an dernier, le site de BirdLife International publiait une photo où on apercevait un oiseau qui avait fait son nid sur l’essuie-glace arrière d’une auto. On voyait mêmes les œufs. Cool!

Parfois, c’est terrifiant. Un hibou a terrorisé toute une ville aux Pays-Bas récemment. Il attaquait les gens. Certains d’entre eux ont été hospitalisés. Les autorités municipales ont fini par demander aux habitants sortant la nuit de le faire armé d’un parapluie pour se protéger. Méchante histoire!

À propos, il existe des applications pour mobiles pour identifier les chants des oiseaux. Un biologiste en visite nous a appris la nouvelle la semaine dernière.

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