Des ampoules qui éclairent sainement

Lampe électrique de T Edison en 1879. Photo Zaphod/Wikipedia

L’arrivée des ampoules électriques en 1879 a révolutionné la manière d’éclairer nos maisons. Depuis, une multitude de formes d’ampoules sont apparues sur le marché avec toute une variété d’intensités.

Au fil des ans, aucun procédé d’éclairage n’a vraiment déclassé les ampoules incandescentes. Si les tubes fluorescents ont été adoptés par les entreprises, les familles préféraient encore la luminosité des vieilles ampoules. Puis sont arrivées les lampes incandescentes halogènes, suivies de celles à nanotubes au carbone, et bien d’autres encore.

Au bout de la liste figurent les ampoules fluocompactes et, plus récemment, celles appelées «diode électroluminescente» (DEL ou LED).
Ces dernières années, on nous vante largement les économies de l’éclairage fluocompact. On justifie ce geste en invoquant une diminution des gaz à effet de serre.

Bien sûr, si l’éclairage est responsable de 5% à 10% de la facture d’électricité d’une famille, il est intéressant de se procurer des ampoules moins énergivores.

On lit sur Wikipédia que l’utilisation de ces ampoules contribue généralement à diminuer les émanations à effet de serre. On mentionne toutefois que cela s’applique surtout aux régions qui produisent de l’électricité à partir de sources plus polluantes comme le charbon ou le pétrole. Ce n’est pas le cas au Canada, et encore moins au Québec.

Le gouvernement canadien a voté en 2007 un règlement afin d’interdire toute vente d’ampoules incandescentes après 2012. Finalement, pour bien des raisons, cette date fut repoussée à 2014.

Différents arguments s’opposent à l’utilisation de l’éclairage fluocompact dans nos maisons.

Comme le mentionne Mme Nathalie Pelletier de l’Université de Sherbrooke, la présence de mercure dans ces ampoules est l’argument majeur qui justifie le fait de ne pas utiliser ce type d’éclairage dans nos demeures. D’autant plus que très peu de mesures éducatives ont été mises en place afin que les familles apprennent à gérer efficacement ce type de produit.

Trois éléments auraient été négligés relativement aux ampoules fluocompactes. Il s’agit de :

  1. Ne pas inhaler en cas de bris. Lorsqu’on brise une ampoule fluocompacte, il est nécessaire d’éviter de respirer l’air environnant et d’aérer la pièce afin d’éviter toute inhalation du mercure qu’elle contient. En effet, en tant que métaux lourds, il est néfaste pour le corps et s’élimine difficilement.
  2. Rapporter les ampoules usées dans les écocentres. On ne peut jeter ces ampoules aux ordures ménagères car, si elles se retrouvent dans les sites d’enfouissement, il y a un important risque de contamination de la nappe phréatique.
  3. Distance à respecter. Ces ampoules doivent demeurer à une distance supérieure à 30 cm de l’utilisateur afin d’éviter tout risque de contamination par le mercure. Une attention particulière doit être portée aux personnes qui travaillent ou étudient à la maison. De longues heures d’exposition à ce type d’éclairage peuvent devenir nuisibles pour la santé.

Quoi qu’il en soit, on observe une percée importante des ampoules à DEL qui, selon toutes apparences, seraient plus sécuritaires et tout aussi économiques.

Et ce n’est certainement pas la fin de l’histoire de notre éclairage. L’humain étant un être créateur, il est certain que bien d’autres innovations verront le jour afin d’améliorer nos conditions de vie.

Références : Hydro-Québec; Le Monde.fr; Nathalie Pelletier de l’Université de Sherbrooke

Source photo : photo de Zaphod sur Wikipedia article Lampe électrique

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