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Déneiger le toit avec intelligence

Une bordée de neige s’annonce dans les prochaines heures. Selon Météo média, elles seront plus nombreuses d’ici la fin de l’hiver. Un jour, faudra déneiger le toit. Et, correctement, sans abîmer les matériaux.

Chaque année, des accidents graves se produisent. C’est triste pour les victimes et leurs familles. Mais des moyens de prévention existent.

Deux organismes renouvellent la mémoire des propriétaires.  
L’ Association des Maîtres Couvreurs du Québec indique l’art de bien déneiger un toit. Nous rapportons le tout textuellement.

On déneige pour les raisons suivantes :

  • Pour éviter des problèmes de structure (consulter un expert en structure au besoin) : affaissements observables, fissures, etc.
  • S’il y a des signes d’infiltration à l’intérieur : gouttelettes, taches d’eau, etc. (consulter un expert).
  • S’il y a un historique de problèmes.
  • S’il y a des barrages de glace sur couvertures à fortes pentes.
  • Pour s’assurer d’un fonctionnement adéquat des drains, des évents et autres équipements qui se trouvent sur la couverture.
  • Pour s’assurer que l’eau de fonte (et de pluie éventuellement) puisse s’écouler normalement. Il peut être nécessaire de créer des rigoles aux endroits critiques (drains, équipements, bas des pentes, etc.).
  • S’il y a un risque de chute de neige sur les passants.Comment ?
  • Idéalement, laisser une mince couche de neige (quelques pouces) pour ne pas endommager les matériaux d’étanchéité.
  • Dégager particulièrement les drains, les évents, les ventilateurs d’entretoits, les équipements, le bas des murs en surélévation ; créer des rigoles au besoin pour permettre l’écoulement de l’eau.
  • Ne pas utiliser de pics, de haches, éviter la chaleur excessive (flamme nue), qui pourrait endommager la couverture. Utiliser des outils en bois ou en plastique.
  • Utiliser des sels de déglaçage non corrosifs, pour éviter d’endommager les pièces métalliques sur la couverture (drains, solins, etc.).
  • Dans le cas d’une couverture en bardeaux, procéder du haut vers le bas.

Par qui ?

Un expert, idéalement un maître couvreur

  • Qui pourra assurer la sécurité des travailleurs, des occupants et des passants.
  • Qui saura éviter les dommages à la couverture.
  • Qui pourra répondre des dommages éventuels (qui sera encore en affaire), le cas échéant.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) diffuse une vidéo et fournit des conseils de prévention. Les voici.

  • Le meilleur moyen d’éviter une chute d’un toit est tout simplement de s’abstenir d’y grimper. Autant que possible, déneiger un toit en pente en effectuant le travail à partir du sol.
  • Lorsque l’aménagement des lieux au sol le permet, utiliser un appareil de levage pour personne (plateforme élévatrice, engin élévateur à nacelle ou plateforme à mât articulé).
  • Dès qu’il existe un risque de chute de plus de trois mètres (dix pieds), protéger les travailleurs et utiliser des garde-corps ou un autre moyen pour empêcher les accidents.
  • Porter un équipement de protection individuelle contre les chutes composé d’un harnais de sécurité, d’un cordon d’assujettissement d’une longueur maximale de 1,8 m et d’un absorbeur d’énergie fixé à un point d’ancrage dont la résistance est d’au moins 18 kN.
  • Prévoir les mesures de sauvetage appropriées en cas de chute.
  • Au sol, déterminer la zone de déversement de neige et en interdire l’accès au moyen de signaux de danger et d’une corde de délimitation.
  • Déneiger les abris de toile temporaires avec un râteau de toit. Il ne faut jamais effectuer le déneigement en poussant la toile à partir de l’intérieur, car l’abri pourrait s’effondrer sur le travailleur.

Photo: istock.com

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