Déjà le temps de semer

Source: iStockphoto LP

Tous les ans, ma grand-mère faisait ses semis printaniers sous la protection de St-Joseph, célébré le 19 mars. C’était très courant à l’époque.

Aujourd’hui, c’est sous une influence plus scientifique que nous abordons la culture. La mi-mars demeure toutefois un bon moment pour commencer plusieurs semis.

Que vous rêviez de consacrer une partie de votre cour au jardinage ou que la culture de fines herbes en pot ou de boîtes à fleurs soient vos seuls objectifs, les semis intérieurs sont intéressants. D’abord sur le plan économique, puis ils vous permettent l’accès à des variétés de végétaux plus rares.

Le terreau le plus propice aux semis est léger et stérile c’est-à-dire exempt de maladies et  d’insectes. Il est également moins riche que celui convenant au repiquage puisque nos semis ne seront que quelques semaines dans ce milieu.

Les contenants aussi doivent être stériles. Vous trouverez aisément des petits pots individuels ou des plateaux multicellulaires sur le marché. Ils peuvent être en fibre biodégradable, ce qui  permet la transplantation de l’ensemble (contenant et plante) dans la terre. Ceux en plastique peuvent être nettoyés et réutilisés le printemps prochain.

Pour ce qui est des semences, il en existe une grande variété. Ce n’est pas aussi simple que de choisir un rouge à lèvres, mais vous trouverez, c’est certain. Que vous recherchiez des espèces rustiques, originales ou carrément rares, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets.

Il est important de bien humidifier le terreau pour ensuite en  remplir vos contenants. Semez les graines en suivant les recommandations de l’étiquette et identifiez la semence utilisée dans chacun des contenants. Pour assurer l’humidité nécessaire à la levée des graines, recouvrez vos semis d’une pellicule plastique.

À quel endroit installer vos semis? Au départ ils ont besoin de chaleur et de peu de lumière. Le dessus du réfrigérateur est donc  un endroit de prédilection.

Plus tard, lorsque les semis auront émergé, enlevez la pellicule plastique et placez vos contenants près d’une fenêtre orientée vers le sud ou l’ouest. Si ce n’est pas possible, un éclairage d’appoint est alors souhaitable. Des tubes fluorescents doivent être suspendus de 15 à 20 cm au-dessus des semis.

Lors de la pousse des plantes, vous devrez relever les tubes afin qu’ils conservent toujours cette distance du feuillage. Pour ma part, j’ai déjà utilisé une rampe d’éclairage conventionnelle et cela fonctionne très bien.

Humidifiez votre terreau régulièrement en le vaporisant avec de l’eau tempérée. Puis, la nature fera son œuvre. Lorsque vos plants ont quatre vraies feuilles, il est temps de les repiquer dans un pot plus grand.

Pour plus de renseignements concernant les semis et le calendrier suggéré selon les espèces, visitez les sites de Botanix et du Jardin Botanique de Montréal.
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