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Correction immobilière en vue?

Le bruit qu’une correction du marché immobilier est en voie de se préparer au Canada a été maintes fois entendu au cours des dernières semaines. Et les sources du bruit sont très crédibles.

Dans son édition de mai, le magazine Maclean  consacre un reportage étoffé sur l’état du marché immobilier au Canada. Conclusion : le marché est devenu hors de contrôle. Et retourner en arrière est impossible. Une correction majeure se dessine.

Autre son de cloche:

la très sérieuse firme de notation Moody’s Investors Service a clairement mentionné dans un rapport publié en avril que le marché immobilier du Canada courait un risque de correction. Moody’s est une firme de notation de crédit d’envergure internationale.

La semaine précédant le rapport de la firme Moody’s, le plus haut dirigeant de la Banque Royale du Canada, Dave McKay, ne cachait pas son inquiétude devant les actionnaires réunis en assemblée. Les marchés immobiliers de Toronto et de Vancouver lui font peur. Il attend davantage du gouvernement fédéral.

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«À plus long terme, je crois que toutes les parties auront besoin de s’entendre – les gouvernements, les promoteurs, les agents, les banques, les groupes communautaires et les autres – pour accélérer les progrès dans la mise en place de politiques et de solutions dans ce dossier», aurait affirmé M. McKay, selon La Presse.

Au cours de la même période, Avery Shenfeld, économiste en chef à Marchés des capitaux chez CIBC, se montrait plus optimiste, rappelant que toutes les prévisions d’une correction à venir depuis trois ans ne se sont pas réalisées.

«Cependant, le prix élevé des maisons et les prêts hypothécaires d’un montant plus élevé aujourd’hui pourraient rendre la prochaine récession plus problématique lorsqu’elle arrivera, pour différentes raisons », a-t-il fait remarquer dans un communiqué de presse.

S’appuyant sur un rapport, CIBC ajoute que «les conséquences d’une correction du prix des maisons sur l’ensemble de l’économie dépendraient en grande partie de ce qui a déclenché la correction, comme une hausse des taux d’intérêt ou la qualité des prêts hypothécaires.»

Ce qui fait craindre l’arrivée d’une correction est le déséquilibre entre le haut niveau d’endettement des ménages canadiens et la montée vertigineuse des prix des habitations.

La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) affirmait récemment s’attendre à une accélération des prix à Montréal cette année, mais pas dans les deux chiffres.

La FCIQ répète depuis longtemps que le risque de surchauffe à Montréal est presque nul pour le moment, les maisons étant trois fois moins chères qu’à Vancouver et à Toronto.

Photo: istock.com

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