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Copropriété: le pire a été évité

La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) publiait ce matin un communiqué dont le contenu va rassurer bon nombre de gens : courtiers, entrepreneurs et autres professionnels du marché. La phrase clé : «Nous sommes loin de la catastrophe que plusieurs observateurs prédisaient», écrit la FCIQ.

Le marché de la copropriété a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois. L’écart entre l’offre et la demande était si grand que plusieurs observateurs commençaient à croire que le prix allait s’effondrer. L’offre était résolument excédentaire, pour le plus grand bonheur des acheteurs.

La FCIQ tire son optimisme de sa plus récente étude sur le sujet. Les régions métropolitaines ciblées étaient Gatineau, Montréal et Québec.

Voici les faits saillants rapportés presque textuellement.

  • Mai 2015: l’offre de copropriétés sur le marché de la revente a atteint un nouveau sommet avec 20 879 unités de copropriétés à vendre dans l’ensemble de la province. Après 67 hausses mensuelles consécutives, premier recul en mars dernier des inscriptions en vigueur de copropriétés au Québec depuis juillet 2010. L’offre a par la suite diminué constamment depuis mars. Au cumul de 2016, les inscriptions en vigueur ont jusqu’ici reculé de 3 % par rapport à la même période en 2015.
  • Après des baisses d’activité de 2012 à 2014, les ventes de copropriétés au Québec se sont redressées. Suite à une hausse de 3 % du nombre de transactions en 2015, de janvier à août 2016, les ventes de copropriétés par l’entremise d’un courtier immobilier affichent une croissance de 6 % par rapport à la même période en 2015. Dans la région métropolitaine de Montréal, on assiste à une croissance d’activité de 8 % depuis le début de 2016. Le nombre de transactions demeure stable à Gatineau et est en baisse de 4 % du côté de Québec.
  • Malgré le regain d’activité et la baisse récente des inscriptions en vigueur de copropriétés, le nombre d’unités disponibles demeure élevé. Les prix médians progressent lentement et les délais de vente sont plus longs. Les conditions du marché de la copropriété se sont toutefois resserrées dans les RMR de Montréal et de Gatineau. À Québec, depuis la fin de l’année dernière, le recul du nombre de transactions, combiné à la progression des inscriptions en vigueur, a favorisé une plus grande détente des conditions du marché de Québec.
  • Les prix évoluent à un rythme très modéré depuis maintenant plus de trois ans. Le prix médian pour l’ensemble de la province n’a progressé que de 4 % de 2012 à 2015, et les variations annuelles ont oscillé entre 1 % et 2 %. Au cumul de 2016, le prix médian (220 000 $) demeure inchangé par rapport à la même période en 2015. La RMR de Montréal (237 890 $) affiche une légère hausse de 1 % depuis le début de l’année, tandis que les marchés de Gatineau (161 900 $) et de Québec (190 000 $) présentent des baisses de prix de l’ordre de 2 % et de 4 %, respectivement.

Photo: istock.com

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