Collecte robotisée à Beaconsfield

Il y a un comportement à adopter quand vient le moment de déposer les déchets ou bac de recyclage au chemin.

iStockphoto
iStockphoto

Par exemple, je refuse obstinément de déposer notre sac d’ordures la veille de la collecte. Je le dépose le matin même. Je ne veux pas qu’un chat, un écureuil ou tout autre animal ne vienne percer le sac durant la nuit.

Le matin de la collecte, en me dirigeant vers mon travail, je vois toujours des sacs éventrés sur le trottoir. Les déchets sont répandus sur le béton, sur l’herbe et parfois dans la rue. Ça fait sale.

Et puis, qui ramasse les dégâts? Nous ou le préposé à la collecte? Ni l’un ni l’autre que je me dis.

Ma conjointe, elle, affiche une attitude exemplaire en matière de recyclage. Elle observe à la lettre les recommandations de l’arrondissement, celui d’Ahuntsic-Cartierville, à Montréal.

Avant de déposer le bac au chemin, elle prend le temps de trier les matières dans le bac. Elle veut sauver de l’ouvrage aux travailleurs de l’usine. Elle veut surtout que tout soit vraiment recyclé et non rejeté. Là-dessus, je suis un peu négligent. Disons que je ne montre pas autant de rigueur que ma conjointe.

Bref, nous avons tous nos propres manies.

À Beaconsfield, ville anglophone dans l’ouest de Montréal, on procède à une innovation majeure en matière de collecte: une collecte robotisée accompagnée d’une tarification incitative.

L’objectif: détourner jusqu’à 50% des déchets envoyés aux sites d’enfouissement.

Comment fonctionnera la collecte? La ville de Beaconsfield l’explique: «À compter du 1er janvier 2016, la collecte des ordures ménagères sera maintenue à une fréquence hebdomadaire en utilisant un système de collecte robotisée basé sur une tarification incitative. De nouveaux bacs à ordures munis de transpondeurs RFID seront distribués gratuitement aux résidents à l’automne 2015. Ces derniers seront invités à choisir parmi trois formats de bac : le MINI (120 L), le STANDARD (240 L) ou le COSTAUD (360 L).

«Le transpondeur RFID apposé au bac permet de lier celui-ci à chaque adresse civique. À chaque collecte, une lecture est enregistrée. La taille du bac et la fréquence d’utilisation du service de collecte sont donc automatiquement enregistrés. Fait important, à compter du 1er janvier 2016, seul le nouveau bac gris sera ramassé. Aucun sac et autres déchets disposés en dehors du bac ne seront acceptés.

«La tarification incitative repose sur le principe d’utilisateur – payeur. Cette tarification est établie à la taille du bac et à la fréquence des collectes. Le poids du bac n’a pas d’importance. Elle est en réalité plus avantageuse que la tarification actuelle, car elle prend en compte les efforts faits par les citoyens pour réduire les déchets ultimes mis au chemin. Mieux on trie en utilisant les autres collectes disponibles, moins le bac se remplit vite et moins il est mis en bordure de rue fréquemment. Cela dit, le service de collecte des ordures sera offert hebdomadairement pour l’utilisation des citoyens au besoin.

«En 2015, le compte de taxes municipales de la Ville comprenait un moment forfaitaire de 176 $ attribuable à la gestion globale des matières résiduelles. Ce montant ne tient pas compte de la quantité de déchets produite par résidence en réalité. La nouvelle tarification incitative reflète les efforts de chaque citoyen en ce sens.

«La tarification incitative est l’addition d’une tarification fixe et d’une tarification variable. La première couvre l’ensemble des coûts fixes pour tous les services de collecte d’ordures et de matières valorisables. La deuxième est calculée en fonction de la taille du bac et du nombre de collectes d’ordures ménagères réalisées durant l’année.»

Photo: iStockphoto

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on LinkedInEmail this to someone