Choix de l’hypothèque : l’avis d’un expert

Le chroniqueur financier de La Presse Michel Girard avait un conseil pour ceux et celles qui doivent négocier leur hypothèque: « N’attendez pas que le gouverneur de la Banque du Canada nous annonce sa première hausse du taux directeur avant d’arrêter votre décision hypothécaire d’opter pour le taux variable ou le terme fixe de cinq ans», a-t-il écrit dans l’une de ses dernières chroniques.

Donc, il faut bouger avant que les taux d’intérêt se mettent à grimper.

Observateur de l’univers hypothécaire depuis trois décennies, M. Girard fait remarquer avec justesse que personne n’avait prédit que les taux d’intérêt descendraient aussi bas en si peu de temps. Début 2008, le taux directeur était à 4,25%. En avril 2009, il était à 0,25%. 

« Si aucun futé de l’économie mondiale n’a réussi à anticiper la spectaculaire baisse du taux directeur de toutes les grandes banques centrales, comment les mêmes futés de la haute finance pourraient-ils, cette fois, anticiper avec exactitude l’ampleur du retour à la hausse des taux d’intérêt? » souligne-t-il. Un commentaire qui nous arrache un sourire.

Le chroniqueur signale que la plupart des banques offrent une hypothèque à taux variable de 2,25%, tandis que le taux du terme de cinq ans est de 5,49%. Le premier réflexe serait de se jeter sur le taux variable. Un instant, écrit le chroniqueur, on se calme le pompon et on calcule. En fait, l’homme fait le calcul pour nous. Vous obtiendrez les résultats au: 

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201001/20/01-940945-hypotheque-variable-ou-fixe.php

J’ai beaucoup de respect envers M. Girard. Il y a une vingtaine d’années, il avait osé conseiller aux gens de ma génération de ne pas s’acheter une maison et de demeurer locataire s’ils n’avaient pas le profil d’un propriétaire. Ca prenait du culot pour écrire une phrase pareille quand on connaît la pression exercée sur les jeunes adultes par les banques, les entrepreneurs en construction, les maires et le monde de l’immobilier en général afin qu’ils fassent tourner l’industrie de la construction au maximum.

Pour revenir à l’hypothèque à négocier, vous avez du temps devant vous quand même. Les taux d’augmenteront certainement pas avant la fin du printemps. Mais commencez tout de suite à réfléchir au choix à faire entre l’option du terme fixe de cinq ans et celle du taux variable.

Dans votre analyse, ne perdez jamais de vue l’élément le plus important : votre personnalité. Rappelez-vous que le terme fixe vous apporte la tranquillité d’esprit alors que le taux variable met un peu de rock and roll dans votre vie. Vous seuls connaissez votre niveau de résistance.  

Restez aux aguets, je vous reviens avec d’autres billets sur le monde des hypothèques. C’est la saison, non?  

 

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