Ces jeunes qui ne décollent plus de la maison

Wikipedia définit très bien le mot cocooning :« Attitude consistant à se trouver si bien chez soi qu’on n’est guèrepoussé à en sortir excepté pour les nécessités vitales. »

C’est le cas des Japonais et Japonaises touchés par lehikikomori, soit 0,2% de la population. Sauf qu’il s’agit d’un cocooningfondamentalement malsain.

Le hikikomori désigne un travers social et psychique quipousse ados et jeunes adultes à se retrancher chez leurs parents ou à leurdomicile, souvent une simple chambre, des mois durant et, dans certains cas,pendant des années. Pourquoi? Parce qu’ils ne trouvent pas leur place dans lasociété.

La plupart d’entre eux naviguent dans un univers virtuel, levisage constamment tourné vers l’écran. Au Japon, on parle de tragédienationale. Pour un pays qui connaît le taux de vieillissement le plus rapide dumonde, c’est une vraie catastrophe! Un gaspillage de talent et de ressources!Dire que le Japon doit, presque à regret, ouvrir sa porte aux immigrants parceque le pays est à court de main d’œuvre.

Près de trois quarts des jeunes souffrant de hikikomori sontdes garçons. Les causes sont multiples : traumatismes familiaux, persécutionà l’école, relations anormales avec la mère, le phénomène de l’enfant-roi, pressionanormale de la famille face aux résultats scolaires comme celle de la« maman dragon » qui exige performance par-dessus performance de lapart de son enfant.      

Le système scolaire japonais se fonderait sur l’élite. C’estle système idéal pour mettre de la pression sur les épaules des jeunes. Riend’étonnant à ça quand on sait que les Japonais sont l’un des peuples les plusexigeants du monde. Au Japon, on vit pour travailler, pour performer, pourréussir à tout prix. Il faut faire beaucoup d’heures supplémentaires pourobtenir des congés au Japon. 

« Le hikikomori réagit en se retirantcomplètement de la société, évitant tout contact avec le monde extérieur,surtout s’il nécessite une communication, même non-verbale, comme passer à lacaisse d’un supermarché ou au konbini, écrit Wikipedia. Il s’enfermedans sa chambre pendant des durées prolongées, souvent mesurées en années. Iln’a souvent aucun ami et passe la plupart de son temps à dormir, à regarder latélévision, à jouer à l’ordinateur et à surfer sur Internet, moyen privilégiéde communication.»

En résumé, le hikikomori est un chômeur célibataire et endurciqui va sortir la nuit pendant que les rues sont désertes. Il s’assure ainsi dene rencontrer personne.

Avec le temps, il lui arrive d’avoir de la difficulté àfaire la différence entre le bien et le mal. D’ailleurs, un jeune Japonais aassassiné quatre fillettes parce qu’il voulait reproduire une scène de manga(bande dessinées japonaise).

Avoir un hikikomori dans la famille est une honte au Japon. Onqualifie de célibataire parasite le jeune adulte qui vit toujours ses parents.

Comme on le voit, le hikikomori aime rester chez lui. Maiscela n’a rien à voir avec le plaisir de vivre chez soi. Il reste chez lui parcequ’il fuit le monde extérieur.

 

 

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