iStock

La céramique réussit le test

La céramique est vieille comme le monde. Sa fabrication et son utilisation remonte à des millénaires. Grecs et Romains du temps de l’Antiquité étaient fous de ce matériau. On trouve de la céramique aux quatre coins du monde.

L’argile est le premier matériau entrant dans la fabrication de la céramique. On le cuit au four à de très hautes températures. On trouve de l’argile à profusion dans la nature, même s’il est exploité par les fabricants de céramique depuis des lunes. Sous cet angle, la céramique est certainement un matériau écologique.

iStock
iStock

Ajoutez à cela que la céramique est d’une durabilité exemplaire une fois posée sur le sol ou les murs. Elle peut résister pendant près d’un demi-siècle. Sans compter qu’elle nécessite peu d’entretien, ce qui est en soi un trait caractéristique d’un matériau durable.

La surface de la céramique est souvent vitrifiée. Donc, aucune substance toxique ne risque de se propager dans l’air d’une maison. Mieux: de plus en plus de fabricants ont recours à des matériaux recyclés, comme le verre, pour fabriquer la céramique.

Écologique, la céramique? Pas tout à fait.

La fabrication à l’usine serait hautement polluante, sauf pour les producteurs qui recyclent à grande échelle. Or, le matériau idéal est celui qui subit le moins de transformations possible.

iStock
iStock

Aussi, les produits usinés proviennent souvent de l’extérieur du pays. Il faut les transporter et on sait tous et toutes que le transport est l’un des trois principaux producteurs de gaz à effet de serre (GES). De plus, le produit est lourd à transporter, ce qui entraîne une consommation accrue d’hydrocarbures, donc davantage de GES. Enfin, la céramique est difficilement recyclable. Une fois enfouie, elle mettra plusieurs centaines d’années avant de se décomposer.

Bref, si la céramique est plus écologique que l’aluminium et l’acier, elle traîne loin derrière le bois, la pierre ou la chaux.

Que faut-il en penser?

Aux yeux de Ginette Dupuy, auteure du livre Habitat sain et écologique, dont nous nous sommes largement inspirés, la céramique passe quand même le test. Cela veut dire que les avantages dépassent les désavantages. Mais nous pourrions rendre la céramique encore plus écologique en adoptant un comportement écoresponsable, souligne Mme Dupuy.

Il serait judicieux d’opter pour de la céramique recyclée à base de verre et, dans la mesure du possible, fabriquée dans une usine située à proximité. Coulis, adhésifs, produits de scellement sont inévitables pour la pose de la céramique, mais pourquoi ne pas choisir ceux qui contiennent peu de COV (composé organique volatil)? Pour le plan de travail dans la cuisine, comptoir inclus, soyez attentif: la céramique doit être exempte de plomb.

iStock
iStock

Nous n’avons aucun contrôle sur le fait que la céramique soit difficilement recyclable, mais comme nous l’avons maintes fois écrit, l’industrie n’a pas le choix de s’adapter aux exigences des consommateurs si elle veut vendre ses produits. Elle devra trouver des méthodes pour recycler la céramique. Peut-être sont-elles déjà trouvées.

Référence

Habitat sain et écologique, Ginette Dupuy, les éditions Quebecor, 2011, 291 pages

Photos : istock.com

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on LinkedInEmail this to someone