Un blanc possessif et sans concession

Tout est blanc. Les plafonds, les murs, les planchers, les meubles, les armoires, même les coussins décoratifs du sofa. Aucune tache de couleur, nulle part. Un blanc infini, un blanc omniprésent, un blanc organique lessivé de toutes couleurs.

Si la résidence est grande, nous aurons l’impression de mettre les pieds dans une cathédrale de neige. Vous savez, ces paysages que l’on croise en forêt l’hiver alors que les arbres croulent sous la neige. Tout est pur, serein, apaisant. Un long silence qui dure.

Cela n’a aucun sens, diront les inconditionnels de la couleur, on ne met pas un intérieur tout en blanc. Une telle option dénote un manque d’imagination, voire une absence totale de goût. De la paresse même. De plus, vivre là-dedans serait impensable. La couleur, c’est la vie. Tuer la couleur, c’est tuer la vie.

Pourtant, certains ont osé. Si vous avez eu l’occasion de visiter plusieurs propriétés le long des côtes américaines, vous avez peut-être remarqué que l’intérieur des résidences situées au bord de la mer est souvent d’un blanc absolu.

Alors, l’aventure vous tente?

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Si vous voulez le blanc le plus pur qui soit, il serait préférable de choisir un blanc tirant sur le bleu. Sinon le blanc tirant sur le jaune vous offrira une clarté toute solaire tandis que celui tirant sur le gris assombrira l’atmosphère un tantinet. Le blanc crème donne un côté chic et ouvre la porte à un parfum des années 50 et au vintage.

On donnera plus d’éclat au blanc si on opte pour le lustré. Sinon, on se tourne vers le semi-lustré ou le mat. Et n’oubliez pas que, comme pour les couleurs, l’éclairage augmente ou diminue l’éclat du blanc. À vous de choisir l’intensité et le mode en conséquence.

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Pour la chambre des enfants, on prendra soin de jeter son dévolu sur une peinture qui se lave bien. Parce que, si  la moindre tache sur le mur vous donne de l’urticaire, vous risquez de trouver la vie quotidienne plutôt pénible.

Restons dans la chambre des enfants. Une loi veut que les couleurs stimulent l’imagination des petits. Est-il possible par contre que le blanc développe davantage l’imagination en poussant l’enfant à créer ses propres images et sensations? Un peu comme le livre qui oblige le lecteur et la lectrice à fabriquer leurs propres images, ce que le cinéma ne fait pas.

Le plancher est un cas problème. Un plancher tout blanc, ce n’est pas évident. Du bois peint? Du linoléum? De la céramique? Un tapis blanc? C’est peut-être ici que se fera le premier compromis. Le plancher de bois à l’apparence naturelle par exemple s’accordera assez bien avec la domination du blanc. Chose certaine, évitez les tapis trop sombres sinon l’éclat de votre blanc en souffrira. Une ombre grisâtre se projettera sur les murs.

Faites gaffe au choix des matériaux en général si vous voulez conserver le côté somptueux du blanc. Exemple: les armoires en mélamine blanche ont tendance à jaunir avec le temps.

Rien à faire, vous n’arriverez pas à vous faire à l’idée d’un intérieur entièrement soumis au blanc. Il faut des taches de couleurs. Prenez cela comme une occasion de mettre en relief des meubles ou des accessoires décoratifs qui vous tiennent à cœur. Une touche de brun, une touche de rouge, une touche de jaune.

Sinon, d’autres formules s’annoncent intéressantes : des petites touches arc-en-ciel ici et là, une profusion de plantes vertes ou une deuxième couleur de votre choix qui tente de s’affirmer derrière le blanc. Le bleu par exemple.

C’est vous le maître ou la maîtresse. À vous de choisir.

 

Photos : iStockphoto LP

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