Beautés perdues

Dès le premier froid, elles se retrouvent aux oubliettes. Et pourtant… le spectacle n’était pas terminé !

Combien reste-t-il de jardinières d’été sur les balcons et au bord des fenêtres dans votre coin de pays? Avouez que la plupart sont déjà soit à la poubelle, dans le conteneur à déchet ou le bac à compost. Pourtant, vous avez investi de l’argent et du temps pour qu’elles restent belles et fleurissantes tout au long de l’été.

Au fond, cela me fait penser à l’histoire du jambon. Je vous raconte. Une jeune fille appelle sa mère pour savoir comment faire cuire un jambon. Sa mère lui donne les instructions en disant qu’il fallait couper le bout du jambon. Pourquoi demande la jeune fille? Heuh, je ne sais pas, mais ma mère faisait comme ça. J’appelle Mamie. Pour faire une histoire courte, Mamie répond qu’elle avait appris ça de sa mère. Une chance que Granny était encore vivante et saine d’esprit, car elle a pu lui révéler qu’elle coupait l’extrémité du jambon parce que son chaudron était trop petit! Si la jeune fille n’avait pas questionné sa mère, sa grand-mère, puis son arrière-grand-mère, combien de générations auraient continué à couper inutilement l’extrémité du jambon ?

Alors, je vous pose la question : Pourquoi avoir le réflexe de jeter les fleurs annuelles si tôt? La peur qu’il fasse si froid qu’il devient difficile de les jeter? Pourtant, la température de nos hivers des dernières années ne ressemble aucunement à une courbe ascendante. Les journées et même les semaines aux températures clémentes ne font plus exception.

À deux mois de Noël, voilà le spectacle que mes fleurs m’offrent tous les matins lorsque je tire les rideaux. Magnifique! N’est-ce pas? Et vous savez quoi? Elles n’ont jamais été si belles de tout l’été!

Pour les curieux, les clochettes rose fuschia sont des calibrachoa, les blanches des bacopa et les jaunes, devinez!

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