Acheter une résidence coûte de plus en plus cher

 

Acquérir une propriété exige dorénavant plus de sous, une première depuis le printemps 2008. Surtout parce que la valeur moyenne des propriétés a augmenté partout au Canada ces derniers mois. Trop d’acheteurs sur le marché, pas assez de vendeurs. Mais on se console en se disant qu’il est toujours plus facile financièrement d’acheter une maison aujourd’hui comparativement à la même époque, l’an dernier.

C’est ce qui découle du dernier rapport sur l’accès à une propriété de RBC division recherche économique. Les analystes établissent leurs diagnostics en mesurant la proportion du revenu avant impôts qu’un ménage doit consacrer aux coûts de possession d’une propriété (coût de la propriété, hypothèque, services publics et impôts fonciers).

Or, de juillet à septembre, l’accès à la propriété s’est compliqué financièrement pour tous les types de logement : bungalow détaché, maison en rangée, condo, maison à deux étages. La maison à deux étages demeure la plus difficile à acquérir pour le moment, suivie dans l’ordre du bungalow détaché, de la maison en rangée puis du condo.  

« Le marché de l’habitation fait encore face à certains défis en raison de la difficulté grandissante qu’éprouvent bon nombre de Canadiens à remplir leurs obligations hypothécaires en raison des rudes conditions qui prévalent sur le marché de l’emploi », affirment les analystes de RBC. « Cette situation devrait se poursuivre jusqu’à ce que la reprise soit bien installée et que la création d’emploi soit soutenue l’an prochain ».

C’est à Vancouver qu’il est plus difficile de mettre la main sur un bungalow détaché. Et de beaucoup! Y posséder un bungalow détaché absorbe 50% du revenu mensuel avant impôt. Suivent loin derrière Toronto 48%, Ottawa 39%, Montréal 37% et Calgary 36%. 

Au Québec, l’accès à une propriété est demeuré stable dans la grande région de Montréal avec une hausse minime de la facture, et ce malgré un niveau record en octobre au niveau des transactions en ce qui concerne les maisons existantes. 

« Compte tenu du fait que les coûts de propriété demeurent un peu plus élevés à Montréal, toute hausse subséquente de la valeur des propriétés pourrait, petit à petit, tenir certaines familles à l’écart du marché, et ainsi entraîner un ralentissement de la demane », lit-on dans le communiqué.  

Pour d’autres infos : http://www.rbc.com/economics/market/pdf.house.pdf.

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