Le viol d’un quotidien

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Un membre de votre famille disparaît: kidnapping, accident, mort mystérieuse?

Du jour au lendemain, votre maison est envahie : parents, amis, enquêteurs.

Vous n’êtes plus seul dans votre maison. Votre intimité est bouleversée.

Les jours passent. Les semaines également. Aucun signe de vie du disparu. Vous pleurez, vous déprimez, vous êtes à bout de nerfs. Autour de vous, toujours des gens. Ils rentrent, ils sortent, ils téléphonent. On vous bouscule sans le vouloir: encouragements maladroits, manies qui tapent sur les nerfs, odeurs étrangères, surveillance jour et nuit.

Votre maison ne vous appartient plus. Votre quotidien est violé. Vous avez envie de crier : «Dehors tous, c’est ma maison!» En même temps, vous ne voulez pas être seul. Continuer la lecture

Le merle d’Amérique, le colibri et bien d’autres

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Un ami de mon ancienne conjointe détestait le merle d’Amérique parce que l’oiseau le réveillait trop tôt matin lorsqu’arrivait le printemps. «Maudit merle!» se plaignait-il.

C’est vrai que cela peut-être irritant mais, en revanche, avez-vous déjà vu le merle d’Amérique piquer droit sur votre gazon? Observez-le bien. Méchant pilote! Une manœuvre digne du film Top Gun avec Tom Cruise et Val Kilmer. Continuer la lecture

Rien n’est trop beau pour les chevaux

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Granges, écuries et abris pour chevaux pullulent aux États-Unis. Pas étonnant donc qu’un couple d’Américains ait entrepris la rédaction d’un guide pour la construction et la rénovation de bâtiments reliés aux chevaux.

Le guide est complet. Nul doute que les propriétaires d’écuries au Québec y trouveront leur compte, à condition de pouvoir comprendre l’anglais. Continuer la lecture

L’homme qui rétrécissait

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Je me souviens du début du film. Le hors-bord traverse un épais brouillard. Je me souviens d’une scène quelque part au milieu du film. Le même homme se fait attaquer par un animal, chat ou chien, qui est plus gros que lui. Je me souviens de la fin du film. L’homme s’évade de sa maison par le trou d’une moustiquaire ou par une fenêtre entrouverte au sous-sol. De mémoire, les brins d’herbe sont plus hauts que lui.

Le film avait frappé mon imagination. Au petit écran, je voyais un homme rétrécir, rétrécir, rétrécir. Un jour, il échappe au regard de sa femme et de ses enfants. L’homme devait, seul, affronter toutes les bestioles. Lesquelles? Je vous laisse les imaginer. Une araignée peut-être?

Vous n’avez jamais rêvé de devenir si petit au point de pouvoir passer à peu près n’importe où? Si vous répondez non, permettez-moi de citer l’écrivain Robert Louis Stevenson, auteur du classique L’île au trésor.  «Mais je n’ai jamais rêvé de fouiller pour trouver un trésor!» de s’indigner Henry James. Et Stevenson de répliquer : «C’est parce que vous n’avez jamais été enfant.» Continuer la lecture

Un pied de lampe qui vaut de l’or

Le soldat déprime au fond de la tranchée. Demain il montera au front. Il est nerveux, il a peur, il a faim, il s’ennuie de sa famille. Autour de lui: l’humidité, la boue, la dysenterie, les rats.

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Pour se changer les idées, il décide de bricoler. Un camarade mort au front a laissé douilles d’obus, particules de métal, pièces d’armes hors d’usage, morceaux de bois et autres matériaux dans un coffre.

Avant de mourir, l’homme avait eu le temps de fabriquer des gourdes et des fourneaux pour pipes à l’intention de ses compagnons.  Artiste sur les bords, il avait même fait une petite sculpture. Il fabriquait tout ça dans un atelier de fortune qu’on avait dressé au creux de la tranchée.

Le soldat repère le coffre sous le lit superposé du compagnon mort au front. Il se dirige vers l’atelier, ouvre le coffre, étend les objets sur une planche de bois.

Il jongle avec les idées. Tiens, ce sera un porte-plume. Non, ce sera un pied de lampe plutôt. Sa femme adore les lampes. Continuer la lecture