Dégueulasse!

Puisé dans le journal L’Écho de Maskinongé. Le journalisteJean-Michel Benoît raconte la triste histoire d’une résidente du village (situéentre Berthierville et Trois-Rivières) qui n’a pas mis les pieds chez elledepuis le 23 juin dernier. À vrai dire, personne n’a le droit d’entrer dans lamaison sans autorisation. De toute façon, la propriétaire n’a pas l’intentiond’y retourner un jour. Si elle s’écoutait, elle y mettrait le feu.

Plutôt « ouacheux » à regarder, n’est-ce pas! Lechampignon s’appelle la mérule pleureuse et il se répand aux quatre coins de lamaison. Celui que vous voyez se trouve sous la galerie de bois. Il mesure septpieds de long et un pied à sa pleine largeur. Inutile de vous dire qu’il estdangereux pour la santé.

Le champignon est si vorace qu’il a traversé les fondationspour se répandre à l’extérieur. Il s’attaque à tout ce qui est bois. Rien del’arrête! Même le chien de la propriétaire y a goûté! Devenu agressif, il a succombéà des tumeurs qui lui recouvraient le corps. La propriétaire établit un lienentre la mort de son animal et la mérule pleureuse mais ça reste à prouver.  

Le champignon est dangereux même sur une dépouille. Lessymptômes : on file mal comme si on avait la grippe, puis arrivent lesnausées et les maux de ventre.   

Précisons que l’âge de la maison est de 155 ans. On appelleça un bien patrimonial.

Le hic avec les vieilles maisons, c’est que l’humidités’infiltre au cours des années. Souvent aussi, elles reposent presque directementsur le sol et la cave est en terre. Je le sais, j’ai grandi dans une vieillemaison de campagne. Si les conditions d’aération sont mauvaises, danger!  

Ah oui! L’assureur refuse d’indemniser la propriétaire de larésidence de Maskinongé.

Si vous voulez en savoir davantage sur la mérule pleureuse,Wikipedia y consacre un article.

(Photo L’Écho de Maskinongé)

Assez, c’est assez!

La Régie du logement vient de publier son rapport annuel etla CORPIQ saute sur l’occasion pour ramener le débat sur les difficultés defonctionnement que connaît le tribunal.

Faut dire que les statistiques s’y prêtent à merveille. Selonle rapport de la Régie pour l’exercice 2009-2010, un total de 20 110causes civiles était en attente d’une audience le 31 mars dernier. Or, legouvernement du Québec avait promis de ramener les causes civiles en attente à7400 dès 2009. Pour atteindre l’objectif, il avait nommé huit nouveauxrégisseurs. 

« Le gouvernement du Québec doit reconnaître que sonplan a lamentablement échoué, explique Hans Brouillette, directeur Affairespubliques de la CORPIQ. Nous remettons en question la pertinence même dufonctionnement de la Régie du logement. En ce qui a trait à son rôle detribunal, elle ne répond tout simplement plus aux besoins de ceux pour qui ellea été créée, soit les locataires et les propriétaires. »

Comme un malheur n’arrive jamais tout seul dit le  proverbe, le délai moyen d’attente avantaudience est de 1,3 mois concernant les 46 315 causes pour non paiement deloyer. Souvent, le propriétaire écope car il perd trois mois de loyer.   

« Depuis huit ans, ajoute M. Brouillette, la Régie dulogement a été incapable d’atteindre ses cibles annuelles de réduction desdélais pour les causes de non-paiement de loyer. Elle a donc changé destratégie cette année en diminuant tout simplement cette cible. L’atteintede l’objectif n’est donc rien d’autre que cosmétique.»

Aux yeux de la CORPIQ, outre les pertes financières, lespropriétaires se voient obligés de vivre des relations tendues avec leurslocataires.  

Par conséquent, l’organisme de défense des propriétaires demandeau gouvernement du Québec d’appliquer les recommandations incluses dans lerapport de 2008 du Protecteur du citoyen. Leur principal mérite est d’accélérerle processus lorsque la partie défenderesse ne veut pas contester la demande.

 « Nous travaillons cet automne à élaborer denouvelles solutions qui assureront à la Régie du logement de dégager denouvelles ressources humaines et financières pour accroître sonefficacité », précise M. Brouillette. « La balle est cependant déjà dansles mains du gouvernement. Il doit d’ailleurs reconnaître que le système dejustice n’est pas un poste de dépenses que l’État peut continuellement réduiresans affaiblir les fondations mêmes d’une société. »

Le communiqué de presse de la CORPIQ est disponible au www.corpiq.com.

Les avantages d’être propriétaire

Excellent ce texte paru dansL’Hebdo Journal (Trois-Rivières) sous la plume du chroniqueur financier PatrickCharlebois. L’auteur fait le tour de la question.

Tout le monde sait que ladifférence majeure entre le propriétaire et le locataire, c’est que le premierse retrouve avec un bien immobilier de grande valeur après un certain nombred’années, une fois qu’il aura remboursé son prêt hypothécaire. Le locataire,lui, se retrouve avec rien. Il a, comme se plaisent à dire certainspropriétaires, jeté son argent par les fenêtres en payant son loyer chaque moisde sa vie. 

« Il est vrai qu’à longterme, souligne le chroniqueur avec justesse, la valeur d’une propriétéaugmente à peu près au même rythme que l’inflation, ce qui peut paraître àpriori comme un rendement très modeste. Il est vrai que si nous somme à loyer,nous pourrions investir à un plus fort taux la différence entre le loyer et lecoût de propriété. Or, encore faut-il épargner ce montant et avoir assez de disciplinepour le faire, sans le dépenser. »

M. Charlebois soulève undeuxième point intéressant : « Une banque ou une caisse ne peut pasvous expulser de votre maison, à moins que vos paiements soient en défaut. Or,un propriétaire d’immeubles a le pouvoir de vous expulser et ce, pour toutessortes de raisons. Même un proche parent qui agit comme propriétaire peut vousexpulser de votre appartement si ce dernier décide d’y aménager lui-même, cequi n’est pas très bon pour les relations familiales futures. Commepropriétaire, vous être maître de votre destinée en cette matière et vouspouvez demeurer dans votre logement ou maison aussi longtemps que vous ledésirez. »

On l’a déjà écrit : cen’est pas tout le monde qui a du sang de propriétaire dans les veines. De plus,des gens ont vécu en logement toute leur vie et jamais ils se sont retrouvés àcourt d’argent. Même pas une fois leur retraite arrivée.

Mais reste que le sentimentd’être propriétaire n’a pas son égal, comme le fait remarquer M. Charlebois.

« C’est évident quelorsque nous sommes propriétaire de sa maison, le terme « Maître cheznous » prend tout son sens. Lorsque nous sommes propriétaire, rien n’estcomparable à la fierté d’avoir son bout de terre bien à soi, un bout de terreoù il n’y a personne pour nous dire quoi faire. N’est-ce pas la belle vie ! »

Amen!

 

Les maisons hantées, Nicolas Cage et John Lennon

Mon père est mort j’avais 15 ans. Toute lafamille a absorbé le choc avec le temps. Pour ma mère, ce fut un peu plus long.Elle a frôlé la dépression. Clouéeau lit, elle appelait parfois mon père à haute voix. Jusque-là,rien de particulier.

Sauf qu’un jour, elle jure que mon père luiest apparu le temps d’une seconde. Couchée, elle l’a vu se pencher sur elle. Elle en avait parlé au prêtre du village. Loinde se moquer d’elle, il lui avait fait promettre de ne plus recommencer, decesser d’appeler mon père pour qu’il revienne.

Vrai ou pas? A-t-elle été victime d’uneillusion? Je n’ai jamais voulu connaître la réponse. Ça m’intéresse peu. Mais admettons que c’était vrai, et que ma mèreait poursuivi son petit jeu et que mon père lui soit apparu à répétition, notremaison se serait-elle fait taxer de « maison hantée »?

Le cinéma nous a livréun tas de films plutôt convaincants : Poltergeist (La vengeance desfantômes), Shining l’enfant lumière, Le fantôme de l’opéra et les autres que j’oublie.

Il y a un moisenviron, le patron de tous les journaux de la région où je travaille nousraconta avoir vu un film avec sa blonde la veille. Mon patron est un solidegaillard qui a les deux pieds sur terre. Un homme d’affaires averti. Maislorsqu’il nous racontait le film, il avait l’air drôlement ébranlé. Le filmmettait en vedette une maison hantée. « J’vous l’dis les gars, je ne suisplus certain que les maisons hantées n’existent pas! »

Une amie me raconta un jour qu’elle visitait une maison qu’elle voulait acheter lorsque, tout àcoup, elle se sentit mal dans l’une des pièces, sans vraiment pouvoir sel’expliquer. Les minutes suivantes, le courtierimmobilier lui raconta qu’une personne s’était pendue dans la pièce même. Monamie a tourné les talons immédiatement. On sait que les courtiers immobiliers sont tenus d’informer leursclients de tout suicide qui se serait produit dans une résidence à vendre.

Récemment, j’ai écritle billet : «Les châteaux de Nicolas Cage ». Peu de temps après, j’aiappris que l’acteur, coincé par des soucis financiers, cherchait à vendre laplupart des châteaux qu’il possédait. Lorsqu’est venule moment de vendre celui de la Nouvelle-Orléans, l’acteur américain ne trouvapas d’acheteur. Personne nevoulait d’un château dit hanté. La résidence appartenait autrefois àl’écrivaine Anne Rice. Qui est-elle? Une maniaque de récits d’horreur! Un peucomme Stephen King.

Mon histoire préféréede manoirs hantés est celle du Dakota Building, le manoir qu’habitait JohnLennon et où il s’est tuer. Je ne dis pas que je crois à l’histoire du DakotaBuilding, je dis que toute la chaîne diabolique reliée au Dakota me fascine.

La maison aux sept pignonstraîne aussi sa réputation de maison hantée.

Pour en savoir plus :

La maison aux septpignons au

http://espace.canoe.ca/group/saviezvousque/blog/view/385612

Les châteaux deNicolas Cage au

http://espace.canoe.ca/group/saviezvousque/blog/view/467152

Le Dakota Buildingabritait le diable et John Lennon au

http://espace.canoe.ca/group/saviezvousque/blog/view/423292

Retour sur le maléfiqueDakota au

http://espace.canoe.ca/group/saviezvousque/blog/view/423672

ou simplement taper letitre du billet suivi du mot Casarazzi.

Photo La maison aux sept pignons (Wikipedia)

Ils vivent vraiment dedans?

Le policier palestinienallongea le bras : « Vous êtes capables de le faire tout seul. Vous n’avez qu’à suivre le chemin qui mène à la montagne. » Macopine et moi, on s’est mis en route. Il était six heures du matin. Le soleil venait de se lever sur Pétra, laville rose comme on l’appelle parce qu’elle est entièrement sculptée dans les montagnesde grès tirant sur le rouge.

Située en Jordanie, lelong de la frontière d’Israël, Pétra est l’un des sites touristiques les plusvisités au monde. La ville a connu son heure de gloire dans les années au tempsde Jésus-Christ alors que les Nabatéens, peuple du désert, faisaient lecommerce des pierres précieuses et des épices en les transportant à bord dedromadaires du Yemen jusqu’à la Méditerranée. De là, le matériel étaittransporté jusqu’aux entrepôts de Venise pour ensuite être vendu aux coursroyales de l’Europe.

Mais avant detraverser la Méditerranée, pierres précieuses, encens, épices, dattes, orétaient entreposés dans les grottes de Pétra. C’était une ville très riche quia déjà compté plus de 20 000 habitants. C’est à Pétra, au fameux tombeau deKhazneh plus précisément, que le cinéaste Steven Spielberg fait aboutir larecherche du Saint-Graal dans le film : «Indiana Jones et la dernièrecroisade ». 

Voilà une semaine que,moi et ma copine, on contemplait ces dizaines et dizaines de grottes que lesNabatéens habitaient il y a 2000 ans. Curieux, j’avais pénétré dansquelques-unes d’entre elles. Les couleurs sont souvent fantastiques! Des veinesbleues, rouges, mauves, jaunes traversent parfois les parois qui sont trèsfriables. Une fois, j’avais levé le bras pour toucher le plafond. Un coup dansla roche de ma part et elle se serait égrenée.

Ma copine et moi, on voulait grimper sur lesommet du montAaron où se trouve le tombeau du frère de Moïse, un minuscule point blancbrillant au soleil. Pour y parvenir, fallait sortir du cœur de Pétra.

Guidés par le policierpalestinien, on déambulait entre deux montagnes lorsque ma copine stoppa net. Lesyeux plissés, elle fixait un point sur le flanc d’une montagne.

-J’vois du mondesortir d’une grotte!

Plus loin, elle s’arrêta  à nouveau.

-Encore un autre! Pis un autre!

De retour à l’hôtel lesoir, la propriétaire nous le confirma : oui, des gens se réfugiaientencore dans les cavernes de Petra. Ma copine n’en revenait pas :« Ils vivent vraiment dedans? » Et oui! C’était pour la plupart desBédouins trop pauvres pour habiter dans des maisons. Pourtant, c’étaitformellement interdit d’y demeurer. Mais la police passait l’éponge.

Sur le coup, on restesurpris d’apprendre que des gens vivent encore dans des grottes en 2010. Maison oublie trop souvent que, dans une région dépourvue de bois comme leProche-Orient, les grottes ont longtemps resté l’abri de prédilection. Lapierre est la matériau de base. Sans compter que les dirigeants de Pétrafaisaient venir des architectes pour tailler les tombeaux à même la roche. C’étaitdu grand art!   

Et puis, les êtreshumains vivent dans des grottes depuis des milliers d’années à certainsendroits du monde.

Mais dans le confortdouillet de nos maisons nord-américaines, vivre dans une grotte nous sembleinacceptable. Pourtant….

De Wikipedia j’aiemprunté ce passage qui résume le mode de vie des Nabatéens dans lesgrottes : « Bien que les bâtiments publics, les monuments et lestombeaux indiquent une forte influence hellénistique et d’autres civilisations,avec leurs colonnes, péristyles et autres détails étrangers, les espacesprivés, où les Nabatéens dorment, mangent et travaillent, sont plutôt de stylearabe. Souvent dépourvus de fenêtres, ils donnent sur de petites coursintérieures tranquilles, comme c’est encore le cas au Moyen-Orient. Les toitsdes habitations basses (d’un ou deux étages), sont plats et sans tuiles et toussauf les riches, qui préféraient les mosaïques, ont des planchers dallés. Il ya souvent des bancs en pierre où s’asseoir pendant les repas, mais le reste desmeubles semble avoir été en bois car on n’en trouve pratiquement pas de traces.Les cuisines sont situées dans un bâtiment éloigné de l’habitation principaleafin de minimiser le risque d’incendie, comme c’est encore le cas dans beaucoupde pays[45].

(Source : notesd’un voyage en Jordanie)

PhotosBourlingueur.org