Chalets flottants en Thaïlande

Les glaciers fondent, le niveau d’eau augmente partout sur la planète, des villages entiers et des îles seront engloutis. La faculté d’adaptation de l’être humain étant grande, architectes et promoteurs sont déjà à l’œuvre pour concevoir des bâtiments flottants. Aux Pays-Bas en particulier où le quart du territoire est situé au-dessous du niveau de la mer.

Si la sensation d’habiter une propriété flottant sur l’eau pique votre curiosité, vous n’avez pas à attendre l’éclosion du génie des architectes. 

À 200 kilomètres environ au nord-ouest de Bangkok, trois chalets flottent sur les eaux de la rivière Kwai. Un nom qui n’est pas étranger à nos oreilles, surtout celles des baby boomers.

Il s’agit en effet de la rivière au-dessus de laquelle s’élève le fameux pont du même nom qui a fait l’objet d’un best-seller et d’un film dans les années 50 : Le pont de la rivière Kwai, dans lequel jouait Alec Guinness. C’est dans ce film qu’on avait procédé à l’explosion réelle d’un pont pour la scène finale.

En toile de fond se profilent les conditions misérables dans lesquelles les Japonais faisaient travailler les soldats alliés prisonniers durant la Deuxième Guerre mondiale. L’objectif : construire une ligne de chemin de fer de 415 kilomètres de long entre la Thaïlande et la Birmanie. Des dizaines de milliers de travailleurs sont morts de faiblesse. D’où l’expression « Le chemin de fer de la mort ».   

Revenons à nos chalets flottants, appelés « Jungle Rafts ». On s’y rend en bateau, un trajet de 45 minutes à travers la jungle. Suffirait d’un peu de vapeur au-dessus de l’eau et on se croira peut-être dans une scène d’Apocalypse Now où un militaire américain remonte un fleuve en pleine jungle pour exécuter un contrat.

Les chalets flottants reposent sur des radeaux en bambou. Tous les matériaux utilisés pour leur construction sont naturels. Pas d’électricité, juste des lampes à pétrole. Brrrr! Pas de télé non plus.

Le confort est au rendez-vous par contre. Salle de bain privée, balcon à l’arrière, hamac. La partie hôtelière renferme restaurant, bar, spectacle de danse, spa et sauna.     

À la fin novembre se déroule le Festival du pont et de la rivière Kwai qui dure une dizaine de jours.

Info : http://www.bamboo-tour.com/hotjungleraftfr.htm

Pour les photos, le site Trekearth propose des photos magnifiques.

(Photo des chalets:Trekearth)

 

 

 

Les baby boomers ont le dos large

On l’a dit cent fois, on l’a écrit cent fois. Si le prix des chalets et des maisons à la campagne échappe au commun des mortels, c’est la faute aux baby boomers. Ils se jettent sur les propriétés récréatives comme un chat sur une souris. Ils achètent les résidences secondaires comme on achète un sac de chips au dépanneur. Que voulez-vous, avait-on l’habitude de dire, ils fuient la pression de la ville. Ils veulent rester en santé le plus longtemps possible. Ils veulent mourir à la campagne.

Sauf que la réalité est différente. Derrière les baby boomers se profilent les membres de la génération X. Ceux et celles nés entre 1960 et 1980. Ceux et celles âgés entre 30 et 50 ans si vous préférez. Ils sortent le cash de leurs poches et écument le marché des propriétés récréatives.

Dans son dernier livre « L’immobilier en 2025, investir autrement », l’auteur Martin Provencher l’affirme noir sur blanc. Les baby boomers ne sont plus seuls dans la course, les membres de la génération X leur chauffent les fesses. Et la course sera spectaculaire car les experts en placement sont nombreux à soutenir que l’immobilier reste l’investissement de refuge par excellence en ces temps de turbulences économiques (Lire dans la section Propriété à revenu le billet Voulez-vous faire du fric?)

Au dernier Salon chalets et maisons de campagne de Montréal,  nous avions appris que le pourcentage de visiteurs de moins de 45 ans avait augmenté de 15%. Il monte de 5% en moyenne par année. En fait, 65% des visiteurs étaient âgés entre 45 et 65 ans.  

Remarquez que les baby boomers sont toujours aussi actifs. On peut sur le site du Salon : « Il s’est brassé encore beaucoup d’affaires pendant les quatre jours du dernier Salon et la crise ne semble pas avoir eu de prise sur les baby-boomers qui ont défilé dans les allées de l’exposition. Ils sont venus en grand nombre magasiner un terrain, une maison de campagne ou des produits et services pour rénover leur chalet. »
Et une petite phrase qui vient donner raison aux experts en investissement : « D’ailleurs, plusieurs visiteurs nous ont confié préférer investir dans l’immobilier par les temps qui courent plutôt qu’à la bourse. »

C’est à suivre!

Affaire suspecte et vermiculite

Excellent article dansle magazine Protégez-vous édition août 2010 sur une entreprise qui achète votremaison que vous n’arrivez pas à vendre. Il s’agit du site Achetonsmaison.comfondé par un ancien entrepreneur et courtier immobilier.

Sur leurs gardes commed’habitude, les experts de Protégez-vous ont invité l’ancien entrepreneur àvenir évaluer un cottage afin d’en fixer le prix d’achat. Ensuite, ils ontinvité deux courtiers immobiliers et un évaluateur agréé, ce dernier étant leplus objectif des trois par la nature de son travail.

La différence entrel’évaluation effectuée par Achetonsmaison.com et celle de l’évaluateur agrééest vertigineuse! Achetonsmaison.com était prêt à offrir 250 000$ pour lecottage. Mais la valeur de la propriété fixée par l’évaluateur agréé étaitbeaucoup, beaucoup, beaucoup plus élevée. Celle des courtiers immobiliers,encore plus élevée!

L’ancien entrepreneurde Achetonsmaison.com apporte des arguments pour défendre son point de vue.Habituellement, soutient-il, les maisons dont les gens veulent se débarrasserau plus vite exigent de grosses rénovations. Il doit donc en assumer lafacture.

Le débat méritelecture.

On trouve le magazineen kiosque ou on va au www-protegez-vous.ca  

Rappelez-vous l’histoirede mon amie de l’Estrie qui n’arrivait pas à vendre sa maison alors qu’ellevenait de se faire bâtir. Elle s’est retrouvée avec deux hypothèques sur lesbras pendant quelques mois. Inutile de vous dire qu’elle dormait très mal jusqu’aujour où elle a fait appel à un courtier immobilier pour vendre sa maison auplus vite. Elle aurait été une cliente toute désignée pour achetonsmaison.com (voirbillet : Pour en finir avec les agents immobiliers (2))

Dans le même numéro deProtégez-vous, on fait état de rappels d’entreprises sur des produits comme lave-vaisselle,laveuses à chargement frontal, lits d’enfant, porte-bébés, stores ettélécommandes pour foyers. La raison: ils sont défectueux et risquent dereprésenter un danger.

Et un expert répond àun lecteur qui demande : « A qui faire appel pour savoir si ma maisonest isolée avec de la vermiculite de marque Zonolite? »

 

Mon chalet à moi!

Je vous ai parlé de la roulotte à Bruno dans le billet de ce matin. De son chalet et de ses coyotes. Maintenant, voici mon chalet à moi! Belle la roulotte, n’est-ce pas?

Non, je n’en suis pas le propriétaire. Et je ne connais personne de l’entreprise Roulottes en bois Tango qui fabrique la roulotte, présentée au Salon Chalets et maisons de campagne en 2009. Donc, mon billet n’est pas une grosse plogue publicitaire pour rendre service à un ami ou une connaissance.

Je suis tombé sur cette magnifique roulotte en farfouillant sur le Web. Moi, ça me conviendrait parfaitement. Je n’ai pas d’enfants à la maison, ma copine non plus. La roulotte est donc idéale pour un couple comme nous.

Deuxième raison : je ne déteste pas tout ce qui touche le monde des gitans. À part la gitane qui m’a volé mon portefeuille dans un habile tour de pickpocket à Sarajevo il y a trois ans. L’esprit romanichel, j’aime bien. Et je pense que notre Bruno, artiste et éternel voyageur dans l’âme, aurait bien aimé la roulotte Tango aussi.  

L’avantage avec une roulotte en guise de chalet, c’est que les travaux d’entretien sont quasi inexistants. Pas de tonte de pelouse, juste peut-être des travaux d’aménagement paysager pour ceux qui ont le pouce vert. En hiver, on a juste un petit sentier à pelleter. Et ça coûte moins cher qu’un chalet.   

La roulotte est en bois. C’est innovateur car la plupart des roulottes sur le marché sont en aluminium, en acier et en dérivés de plastiques. Elle mesure 24 pieds de long et 102 pouces de large. Hauteur à l’intérieur : 92 pouces. Poids : 4500 kilos.

Elle est entièrement isolée (donc habitable en saison froide) et comprend un raccordement électrique. L’intérieur se compose du strict minimum : salle de bain, chambre, salon et cuisine.

Trois versions seraient disponibles à des prix différents. Les roulottes de ce type remportent un gros succès en Europe. Notez par contre qu’il ne s’agit pas d’une roulotte que l’on traîne partout. On ne la déplace qu’occasionnellement.      

Moi, je la trouve superbe. Mais pour le moment, ça reste un fantasme. 

Plus d’informations à : www.roulottesenboistango.com.

 

C’était son chalet à lui…et ses coyotes!

Bruno avait peu d’argent. Bohémien, il se promenait de ville en village en offrant ses services d’artiste-peintre. Sa spécialité : peindre les vitrines des commerces. Il a traversé l’Amérique en pick-up ou en tente-roulotte. Parfois avec ses enfants. Il a décroché des contrats de la Gaspésie à la Nouvelle-Orléans en passant par la Floride.

Une vie dont tout hippie des années 60 rêvait. L’idéal du Flower Power de l’époque. « On the road again » chantait Richard Séguin en hommage à Jack Kerouac, poète beatnik par excellence.

Une vie de pleine liberté, mais une vie de misère aussi. Il vivait au jour le jour, sans savoir parfois s’il aurait de quoi à manger à la fin de la semaine.

Devenu trop vieux, vidé de son énergie d’avoir tant voyagé et d’avoir tant bu, Bruno s’est installé dans un appartement minable de l’Estrie. Sauf que les contrats ont fini par le lâcher. Ses clients disparaissaient. Bruno n’avait plus d’argent pour payer son loyer.

Un beau jour, il a dégoté une vieille roulotte (ou maison mobile si vous préférez). Pour pas cher je suppose. Il avait peut-être profité de la manne d’un dernier gros contrat.    

Il a négocié avec un agriculteur et, ne me demandez pas comment, il a réussi à le convaincre de le laisser s’installer sur sa terre, pas très loin de sa maison.

Quand j’ai connu Bruno, sa roulotte était déjà installée. Je suis allé le voir deux fois. Un soir, il avait construit un grand feu devant sa roulotte. Il avait passé la soirée à nous raconter ses péripéties d’artiste voyageur à travers l’Amérique pendant que les guimauves brûlaient au-dessus du feu.

Juste avant, à la brunante, on avait entendu les coyotes hurler. L’après-midi, on s’était promené sur la terre de l’agriculteur, le long d’un ruisseau et dans une partie du bois. La journée avait été formidable.

La deuxième fois, c’était au Jour de l’An. Nous avions couché dans la roulotte. Le matin, on avait aperçu les coyotes au loin dans la neige.

Bruno n’était pas un ange, il est mort pauvre avec des créanciers à ses trousses. N’empêche que depuis Bruno je me dis souvent que, même si on n’a pas d’argent pour s’offrir un chalet ou une maison à la campagne, il reste toujours la roulotte. C’est faisable.

Oubliez Bruno et ses f rasques! Admettons que vous êtes un baby boomer et que votre rêve est de finir vos jours à la campagne. Mais vous n’avez pas d’argent. Il est toujours possible de négocier avec un agriculteur pour l’installation d’une roulotte ou d’une maison mobile, moyennant une somme d’argent mensuelle ou en retour de services rendus. Même un membre de la génération X peut y trouver son compte en offrant un été à la campagne aux membres de sa famille.

Prochain billet : la plus belle des roulottes.