Maison de Viking, maison de Hobbit!

Sur la première photofigure une maison de Hobbit construite dans le pays de Galles en Angleterre parSimon Dale. Les photos suivantes représentent les maisons typiques des premierscolons à s’installer en Islande dans les années 800.

Observez bien laressemblance entre les deux. Étonnant!

Oui, oui, l’Islandeest bien le pays où brûle le fameux volcan Eyjafjallajokull qui a viré àl’envers la moitié de la planète en interrompant le trafic aérien, causant desdommages économiques irréparables. Avant l’éruption, la moitié de l’humanitésinon plus ignorait où se trouvait l’Islande. Dans les jours suivantsl’éruption, la moitié de l’humanité se couchait plus intelligente.« L’Islande? Mais je sais où! C’est l’île située au nord entrel’Angleterre et le Groenland. »

Qui dit pays du norddit Vikings! Ce sont effectivement eux qui ont implanté les premiers colons enIslande. C’était vers 860. Ils venaient de la Norvège pour la plupartsemble-t-il, avec une poignée de Suédois dans le lot. 

L’île étant dépourvuede bois et de pierre, les premiers colons se sont rabattus sur des mottescompactes de terre découpées dans du gazon pour bâtir leurs maisons. On n’aqu’à regarder la photo pour s’apercevoir que ces masses de mottes formaient uneépaisse muraille contre les intempéries.

La charpenteintérieure était composée de bois qu’on réussissait à trouver de peine et demisère le long des côtes, bois emporté par les courants marins, le plus souventde la Sibérie.

La division des piècesétait simple : il n’y avait qu’une pièce. C’était une longue salle étroiteentourée de bancs le long des murs où l’on prenait place pour manger et dormir.Au milieu de la salle se trouvait un foyer dont la fumée s’échappait par letoit. Parfois, un entrepôt communiquait avec la grande salle. Les pièces semultiplieront à mesure que la civilisation viking se développera.    

Quant à la maison desHobbits, je l’ai déjà abordée dans le billet La maison des Hobbits. Le récit dela construction est captivant. Simon Dale a fait un travail remarquable pourreconstituer la demeure mythique du Seigneur des anneaux. Il a gratté le finfond de la forêt pour bâtir sa maison.  

Si cela vousintéresse :

http://espace.canoe.ca/group/saviezvousque/blog/view/382032

 

 

 

 

 

 

Agrandir au lieu d’acheter ou de construire

C’est le gouverneur dela Banque du Canada lui-même, Mark Carney, qui vous a mis en garde cettesemaine lors de son passage devant le comité des finances de la Chambre descommunes. Les taux d’intérêt vont augmenter au mois dejuin. C’est déjà fait dans certaines banques d’ailleurs.

Donc, si vous ne voulez pas vous retrouveravec une dette trop lourde à porter, soyez prudent! Refaites vos calculs aussisouvent que vous en aurez la patience. Selon les experts, l’achat d’unenouvelle maison a mis du plomb dans le budget de beaucoup de propriétaires cesderniers mois. Un peu trop à leur goût. 

De plus, les règles du ministre Flahertydestinées à rendre le prêt hypothécaire plus difficile à obtenir sont appliquéesdepuis la semaine dernière.   

Récemment, je vous aiparlé de l’option du White Box pour ceux et celles qui n’ont plus le budgetpour effectuer un changement de propriété (lire le billet Belle façon debaisser le prix d’une maison).

Mais il y a une deuxièmeoption à laquelle, pour une raison ou une autre, on songe de moins de moins. Au lieu de vous lancer dans une nouvelle aventure hypothécaire,pourquoi ne pas procéder à des travaux d’agrandissement si l’espace ne convientplus à votre famille?

Un entrepreneur enconstruction déclarait dans un article récent de L’Hebdo Journal, un hebdomadairede Trois-Rivières, qu’il avait quasiment abandonné la construction au profit dela rénovation domiciliaire. Il s’agit de Jean Dion,président de ComfortTech Construction.

« Je ne bâtisplus de maisons neuves, sauf si on me le demande, a-t-il dit. Je me concentre sur la rénovation. L’agrandissement de maisons estdevenu ma spécialité. Comme beaucoup de gens n’ont pas les moyens de s’acheter unenouvelle résidence, ils optent pour l’agrandissement. Souvent, j’ajoute unétage, parfois au-dessus du garage.

« Mon marché, ce sont les 40-55 ans.Ou bien ils se voient obligés d’agrandir leur espace d’habitation pour lesenfants, ou bien ils décident d’héberger leurs parents car les résidences pourpersonnes âgées sont devenues inaccessibles. Les avantages sont nombreux. Lesdépenses sont moindres, la valeur de la maison augmente et la famille n’a pasbesoin de déménager. » 

Les demandes nedoivent pas manquer puisque Trois-Rivières a retrouvé son titre de capitale duchômage avec un taux de 10,6%.

« La demande pourles condos est bonne à Trois-Rivières, explique M. Dion, mais les gensemménagent dans des logements style condo car ils sont moins chers. Les condosà acheter sont trop dispendieux aux yeux de beaucoup de personnes. »

L’entrepreneur de 30ans d’expérience dit s’interroger sur la capacité des gens de payer :« Juste l’achat d’un terrain, c’est 50 000$. Et vous n’avez rien, juste leterrain! Alors, une maison à 250 000$, ce n’est plus tout le monde qui peut sepayer ça! 

«La plupart desménages ont besoin de deux salaires pour payer l’hypothèque, l’auto et tout lereste. Si l’un des deux perd son emploi, tu fais quoi? »

Il y a sûrement dansvotre région un entrepreneur qui se spécialise dans des travaux de rénovationdomiciliaire à grande échelle.

Pour trouver l’entrepreneur,visitez le site de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation duQuébec www.apchq.comou le site zoomission.com

Choix de fenêtre : ça se complique!

 Le froid parti, c’estle temps de changer les fenêtres. Le magazine Protégez-vous du mois de maiconsacre un reportage aux types de fenêtre disponibles sur le marché :fenêtre à battant ou à guillotine, fenêtre en aluminium ou en PVC, fenêtre àauvent ou coulissante, fenêtre avec ou sans croisillons. Un nouveau produit surle marché cette année : la fenêtre chauffante.

Le reportage débuteavec deux questions typiques : « Pourquoi cette fenêtre coûte-t-elledeux fois plus cher que l’autre en apparence identique? Et pourquoi payer 300$pour une installation qui prendra peut-être quinze minutes? » Les expertsde Protégez-vous vous rappellent que le rendement énergétique d’une fenêtrecompte autant sinon davantage que l’esthétique du produit.

Un aspect intéressantdu reportage : l’installation des fenêtres. Croire que presque n’importequi peut installer une fenêtre est un mythe. Un rénovateur du dimanche –et mêmeun entrepreneur d’expérience- convaincu que poser une fenêtre n’a rien desorcier peut se retrouver avec un paquet de problème sur les bras: l’eaus’infiltre, les courants d’air aussi, l’humidité se condense, la fenêtre sedéforme un brin.

Et réparer le gâchispeut vous apporter une facture de 300$.

Les experts deProtégez-vous vous rappellent que dans la plupart des villes, il faut un permispour remplacer une fenêtre. Déjà, votre choix se trouvera réduit car certainstypes de fenêtre sont interdits pour la façade.

Détail intéressant :la certification Energy Star n’a pas la même valeur selon la région où vousachetez vos fenêtres. Disons que la température est peu plus chaude à Montréalqu’à Baie-Comeau. Il faut donc se méfier de la cote.

Deuxième détail :le logo Energy Star ne tient pas compte de l’étanchéité à l’eau et de larésistance au vent. Tiens, tiens! C’est bon à savoir!

Je vous recommandechaudement de lire la partie technique du reportage qui explique d’A à Z lefonctionnement de la fenêtre idéale.

Le reportage donneaussi un aperçu de la fenêtre du futur et se termine sur une réponse à laquestion : « Je rénove ou je remplace la fenêtre? ».

Le magazine estdisponible au kiosque le plus près de chez vous ou au www.protegez-vous.ca

    

Décoration, Japon et sexe

Tout a commencé avec un drap et un couvre-lit qu’on nous avait donnés. De la calligraphie japonaise est imprimée sur les deux tissus, en lettres bleues sur le drap beige et en lettres blanches sur le couvre-lit bleu foncé. Je n’ai aucune idée de ce qui est écrit. Mais le look est charmant.

Puis s’est ajouté un paravent qui évoque ceux du Japon. Sobre, de couleur neutre et fait de papier. Le paravent va bien avec le drap et le couvre-lit. On l’a placé juste derrière.

Au dernier Noël, j’ai offert à ma copine un service de saké couleur rouge antique dans un présentoir en bois naturel : quatre petits gobelets et une carafe avec de la calligraphie japonaise gravée sur chacune des pièces. Le kit parfait pour nos repas de sushi. Et côté décoratif, c’est loin d’être laid!

En écrivant le billet Le Japon livré à votre porte (voir section Saviez-vous que…), j’ai regardé autour de moi et je me suis aperçu que notre logement commençait à prendre un air du pays du Soleil Levant. Couvre-lit, paravent, service de saké. Et que nous avions de la calligraphie japonaise à deux endroits.

J’ai imaginé de quoi aurait l’air notre logement si, un jour, on décidait ma copine et moi d’adopter le concept décoratif du Japon traditionnel. Dans une seule pièce par contre!  La chambre à coucher par exemple. J’ai farfouillé sur le Web et voici ce que j’ai trouvé.

Mettons que la pièce est vide et que le blanc s’étale sur les quatre murs et au plafond. Au sol je poserai un tatami. C’est le fameux matelas qu’on voit dans les salles d’arts martiaux. Souple et de couleur neutre. Le matelas traditionnel est bourré de paille de riz. Le contemporain est fait de couches de mousse et de carton superposées.

Le tatami étant de taille moyenne, il en faut plusieurs pour combler une pièce. Donc, je juxtapose plusieurs tatamis sur le sol. Ils ont 5 centimètres d’épaisseur environ. Avant de les fouler, il faut laisser chaussures et chaussettes au vestibule, appelé Genkan au Japon. Les tatamis sont faciles d’entretien. On les époussette régulièrement et on les nettoie avec un chiffon humide une fois de temps en temps. Aucun produit chimique n’est requis. Et ça doit être plutôt doux pour les pieds.

Le soir pour dormir, je déroule un futon sur les tatamis. Le matin, je l’enroule et je le range. Sinon, j’aurai un problème d’humidité. Mon couvre-lit et mon paravent reposeront dans un coin à titre décoratif.

Dans le mur je creuserai un espace pour créer un « Tokonoma », un enfoncement aménagé pour recevoir un objet précieux auquel je tiens comme la prunelle de mes yeux. Si je joue la partie japonaise jusqu’au bout, ce sera un bonsaï. Mieux, un « Ikebana »! C’est une forme d’arrangement floral typiquement japonais, c’est-à-dire sobre et discret. Ou ce sera un « Okimono », une statuette décorative.

Si je reste moi-même, ce sera l’une de mes citations préférées: « Il n’y a qu’un seul luxe, c’est celui des relations humaines » de Saint-Exupéry. Ou la plus belle photo représentant mon fiston. Ou ma vieille machine à écrire Underwood des années 20. Il y aura de la circulation dans mon « Tokonoma ». À chacun son tour dans la niche.

Sur les tatamis j’installerai une table basse chauffante, appelée « Kotatsu », entourée de coussins appelés « Zabutons ». J’ajouterai des vases en céramique, en métal ou en bambou. Des matériaux naturels seulement.

Voilà, ça s’arrête là! L’aménagement est terminé. Pas de poster de Lady Gaga ni de Tiger Woods. J’aurai transformé notre chambre à coucher en un « Washitsu », pièce classique japonaise.

Ben quoi, vous vous attendiez à quoi? Nous sommes au Japon! La culture japonaise se résume à deux mots : sobriété et discrétion. Pas de fla-fla avec eux! Ils sont très discrets les Japonais et Japonaises. Dans certaines toilettes publiques, des sources sonores sont aménagées pour couvrir les bruits non désirés.

Et puis, tout est prêt dans notre chambre pour la fameuse cérémonie du thé japonaise qui exige des années de préparation. Un thé comme prélude sexuel, c’est chaudement recommandé! Le saké ne doit pas être mauvais non plus. Mais ça, c’est une autre histoire.

Oh, j’y pense, les tatamis! Mous et souples!  Ils sont justement conçus pour faciliter les prises de position et amortir les parties du corps qui…..bon, je m’arrête avant qu’il ne soit trop tard.

Sayonara!

Première photo : Un kotatsu (table basse) à l’avant-plan; au fond, un tokonoma. On voit les tatamis au sol.

Deuxième photo: un exemple d’ikebana.

Maisons à vendre : un record!

Jamais on n’aura compté autant de maisons à vendre au Canadapour un mois de mars! C’est une augmentation de 20% par rapport au record demars 2008. De plus, jamais le nombre de maisons à vendre n’aura été aussi élevépour les trois premiers mois d’une l’année.

Les maisons à vendre inondent le marché. Les acheteurs sepourlèchent les babines car ils ont rarement eu autant de choix. Ce qui faitdire à Georges Pahud,  président del’Association canadienne de l’immeuble (ACI) : « La hausse des nouveauxmandats signifie que les acheteurs pourraient passer plus de temps à scruter lemarché avant de faire une offre. »

Le marché est toujours aussi animé. Les acheteurs sautentsur le téléphone, picorent sur les claviers, tapent sur la souris, parcourentles rues et achètent la maison convoitée. De l’autre côté, une multitude depropriétaires décident de se débarrasser de leur propriété pour différentes raisons.

Les ventes des trois premiers mois de l’année 2010 figurentparmi les meilleures jusqu’ici pour le premier trimestre d’une année.L’Ontario, le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador sont les trois provinces où levolume de transactions a été le plus intense.

«Un an sera bientôt écoulé depuis le recul attribuable à larécession et la hausse subséquente du marché de la revente au Canada, donc onprévoit que l’écart entre l’offre et la demande d’une année à l’autrecontinuera à diminuer au cours des prochains mois » souligne l’ACI.

Le prix moyen des maisons vendues en mars n’est qu’à 300$ deson record d’octobre 2009. Il est à 340 920$. En fait, le prix moyenrésidentiel a augmenté de 17,6% depuis mars 2009.

« L’effritement de l’abordabilité des logementsdéfavorise l’activité dans certains marchés canadiens les plus dispendieux auLower Mainland, en Colombie-Britannique », déclare l’économiste en chef del’ACI, Gregory Klump. « De plus, les taux d’intérêt hypothécaires plusélevés et la hausse des nouveaux mandats pourraient bientôt calmer quelque peula frénésie relative à l’achat d’un logement à Toronto. On prévoit que lesventes en Colombie-Britannique et en Ontario se replieront pendant le deuxièmesemestre de 2010, à la suite de l’entrée en vigueur de la TVH qui nuira àl’activité au pays. La hausse du nombre de logements à vendre et le recul de l’activitéexerceront de la pression sur le prix de vente résidentiel qui était à lahausse ce printemps. »

Infos : www.crea.ca.