Archive pour mars, 2010

Un architecte au goût orgiaque bientôt béatifié

avatar - 31 mars 2010

 

 

Vous avez devant vous la Sagrada Família, œuvre maîtresse de l’architecte Antoni Gaudi et  l’un des sites les plus courus par les touristes en Espagne. Dans le billet d’hier (ne ratez pas la photo!), je vous demandais si vous perceviez un crâne dans la façade de La Casa Betllo, œuvre majeure de l’architecte de Barcelone. Aujourd’hui, vous êtes censé voir des branches et des troncs d’arbres dans les colonnes de ce magnifique temple de Barcelone. Car l’intention de Gaudi était de fondre une forêt dans l’architecture d’un bâtiment.

Gaudi adorait jouer avec les formes géométriques. La courbe reste sa figure de prédilection. Il aimait surcharger ses bâtiments de formes et de couleurs. Jetez un coup d’oeil aux photos en bas du texte pour vous en convaincre. 

Marchant jusqu’à dix kilomètres par jour, Gaudi puisait des idées à pleine truelle dans la nature qui l’entourait. Tout l’inspirait: montagnes, rochers, cavernes, joncs, coquilles, vagues, roseaux, troncs d’arbre. Il transposait l’anarchie des formes de la nature dans l’architecture. C’est pourquoi on taxait son style d’organique. Le mot est bien choisi : organique! D’autres disent végétal!

On voit d’un peu de tout dans l’architecture de Gaudi. Du gothique, de l’art nouveau (décoration à profusion et contraste puissant), de l’art islamique, du baroque. Gaudi concevait le bâtiment en entier, de la charpente jusqu’à la décoration en passant par l’architecture. Une équipe composée de professionnels de la construction était à son service.

Prenez par exemple la Sagrada Familia. Il n’avait que 31 ans lorsqu’il a reçu la commande. Non seulement il a tout conçu de A à Z, mais il improvisait la plupart du temps. Vous avez bien lu : il improvisait. Il se fiait à son instinct. Il a consacré 43 années de sa vie à travailler sur cet édifice, surtout les 15 dernières.   

Les fondations de ce temple ont été jetées en 1882. Gaudi a pris les commandes l’année suivante. Et la construction n’est toujours pas parachevée! On s’attend à terminer le temple vers 2030. Pourquoi tant de retard? Vu que Gaudi improvisait un tant soit peu, les ouvriers se sont retrouvés le bec à l’eau quand l’architecte est mort en 1926. Il y avait bien un plan directeur, mais il a été détruit durant la Guerre civile espagnole. Et puis Gaudi tenait mordicus à ce que le financement ne provienne que de dons d’individus ou d’entreprises. Pas question que le gouvernement ne donne un seul sou! Attendre les dons, ça peut être long!  

Gaudi ne faisait pas bonne impression comme étudiant. En lui remettant son diplôme, le directeur de l’École d’architecture de Barcelone déclara : « Nous avons accordé le diplôme à un fou ou à un génie. Le temps nous le dira »

Le temps s’est exprimé et aujourd’hui, Gaudi est considéré comme un artiste de génie. Sept des œuvres de l’architecte espagnol sont protégées par l’UNESCO. C’est énorme!

Vous croyez Gaudi riche? Détrompez-vous! De riches bourgeois l’ont soutenu financièrement toute sa vie. À la fin, seul au monde, il demandait l’aumône pour poursuivre ses travaux. Renversé un jour par un tramway, il est resté étendu longtemps avant d’être secouru, les passants croyant qu’il s’agissait d’un mendiant à cause de l’usure de ses vêtements. Il en est mort!

Malgré toute cette orgie de formes et de couleurs, Gaudí était un être qui pratiquait la simplicité volontaire. Beau paradoxe!

Chaste et austère il était. Religieux jusqu’au bout des orteils, il vivait comme un moine. D’ailleurs, en l’an 2000, le Vatican a autorisé les démarches afin que l’architecte soit béatifié. Son corps est enterré dans la crypte de la Sagrada Familia.  

(Source Wikipedia, photos Google et Wikipedia)

 

 



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Voyez-vous un crâne dans la façade?

avatar - 29 mars 2010

Étonnantes les photos n’est-ce pas! Vous avez la maison le jour et la maison la nuit. Ci-dessus, le haut de la façade. Qu’on aime ou pas, le look accroche.

Récemment, trois personnes de mon entourage ont fait un saut à Barcelone lors d’un voyage en Europe. Séparément, je précise. Au retour, le jugement était unanime : Barcelone avait été le clou de leur voyage. Les trois se promettaient d’y retourner un jour. Pourquoi ? Il y avait les gens, il y avait l’ambiance, il y avait la mer. Et il y avait Antoni Gaudi !

« Si tu vas à Barcelone un jour, m’ont-elles dit les trois, tu n’as pas le droit de passer à côté de Gaudi ! » Je suis un néophyte en architecture mais j’avoue que cet étrange immeuble m’hypnotise.

L’immeuble ci-dessus est la Casa Batllo. À Barcelone, on l’appelle la Casa de los huesos, ce qui se traduit par « la maison de os ». C’est que les gens là-bas voient dans la façade un squelette qui s’agite au soleil. Les colonnes du premier étage forment le corps et les membres inférieurs du squelette. Les balcons sont comme des crânes et les ouvertures dans les balcons servent de trous pour le nez et les yeux. Si vous n’avez pas une once d’imagination, vous n’avez aucune chance d’y parvenir. Mais les plus imaginatifs d’entre vous vont certainement crier : « Eureka! »

Tiens, approchez vos enfants de l’écran un moment et demandez-leur ce qu’ils voient dans les balcons. Je serais curieux d’entendre leurs réponses.

Comme la photo est statique, on voit le squelette immobile. Mais sous la lumière du soleil, on dit que la façade ondule comme une feuille de papier sous la brise. La mosaïque de verre et de céramique serait à l’origine du phénomène.

D’autres voient des masques vénitiens dans les balcons et des troncs d’arbre à la base des colonnes. Côté imagination, c’est buffet ouvert. Tout le monde se sert.  

Selon les spécialistes de Wikipedia, la vérité appartient au mystique. Si l’on observe la façade, nous sommes censés voir un homme tuant un dragon. Écoutons Wikipedia : « D’une manière générale, la maison présente sur sa façade polychrome et ondulante une allégorie de saint Georges tuant le dragon. Le toit fait penser au dos arqué d’un dragon et les tuiles en céramique qui le recouvrent à ses écailles (à l’intérieur d’ailleurs il y a un escalier en bois qui rappelle étrangement une colonne vertébrale, qui pourrait appartenir au supposé dragon). L’immeuble est surmonté d’une tour avec la croix de quatre bras typique de Gaudí. »

Ce que vous avez sous les yeux est un chef-d’œuvre de rénovation. C’est un habitant de Barcelone qui avait demandé à Gaudi de refaire sa maison. L’architecte s’est exécuté…en outrepassant certaines normes municipales.

La maison est classée historique par l’UNESCO.

Je vous reviens demain avec le « Part Two » de l’histoire et d’autres photos.

(Photo de nuit : Tato Grasso pour Wikipedia)   



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La bataille des loyers

avatar - 27 mars 2010

Québec déposera son budget mardi. Les groupes de défense des locataires l’attendent de pied ferme. Déjà ils ont manifesté. Déjà les pancartes ont fendu l’air. Déjà ils ont crié qu’ils voulaient des loyers plus abordables pour les moins nantis. Ils ont manifesté devant les bureaux de Jean Charest, du ministre des Finances Raymond Bachand et du ministre responsable de l’Habitation Laurent Lessard. C’était en février, une initiative du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FAPRU).

L’organisme réclamait le financement de 50 000 logements sociaux en cinq ans sous la forme de HLM, de coopératives d’habitation et de logements sans but lucratif. Il exigeait aussi la poursuite du programme AccèsLogis pour cinq ans à raison d’un minimum de 3000 nouvelles unités par année, pour un total de 15 000 nouveaux logements sociaux. Et pas question que le ministre Bachand évoque le déficit galopant comme excuse!  

Le FAPRU rappelle qu’en 2006, un total de 203 000 ménages québécois consacrait la moitié de leur revenu au paiement du loyer, quitte à couper dans la bouffe. Il rappelle que le nombre de causes reliées au non-paiement de loyer à la Régie du logement a augmenté de 17,2% depuis le début des années 2000 « pour atteindre un chiffre record de 46 818 en 2008-2009 ». Le locataire écope toujours puisqu’il se fait montrer la porte. Une fois dans la rue, il ne parvient pas à trouver un autre toit. Donc, le droit au logement est bafoué. Quand la Régie du logement a fait connaître son taux directeur en février,  les associations de propriétaires se sont moquées de sa méthode de fixation de loyer, jugée désuète et responsable de leurs problèmes financiers.

Plus tard, le Regroupement des comités logement et associations des locataires du Québec (RCLALQ) a publiquement rebaptisé la Régie du logement par l’expression « La Régie du lentement » pour se plaindre du délai d’attente qui dépasse souvent la durée d’un bail, alors qu’en 2003 toutes les causes étaient entendues en moins de trois mois.  

Fin février, l’Association des propriétaires du Québec (APQ) rappelait aux groupes de défense de locataires que c’est au Québec que se trouvent les loyers les plus bas du Canada. Citant des chiffres de la Société canadienne d’hypothèque et de logements (SCHL), l’APQ apportait des exemples : 518 $ dans les villes du Saguenay, 520$ à Trois-Rivières, 553 $ à Sherbrooke,  669$ à Montréal et 676$ à Québec. À titre comparatif, c’est 1096$ à Toronto.  

« L’indicateur de l’abordabilité pour Montréal en 2009 est d’ailleurs en hausse à 142 selon la SCHL, si on le compare à un indice de 91 pour Toronto et 98 pour Vancouver », ajoutait l’APQ. « Cet indice mesure le taux d’effort requis pour se procurer un logement au Canada. Plus il est élevé, plus le logement est abordable pour le locataire.»

L’APQ déplore le fait que les propriétaires passent pour des méchants lorsqu’ils doivent hausser les loyers à cause de l’augmentation des taxes municipales. 

Et puis, poursuit l’APQ, « Construire des logements sociaux n’est pas la solution, nous avons déjà les logements les plus abordables au Canada! Il faut aider, dans les cas requis, les locataires financièrement. Nous devons favoriser l’aide à la personne et non à la pierre.»

Tout le monde attend avec impatience le budget de mardi prochain.

 



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Perte de sommeil, panique, des maisons qui coûtent trop cher

avatar - 26 mars 2010

Presque trois propriétaires sur quatre croient que les prixdes maisons sont trop élevés.

Le tiers confesse avoir perdu le sommeil en accomplissantles démarches qu’exigent la recherche et l’achat d’une maison.

Comme tout le monde s’attend à ce que les taux d’intérêtaugmentent et le prix des maisons aussi, la plupart des Canadiens seprécipitent sur les annonces dans l’espoir d’acheter le plus vite possible.  

Ce sont trois conclusions tirées d’un sondage mené pour lecompte de BMO (Banque de Montréal).

Chez les acheteurs d’une première maison, c’est la frénésie.Un sur trois avoue avoir pris la décision de passer à l’action rapidement devantla menace d’une hausse des prix des maisons et des taux d’intérêt.

Plusieurs avouent avoir cédé à la panique en faisant uneoffre trop généreuse pour une maison après en avoir perdu une première dans unebataille d’offres. La morale de l’histoire selon BMO : il faut savoir seretirer au bon moment.

Par ailleurs, l’institution bancaire en profite pourdistribuer ses conseils.

« Prenez une période d’amortissement plus courte,lit-on dans le communiqué de presse. Plus la durée du prêt hypothécaire estbrève et moins vous payez d’intérêt. Le fait de ramener votre période d’amortissementde 30 à 25 ans peut vous faire économiser plus de 53 000 $ en frais d’intérêtet ne fait augmenter votre versement que de 84 $ par mois (basé une hypothèque de200 000 $).

« Assurez-vous d’avoir les moyens de respecter votreengagement. Faites une simulation de crise sur votre budget en utilisant un paiementhypothécaire basé sur un taux d’intérêt plus élevé. Si les taux augmentent de 1%, vous aurez besoin de 126 $ de plus par mois sur un prêt hypothécaire de 200000 $. Si les taux n’augmentent pas, vous rembourserez votre capital plusrapidement. Dans un cas comme dans l’autre, vous êtes prêt. Le total des fraisde logement (paiements hypothécaires, impôts fonciers, frais de chauffage,etc.) ne devrait pas représenter plus du tiers des revenus du ménage.

« Payez chaque semaine ou toutes les deux semainesplutôt que chaque mois. Vous pourriez vous libérer de votre hypothèque quatreans plus tôt et économiser plus de 47 000 $ en frais d’intérêt simplement en modifiantvotre fréquence de versement. Profitez des privilèges de remboursementanticipé. Augmentez votre versement hypothécaire (capital et intérêt) ou effectuezdes versements forfaitaires. »

À ces conseils s’ajoute le classique : une mise de fondsplus importante vous permet de mieux respirer à long terme car elle réduit lesfrais d’intérêt.

Un dernier et non le moindre: ne vous laissez pasétourdir par une bataille d’offres sur la  maison convoitée. Sinon, vos paiementshypothécaires gonfleront. Et vous souffrirez!



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Quand l’impôt foncier vous casse les reins

avatar - 26 mars 2010

 

Quand l’impôt foncier vous casse les reins

Si la facture de l’impôt foncier reliée à votre résidence secondaire vous choque, vous devez absolument lire l’article de la journaliste Stéphanie Grammond de La Presse. On dirait une séance de « brainstorming » autour d’une table dans l’espoir de trouver une solution.

Sont attablés : l’Ordre des évaluateurs agréés du Québec, L’Association des propriétaires fonciers du Québec, la Fédération québécoise des municipalités, l’Union des municipalités du Québec et l’organisme Regroupement Évaluation responsable. Ce dernier propose une solution appliquée en Nouvelle-Écosse qui fait baver d’envie les propriétaires de la province voisine, le Nouveau-Brunswick.

Un exemple de solution apportée: l’application d’un taux d’impôt foncier variant selon les régions géographiques.

Au gouvernement, c’est l’immobilisme faute de consensus. Chez les municipalités, on a les mains liées. D’où cette ruée dans les brancards des propriétaires de résidences secondaires qui se sentent seuls.  

L’article débute avec l’histoire d’un propriétaire des Laurentides qui a vu son évaluation foncière gonfler de 55% d’un seul coup. L’homme a réussi à faire baisser son évaluation en la contestant. D’autres, moins chanceux, se résignent à vendre leur propriété à cause d’un impôt foncier trop élevé.

La vague de protestation des propriétaires aurait pris naissance il y a cinq ans, vers l’époque où les baby boomers ont commencé à se ruer sur les résidences secondaires pour vivre leur retraite, faisant ainsi grimper la valeur des propriétés.

En passant, l’organisme Regroupement Évaluation responsable fait circuler une pétition sur son site internet. Ça vous intéresse?

Pour lire l’article du 23 mars dans son intégralité :

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201003/23/01-4263284-quand-limpot-foncier-met-les-proprietaires-a-la-porte.php

 



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Hypothèque : le taux fixe et le taux combiné ont la cote

avatar - 24 mars 2010

Selon le sondage annuel sur les tendances du marché résidentiel de RBC, le nombre de Canadiens désirant acheter une maison dans les deux prochaines années est passé de 7% il y a deux ans à 10% actuellement. De ce pourcentage, 15% sont des jeunes de 18 à 24 ans. Ils sont les plus nombreux d’ailleurs en terme d’âge.  

L’hypothèque maintenant : 44% des Canadiens voulant s’acheter une maison d’ici deux ans opteront pour le taux fixe tandis que 40% opteront pour le taux combiné (fixe et variable). Surprise : le taux combiné a fait un bond de 8% par rapport à l’an dernier. Les propriétaires se protègent.

De tous ceux qui opteront pour les taux fixe et combiné, 70% penchent vers un terme de cinq et plus.

Le taux variable est en perte de vitesse depuis l’an dernier.

Les experts de RBC terminent avec trois conseils à l’intention des futurs acheteurs :

« Bloquez votre taux lorsque vous faites votre demande hypothécaire. Selon votre situation, vous pourriez bénéficier d’une garantie de taux qui vous permettra de bloquer votre taux hypothécaire pendant un maximum de 120 jours.

« Simulez une hausse de taux d’intérêt hypothécaire. Si vous vous préoccupez de votre capacité à assumer votre hypothèque à plus long terme, il serait souhaitable que vous évaluiez quels seraient vos paiements advenant une hausse de taux de un à trois pour cent. Ainsi, vous pourrez avoir l’esprit plus tranquille, sachant que votre nouvelle maison restera abordable dans quelques années, lorsque les taux pourraient être plus élevés.

« Si vous en êtes à votre première maison, gardez-vous une certaine marge de manœuvre. Une hypothèque préapprouvée vous donne la possibilité de savoir ce que vous pouvez vous permettre de payer aujourd’hui. Mais, avant d’arrêter votre choix sur une maison dont le prix avoisine votre limite préapprouvée, prenez également en considération votre style de vie actuel et les changements qui pourraient survenir dans votre situation, modifiant votre marge de quiétude en matière de paiements. »

À ceux et celles qui renouvellent leur hypothèque, voici deux conseils de RBC :

« Prévalez-vous de l’option de renouvellement anticipé. Certaines hypothèques peuvent être renouvelées jusqu’à 120 jours avant la fin du terme. Vous pouvez ainsi bloquer votre nouveau taux hypothécaire longtemps à l’avance.

« Envisagez une hypothèque à taux combinés (hybride) pour mieux gérer vos frais d’intérêt. Si vous ignorez quelle tendance prendront les taux, pensez à diviser votre hypothèque en deux parties : l’une à taux fixe et l’autre à taux variable. La portion à taux fixe vous protège en cas de hausse, tandis que la portion à taux variable vous permet de bénéficier des faibles taux actuels. »

Pour simuler une hausse de taux hypothécaire, vous pouvez visiter le site www.centredexpertiserbc.com



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Enfin, de la neige sur les toits!

avatar - 24 mars 2010

Mon billet était fin prêt depuis décembre sur l’art de déneiger un toit correctement. J’attendais la première tempête avant de le publier. J’attendais, j’attendais, j’attendais. Mars arrive! Soleil radieux et température incroyable! J’en étais rendu à espérer au moins deux à trois flocons. Le verdict tombe : c’est l’hiver le plus chaud de l’histoire. Tant pis! 

Et puis, tadam! Il tombe de la neige!

Comme je trouvais les conseils de l’Association des maîtres-couvreurs du Québec vraiment pertinents, voici le billet. Il ne vous servira pas cette année, mais entreposez-le dans un fichier quelque part pour les hivers à venir. Il vous évitera de mauvaises surprises et une perte d’argent.   

Chaque hiver, les médias nous rapportent des tragédies causées par des toits surchargés de neige et de glace. Des gens meurent pour une seule raison : la négligence humaine. Parfois, ils se retrouvent handicapés pour la vie. Donc, on bouge et on déneige le toit quand il le faut. Mais pas n’importe comment! Surtout si vous voulez éviter d’abîmer le matériau recouvrant le toit.

L’Association des maîtres-couvreurs du Québec vous recommande de faire appel à un entrepreneur couvreur. Elle y voit trois avantages : protection assurée pour ceux qui déneigent, qui vivent sous le toit ou qui circulent sur le trottoir, certitude que le toit ne sera pas abîmé et, finalement, qu’il sera réparé si des dommages survenaient.  

Si, pour une raison ou une autre, vous devez déneiger vous-même, voici les conseils de l’Association pour vous éviter de mauvaises surprises qui pourraient vous coûter cher.   

Après une grosse tempête, on déneige le toit. Faut le faire aussi au bout d’un certain temps pour éviter qu’un piéton ne reçoive une cargaison de neige et de glace sur le crâne. Faut déneiger quand des fissures apparaissent à la structure, quand des signes d’infiltration comme des gouttelettes et des taches d’eau surgissent à l’intérieur (l’Association juge ses problèmes sérieux et vous recommande de consulter un expert) et quand des amoncellements de glace se forment sur les toits à forte inclinaison (danger!).

Déneiger le toit permet aussi de régulariser le fonctionnement des drains et des évents en permettant à l’eau de fonte de s’écouler normalement durant les temps doux, quitte à former des rigoles aux endroits critiques (drains, bas de pentes, équipements).      

Attention! L’Association recommande de laisser quatre pouces de neige afin d’éviter que la pelle ne racle la couche d’étanchéité du toit. On dégage les drains, les évents, les ventilateurs dans les combles des maisons, les murets, le bas des murs surélevés. On privilégie les outils en bois ou en plastique aux pics et aux haches. On utilise des sels de déglaçage non corrosifs.

Sur les toits composés de bardeaux, on déneige de haut en bas sous peine de retrousser les bardeaux. En dernier lieu, l’Association conseille de « créer des rigoles en croix pour permettre l’écoulement de l’eau aux drains. »

Casarazzi y va de trois conseils complémentaires. D’abord, rappelez-vous que les toits plats sont les plus dangereux. Si l’eau accumulée fige après un gel soudain, danger! Ensuite, une importante chute de neige suivie immédiatement d’une pluie abondante pèsera sur le toit de votre maison de tout son poids. N’attendez pas que tout craque! Pour terminer, il faut dégager un espace de deux à trois pieds autour de la maison pour permettre un écoulement rapide si jamais la neige fondait au soleil.       

(Photo mblotus.musique.com) 

 



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La maison de Madonna

avatar - 22 mars 2010

                         

Qui dit superstar dit super propriété. Qui dit Madonna dit résidence pas tout à fait comme les autres.

En avril 2009, la reine de la pop a jeté son dévolu sur une maison de style Georgien au cœur de New York. Prix : 40 millions. Je vous épargne la liste fastidieuse du nombre de pièces réparties sur quatre étages. Ça devient lassant à la longue. Un détail cependant : la maison georgienne possède neuf cheminées.

C’est du moins ce que raconte la journaliste Isabelle Hontebeyrie au  http://lebuzz.info/2009/04/21416/maison-de-star-les-10-photos-de-la-maison-new-yorkaise-de-madonna/

De tous les sites consacrés aux potins de vedettes, lebuzz.info est celui qui m’inspire le plus de confiance. Et vous avez droit à dix magnifiques photos qui montrent la maison dans toute sa splendeur. Madonna recherchait, semble-t-il, une résidence évoquant l’architecture britannique. Elle n’a pas raté son coup.  

Lebuzz.info met aussi à votre disposition un tas de photos d’une villa à Palm Beach que Madonna louait à raison de 50 000$ par mois. Elle l’aurait peut-être achetée pour 6,5 millions.

Rien n’est à l’épreuve de Madonna qui, selon Wikipedia, gagnait 500 000 euros par jour en 2008. C’est de l’argent en ta……!

De plus mesdames, vous avez droit à un coup d’œil sur le corps de Jesus Luz, l’amant de Madonna. Si vous aimez les latinos, attachez votre tuque ! Ne reste qu’un groove de Carlos Santana à la guitare et une vidéo aussi sulfureuse que celle consacrée à la chanson Smooth du guitariste mexicain (Allez jeter un coup d’œil sur Youtube) et je crois que vous aurez des chaleurs.

En passant, Luz signifie lumière en espagnol. Jesus Luz ! Quel est le nom du type déjà qui a subi une transfiguration sur le mont Thabor selon la Bible ?

http://lebuzz.info/2009/03/18777/maison-de-star-madonna-locataire-a-palm-beach-pour-50-000-par-mois/

C’est quand même fou quand on y pense ! Céline Dion, Madonna et Mariah Carey sont considérées comme les trois reines de la musique pop sur la planète. La première est Québécoise d’un bout à l’autre tandis que la deuxième avait une mère d’origine québécoise qui s’appelait Fortin. Deux sur trois ! Pas si pire pour un petit territoire comme le Québec !

(Photo Google)

 

 

 

 



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Le chalet russe

avatar - 20 mars 2010

Les Russes possèdent aussi leur chalet et leur maison de campagne. Ils l’appellent la « datcha ». Mais le bâtiment est loin de ressembler à nos résidences secondaires, comme vous pouvez le voir sur les trois photos. En haut, c’est la datcha de l’écrivain Boris Pasternak (Le docteur Jivago) située au sud-ouest de Moscou; au centre, la datcha de l’écrivain Yvan Tourgueniev; en bas, une datcha se trouvant près de St-Petersbourg. On dit que le design serait allemand. 

Le film Le docteur Jivago met en scène une datcha typique du début des années 1900 dans laquelle s’isole Youri, le personnage principal joué par Omar Sharif.

Les lecteurs et lectrices des romanciers britanniques Frederick Forsyth et John le Carré sont aussi entrés en contact avec une datcha. Dans L’alternative du diable (Forsyth), c’est dans une datcha que l’espion américain John Munro rencontre le secrétaire général du Parti communiste. Dans La Maison Russie, le Carré fait dérouler une partie de l’action à Peredelkino, village soviétique où vivaient regroupés plusieurs écrivains russes, Pasternak notamment.   

Durant le régime communiste, l’État étant propriétaire de toutes les résidences en milieu urbain (maisons et logements), les gens se ruaient à la campagne non seulement pour respirer l’air pur, mais aussi pour se brancher sur le système capitaliste puisqu’ils étaient propriétaires de leur datcha et d’un lopin de terre. Le bâtiment était très rudimentaire, souvent en bois et monté à la manière artisanale. Pas d’eau courante ni de chauffage la plupart du temps. Comme les aliments de base manquaient souvent dans les marchés des grandes villes, les propriétaires de datcha avaient la chance de faire pousser leurs propres légumes.

Après la chute du communisme en 1990 et devant l’arrivée des premiers bourgeois russes, beaucoup de datchas sont devenues des villas. Elles sont la propriété de dirigeants russes (Vladimir Poutine a la sienne), des premiers millionnaires russes, des membres de la mafia russe, très florissante.      

Pour vivre l’ambiance d’une datcha, je vous invite à consulter le site http://camarade-a-kirov.blogspot.com/2008/10/un-week-end-la-datcha.html C’est très bien raconté. On voit le kiosque où s’assemblent les gens à proximité de la datcha ainsi que le bania, le fameux bain à vapeur. Le voyageur déguste un samovar et dévore des biscuits russes. 

Que signifie datcha ? Voici la version de Wikipedia : « Le mot proviendrait de dat’ – verbe дать, “donner” en russe – et désignerait, à l’origine, un gîte d’été « donné » par le tsar à un membre de la cours: certains estiment que le mot est utilisé depuis Pierre le Grand, qui encourageait la construction des résidences d’été à vocation estivale. »

(Photos Wapedia)

 

 

 



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Cucu ou jouissif?

avatar - 20 mars 2010

                          

Incroyablement cucu pour les uns, pleinement jouissif pour les autres. Dans quel camp êtes-vous?

Quand ti-cul j’allais chez l’une de mes tantes à Louiseville, il y avait une lampe à abat-jour coloré sur la table du salon. Les fesses sur le sofa, j’observais l’abat-jour. Il me fascinait. Du verre coloré, figurez-vous! Comme les vitraux à l’église. « C’est une lampe Tiffany! » m’avait appris ma tante.

Je vous le répète, j’étais un enfant à l’époque. À travers mes yeux de ti-cul, je trouvais ces lampes intrigantes. Moitié transparentes, moitié opaques, des reflets sombres et clairs. Il y avait de la couleur, du rythme, des fleurs, des lignes étranges. Je regardais à travers le verre coloré pour voir s’il y avait quelque chose dedans. Un peu comme dans Alice au pays des merveilles.

Quand j’entrais dans une maison au décor purement Tiffany, ça me donnait le goût de sourire. En fait, il suffisait de la présence d’une petite lampe colorée dans un coin pour que la pièce prenne un air de fête. Ce n’est pas pour rien que le personnage de Holly, dans le roman Petit déjeuner chez Tiffany de l’écrivain Truman Capote, se promène devant une vitrine de la bijouterie Tiffany pour chasser son blues existentiel.   

Devenu grand, donc plus rationnel, je me suis détourné de la lampe Tiffany. « Bah, cucu tout ça! Et pis, ça fait ma tante! »

Aujourd’hui, je me situe entre les deux. Pour moi, le design Tiffany n’est ni cucu ni jouissif. Il est quelque part entre les deux. Mais il y a un élément nouveau. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve qu’il y a un brin d’érotisme dans l’art Tiffany. Il y a quelque chose d’organique, de végétal, d’orgiaque dans ces petites fresques en verre.

Je vous parle de ça car je viens d’apprendre que le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) consacre une exposition à Louis Comfort Tiffany jusqu’au 2 mai.

Près de 160 œuvres sont exposées. Sachez que monsieur Tiffany n’a pas juste inventé un procédé pour la fabrication de ses fameuses lampes, il a aussi été peintre, graveur, joaillier et un grand artiste du vitrail. L’artiste américain était obsédé par l’art de l’ornementation. Il aurait même conçu des meubles.   

Après toutes ces années à croiser des lampes Tiffany, deux expressions me viennent en tête pour décrire ce design révolutionnaire qui date d’un siècle : esprit de fête et décoration joyeuse.

(photos Wikipedia)



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