Et l’heureuse gagnante est….

Elle est belle n’est-ce pas? Elle est située au 12, rue Aberdeen à Westmount. Elle a été proclamée « la plus belle des belles montréalaises » par le public dans le cadre du concours Maison coup de cœur 2009, organisé par Opération patrimoine architectural de Montréal (OPAM).

La belle montréalaise compte sur plusieurs atouts physiques pour accrocher le regard du plus blasé des passants et pour arracher des soupirs aux passionnés de belles demeures.

Style Tudor avec les fenêtres en encorbellement, l’inclinaison abrupte du toit, le mur en torchis (comme on disait à l’époque) couvert d’un colombage de bois, la tour à angles de trois étages se terminant par un pinacle au-dessus du toit, lucarnes magnifiques. Tout ça donne un air vaguement médiéval.

La belle de la rue Aberdeen de Westmount a supplanté les quatre autres finalistes situées au 27-29, avenue Hudson à Ville Mont-Royal, au 58-60, rue Guilbault Ouest sur le Plateau-Mont-Royal, au 19, avenue Lakebreeze à Ville de Pointe-Claire, et au 6220, rue Chatelain  à Rosemont-La Petite-Patrie.

Construite en 1895, cette petite merveille de l’architecture montréalaise a su conserver son air de jeunesse grâce entre autres aux bons soins des propriétaires actuels, Anna-Maria Griffin et Richard Pinchuk.

Mis sur pied par Ville de Montréal et la fondation Héritage de Montréal, le concours La maison coup de cœur se tient depuis 19 ans.

Infos : www.operationpatrimoine.com

Si la hausse des loyers vous intéresse!

 

Neuf locataires sur dix au Québec auraient reçu une hausse de loyer déraisonnable dans la dernière année. C’est ce que soutenait début décembre le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

Selon les données compilées par l’organisme, 9 locataires sur 10 ont subi une hausse de loyer supérieure au taux d’ajustement de la Régie du logement. Résultat : les locataires ont payé 22,37$ de trop en moyenne sur une base mensuelle.

Les locataires de Montréal seraient les plus durement frappés.

« Dans l’échantillon du RCLALQ, on remarque que le chauffage est principalement à la charge des locataires (69,7%) et que la majorité des logements n’ont pas subi de réparations majeures (73,3%), lit-on dans le communiqué de presse. « Pour ce type de logement, l’indice d’ajustement de loyer publié par la Régie du logement était de 0,6 % (en excluant les variations de taxes). Malgré tout, les locataires dans cette situation ont reçu des hausses de loyer moyennes de 4,2%, une hausse 7 fois supérieure au taux d’ajustement de la Régie du logement. »

Le RCLALQ rappelle aux locataires qu’ils ont le droit de refuser une augmentation de loyer.

L’Association des propriétaires du Québec (APQ) n’a pas tardé à répliquer par voie de communiqué. « L’analyse du RCLALQ ne prend en compte que les résultats des plaintes qui leurs sont formulées. À ce titre, les résultats qui découlent de cette analyse doivent être mis en perspective ».

Pour en savoir davantage sur les hausses de loyer abusives, on consulte le site internet du RCLALQ.

 

 

 

Les jeunes préfèrent les plus âgées

Intrigué, le TD Canada Trust a décidé de sonder les Canadiens afin de connaître les préférences chez les jeunes et les aînés quand vient le moment d’acheter un logement. Sont-elles semblables ou différentes? La conclusion est surprenante: les jeunes trouvent les vieilles maisons plus attrayantes tandis que leurs aînés préféraient dans leur tendance jeunesse des maisons plus fraîches.   

Près de la moitié des Canadiens âgés de 18 à 34 ans ont acheté une première maison dont la construction remontait à plus de 21 ans. Ceux de 55 ans et plus avaient opté pour des maisons plus récentes. En fait, seulement un aîné sur quatre avait acheté comme première maison une résidence de plus de 21 ans.

Les jeunes sont plus enclins à acheter comme première maison une propriété exigeant des rénovations, soit 35 % comparativement à 24 % des Canadiens maintenant âgés de 55 ans et plus, qui ont fait le même choix lorsqu’ils ont acheté leur première maison. Plus fougueux de nature, les jeunes n’hésitent pas à se retrousser les manches pour se taper des travaux de rénovation, d’autant plus que la maison leur revient moins chère. 

L’emplacement de la première maison est la priorité numéro un chez les jeunes, soit 78 % comparativement à 70 % chez les 35 à 54 ans et 64 % chez les 55 ans et plus. Les jeunes ont aussi un faible pour la ville, soit 64 % comparativement à 55% chez les 35 à 54 ans et 50 % chez les 55 ans et plus. Concernant la banlieue, c’est 28 % chez les jeunes comparativement à 35 % chez les 55 ans et plus.

Quant au type de propriété acheté, les jeunes de 18 à 34 ans penchent davantage pour une copropriété comme première maison (18 % contre 9 % des Canadiens). Par contre, la majorité d’entre eux ont opté pour une maison dans une proportion de 65% comparativement à 88% chez les 55 ans et plus.  

Donnée intéressante : 70% des acheteurs de première maison, toute génération confondue, ont préféré la maison au condo. Ce qui fait dire aux experts de TD Canada Trust que « même si le nombre de copropriétés offertes n’a jamais été si élevé au Canada, les nouveaux acheteurs d’aujourd’hui recherchent encore des maisons traditionnelles, peu importe l’âge ou l’emplacement de la propriété ».

Le mot de la fin revient à Chris Wisniewski de chez TD Canada Trust : « Bien des gens sont portés à croire que les jeunes Canadiens achètent d’emblée une copropriété abordable comme première demeure en milieu urbain, mais cette étude et nos propres données montrent que ce n’est pas le cas. Acheter en milieu urbain signifie souvent opter pour une maison plus âgée qui doit être rénovée. Un grand nombre d’acheteurs veulent donc effectuer des travaux de rénovation rapidement après l’achat. »

Découverte d’une maison vieille de 2000 ans

Le Français me racontait qu’il longeait la frontière israélienne en Jordanie. À bord de son auto, il croisa un écriteau. On annonçait que des travaux d’archéologie se déroulaient tout près. Curieux, il fonça vers la frontière. En s’approchant du Jourdain, il arriva face à face avec un archéologue.

-Bravo, lui dit l’archéologue, vous êtes parmi les premiers à apprendre que l’on vient de découvrir l’endroit même où Jean-Baptiste a baptisé Jésus-Christ. Les salles de nouvelles ne sont même pas encore au courant.

Il y a quelques années de ça, mais le Français m’a raconté l’histoire le printemps dernier.

-Je ne suis pas porté sur la religion, me dit le Français, je suis même plutôt athée. Mais quand vous vous promenez en Terre sainte et que vous apprenez que vous êtes à quelques mètres de l’endroit où Jésus a été baptisé, vous sentez un frisson vous courir dans le dos.

C’est en plein ce que je me suis dit en apprenant que des archéologues venaient de découvrir, quatre jours avant Noël, les restes d’une maison vieille de 2000 ans. Où? À Nazareth! Qui vivait à Nazareth il y a 2000 ans? Le Christ en chair et en os.

Comme Nazareth était un petit village (une cinquantaine de familles) et que le Christ y a vécu 30 ans, on est en droit d’affirmer que le prophète a longé les murs de cette maison plus d’une fois. Et s’il avait élaboré son discours qui allait changer la face du monde à l’ombre de cette habitation, assis sur un banc de pierre, ou dans la grotte de secours située à proximité? Peut-être y a-t-il même mis les pieds! Qui sait, le propriétaire de la maison était peut-être un chum de Joseph ou un ami de Marie (j’ai écrit ami, pas amant, n’essayez même pas!), un copain du Christ ou un frère, entendu que l’homme avait plusieurs frères et sœurs. Jésus lui-même y aurait-il vécu? Il est trop tôt pour l’affirmer.    Vu qu’il ne reste que la partie inférieure des murs, il est plutôt difficile de se faire une idée de la maison. Mais je me suis rappelé avoir lu une description des maisons de Nazareth de l’époque dans le livre Vie de Jésus d’Ernest Renan. Voici l’extrait :

« Nazareth, comme à cette époque toutes les bourgades juives, était un amas de cases bâties sans style, et devait présenter cet aspect sec et pauvre qu’offrent les villages dans les pays orientaux. Les maisons ne différaient pas beaucoup de ces cubes de pierre, sans élégance ni extérieure ni intérieure, qui couvrent aujourd’hui les parties les plus riches du Liban. Et qui, mêlés aux vignes et aux figuiers, ne laissent pas d’être fort agréables. Les environs sont charmants, et nul endroit du monde ne fut si bien fait pour les rêves de l’absolu bonheur. » Et, un peu plus loin : « La fontaine, autour de laquelle se concentrait autrefois la vie et la gaieté de la petite ville, est détruite, ses canaux crevassés ne donnent plus qu’une eau trouble. » 

Selon Le Figaro en France, c’est la première fois que des vestiges d’une maison de Nazareth datant de l’époque romaine sont mis à jour. Celle-ci abritait deux chambres et une cour intérieure. Tout près, une citerne pour recueillir l’eau de pluie.

Ceux et celles qui ont lu le billet « Faire dodo en Espagne, la tête contre l’histoire » (lire le blogue section Saviez-vous que…) savent combien je suis sensible à l’empreinte de l’histoire sur les vieux bâtiments.

Comme le Français, je suis athée. Et comme le Français, même en étant athée, j’ai senti un frisson me courir dans le dos en lisant la nouvelle. Léger le frisson! Mais frisson quand même!

Si vous vous passionnez pour l’histoire de l’habitation, parcourez le blogue de la section Saviez-vous que…et vous tomberez sur les billets « Au temps où les maisons étaient rondes » et « Aller voir ses chums en passant par les toits ».

(Photo Google: la maison de Nazareth devait beaucoup ressembler à cette maison de pierre du Liban)

Ça va taper du marteau en 2010!

Nouvelle preuve que l’immobilier a résisté de façon admirable à la crise financière et à la récession: non seulement la Commission de la construction du Québec (CCQ) annonce-t-elle une augmentation du volume de travail  pour les ouvriers en 2010, elle prévoit aussi que l’industrie atteindra un sommet jamais atteint depuis la fin des années 70.

Pour pouvoir filer vers une telle performance, fallait-il que la distance à franchir soit plutôt courte! En d’autres termes, nous sommes loin de sortir d’un gouffre si nous sommes en mesure d’atteindre un tel sommet aussi vite.  

Si la construction va, tout va, ont coutume de dire les experts. Et bien, l’année 2010 renferme de belles promesses selon André Ménard, président directeur-général de la CCQ.

« En 2010, nous prévoyons une augmentation de 3 % du volume de travail pour l’ensemble de l’industrie de la construction, a-t-il déclaré. Avec 45 milliards de dollars d’investissements dans l’ensemble du Québec, tous les secteurs seront en mode croissance dans la majorité des régions. Je peux vous assurer que la main-d’œuvre sera au rendez-vous pour soutenir le développement économique du Québec. »

Une précision d’abord : ces chiffres englobent la construction en général, autant les travaux de voirie et de génie civil que le secteur résidentiel en passant par les chantiers d’Hydro-Québec.

Reste que la construction résidentielle explosera elle aussi. La cause première: la hausse du nombre de ménages disposés à acheter (il en arrivera 45 000 par année). La plupart de ces ménages sont des immigrants arrivés en terre québécoise ces dernières années.     

« Bien que son volume d’activité ait diminué, la construction résidentielle a agréablement surpris en 2009, lit-on dans le communiqué. Le nombre de logements mis en chantier a baissé légèrement, mais rien de catastrophique. En effet, en 2009, 43 000 logements ont été mis en chantier alors qu’il y en a eu 48 000 en 2008 (-10 %). Cependant, les heures travaillées n’ont baissé que de 7 % durant la même période. »

Côté public, les ouvriers attendent le coup d’envoi des chantiers des hôpitaux universitaires. Côté commercial, ils attendent que l’économie reprenne son rythme de croissance. Côté industriel, le secteur minier sauvera la mise étant donné le naufrage du secteur des pâtes et  papiers.

Pour en savoir davantage, on consulte le site de la CCQ.