Archive pour décembre, 2009

Et l’heureuse gagnante est….

avatar - 31 décembre 2009

Elle est belle n’est-ce pas? Elle est située au 12, rue Aberdeen à Westmount. Elle a été proclamée « la plus belle des belles montréalaises » par le public dans le cadre du concours Maison coup de cœur 2009, organisé par Opération patrimoine architectural de Montréal (OPAM).

La belle montréalaise compte sur plusieurs atouts physiques pour accrocher le regard du plus blasé des passants et pour arracher des soupirs aux passionnés de belles demeures.

Style Tudor avec les fenêtres en encorbellement, l’inclinaison abrupte du toit, le mur en torchis (comme on disait à l’époque) couvert d’un colombage de bois, la tour à angles de trois étages se terminant par un pinacle au-dessus du toit, lucarnes magnifiques. Tout ça donne un air vaguement médiéval.

La belle de la rue Aberdeen de Westmount a supplanté les quatre autres finalistes situées au 27-29, avenue Hudson à Ville Mont-Royal, au 58-60, rue Guilbault Ouest sur le Plateau-Mont-Royal, au 19, avenue Lakebreeze à Ville de Pointe-Claire, et au 6220, rue Chatelain  à Rosemont-La Petite-Patrie.

Construite en 1895, cette petite merveille de l’architecture montréalaise a su conserver son air de jeunesse grâce entre autres aux bons soins des propriétaires actuels, Anna-Maria Griffin et Richard Pinchuk.

Mis sur pied par Ville de Montréal et la fondation Héritage de Montréal, le concours La maison coup de cœur se tient depuis 19 ans.

Infos : www.operationpatrimoine.com



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Si la hausse des loyers vous intéresse!

avatar - 30 décembre 2009

 

Neuf locataires sur dix au Québec auraient reçu une hausse de loyer déraisonnable dans la dernière année. C’est ce que soutenait début décembre le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

Selon les données compilées par l’organisme, 9 locataires sur 10 ont subi une hausse de loyer supérieure au taux d’ajustement de la Régie du logement. Résultat : les locataires ont payé 22,37$ de trop en moyenne sur une base mensuelle.

Les locataires de Montréal seraient les plus durement frappés.

« Dans l’échantillon du RCLALQ, on remarque que le chauffage est principalement à la charge des locataires (69,7%) et que la majorité des logements n’ont pas subi de réparations majeures (73,3%), lit-on dans le communiqué de presse. « Pour ce type de logement, l’indice d’ajustement de loyer publié par la Régie du logement était de 0,6 % (en excluant les variations de taxes). Malgré tout, les locataires dans cette situation ont reçu des hausses de loyer moyennes de 4,2%, une hausse 7 fois supérieure au taux d’ajustement de la Régie du logement. »

Le RCLALQ rappelle aux locataires qu’ils ont le droit de refuser une augmentation de loyer.

L’Association des propriétaires du Québec (APQ) n’a pas tardé à répliquer par voie de communiqué. « L’analyse du RCLALQ ne prend en compte que les résultats des plaintes qui leurs sont formulées. À ce titre, les résultats qui découlent de cette analyse doivent être mis en perspective ».

Pour en savoir davantage sur les hausses de loyer abusives, on consulte le site internet du RCLALQ.

 

 

 



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Les jeunes préfèrent les plus âgées

avatar - 30 décembre 2009

Intrigué, le TD Canada Trust a décidé de sonder les Canadiens afin de connaître les préférences chez les jeunes et les aînés quand vient le moment d’acheter un logement. Sont-elles semblables ou différentes? La conclusion est surprenante: les jeunes trouvent les vieilles maisons plus attrayantes tandis que leurs aînés préféraient dans leur tendance jeunesse des maisons plus fraîches.   

Près de la moitié des Canadiens âgés de 18 à 34 ans ont acheté une première maison dont la construction remontait à plus de 21 ans. Ceux de 55 ans et plus avaient opté pour des maisons plus récentes. En fait, seulement un aîné sur quatre avait acheté comme première maison une résidence de plus de 21 ans.

Les jeunes sont plus enclins à acheter comme première maison une propriété exigeant des rénovations, soit 35 % comparativement à 24 % des Canadiens maintenant âgés de 55 ans et plus, qui ont fait le même choix lorsqu’ils ont acheté leur première maison. Plus fougueux de nature, les jeunes n’hésitent pas à se retrousser les manches pour se taper des travaux de rénovation, d’autant plus que la maison leur revient moins chère. 

L’emplacement de la première maison est la priorité numéro un chez les jeunes, soit 78 % comparativement à 70 % chez les 35 à 54 ans et 64 % chez les 55 ans et plus. Les jeunes ont aussi un faible pour la ville, soit 64 % comparativement à 55% chez les 35 à 54 ans et 50 % chez les 55 ans et plus. Concernant la banlieue, c’est 28 % chez les jeunes comparativement à 35 % chez les 55 ans et plus.

Quant au type de propriété acheté, les jeunes de 18 à 34 ans penchent davantage pour une copropriété comme première maison (18 % contre 9 % des Canadiens). Par contre, la majorité d’entre eux ont opté pour une maison dans une proportion de 65% comparativement à 88% chez les 55 ans et plus.  

Donnée intéressante : 70% des acheteurs de première maison, toute génération confondue, ont préféré la maison au condo. Ce qui fait dire aux experts de TD Canada Trust que « même si le nombre de copropriétés offertes n’a jamais été si élevé au Canada, les nouveaux acheteurs d’aujourd’hui recherchent encore des maisons traditionnelles, peu importe l’âge ou l’emplacement de la propriété ».

Le mot de la fin revient à Chris Wisniewski de chez TD Canada Trust : « Bien des gens sont portés à croire que les jeunes Canadiens achètent d’emblée une copropriété abordable comme première demeure en milieu urbain, mais cette étude et nos propres données montrent que ce n’est pas le cas. Acheter en milieu urbain signifie souvent opter pour une maison plus âgée qui doit être rénovée. Un grand nombre d’acheteurs veulent donc effectuer des travaux de rénovation rapidement après l’achat. »



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Découverte d’une maison vieille de 2000 ans

avatar - 29 décembre 2009

Le Français me racontait qu’il longeait la frontière israélienne en Jordanie. À bord de son auto, il croisa un écriteau. On annonçait que des travaux d’archéologie se déroulaient tout près. Curieux, il fonça vers la frontière. En s’approchant du Jourdain, il arriva face à face avec un archéologue.

-Bravo, lui dit l’archéologue, vous êtes parmi les premiers à apprendre que l’on vient de découvrir l’endroit même où Jean-Baptiste a baptisé Jésus-Christ. Les salles de nouvelles ne sont même pas encore au courant.

Il y a quelques années de ça, mais le Français m’a raconté l’histoire le printemps dernier.

-Je ne suis pas porté sur la religion, me dit le Français, je suis même plutôt athée. Mais quand vous vous promenez en Terre sainte et que vous apprenez que vous êtes à quelques mètres de l’endroit où Jésus a été baptisé, vous sentez un frisson vous courir dans le dos.

C’est en plein ce que je me suis dit en apprenant que des archéologues venaient de découvrir, quatre jours avant Noël, les restes d’une maison vieille de 2000 ans. Où? À Nazareth! Qui vivait à Nazareth il y a 2000 ans? Le Christ en chair et en os.

Comme Nazareth était un petit village (une cinquantaine de familles) et que le Christ y a vécu 30 ans, on est en droit d’affirmer que le prophète a longé les murs de cette maison plus d’une fois. Et s’il avait élaboré son discours qui allait changer la face du monde à l’ombre de cette habitation, assis sur un banc de pierre, ou dans la grotte de secours située à proximité? Peut-être y a-t-il même mis les pieds! Qui sait, le propriétaire de la maison était peut-être un chum de Joseph ou un ami de Marie (j’ai écrit ami, pas amant, n’essayez même pas!), un copain du Christ ou un frère, entendu que l’homme avait plusieurs frères et sœurs. Jésus lui-même y aurait-il vécu? Il est trop tôt pour l’affirmer.    Vu qu’il ne reste que la partie inférieure des murs, il est plutôt difficile de se faire une idée de la maison. Mais je me suis rappelé avoir lu une description des maisons de Nazareth de l’époque dans le livre Vie de Jésus d’Ernest Renan. Voici l’extrait :

« Nazareth, comme à cette époque toutes les bourgades juives, était un amas de cases bâties sans style, et devait présenter cet aspect sec et pauvre qu’offrent les villages dans les pays orientaux. Les maisons ne différaient pas beaucoup de ces cubes de pierre, sans élégance ni extérieure ni intérieure, qui couvrent aujourd’hui les parties les plus riches du Liban. Et qui, mêlés aux vignes et aux figuiers, ne laissent pas d’être fort agréables. Les environs sont charmants, et nul endroit du monde ne fut si bien fait pour les rêves de l’absolu bonheur. » Et, un peu plus loin : « La fontaine, autour de laquelle se concentrait autrefois la vie et la gaieté de la petite ville, est détruite, ses canaux crevassés ne donnent plus qu’une eau trouble. » 

Selon Le Figaro en France, c’est la première fois que des vestiges d’une maison de Nazareth datant de l’époque romaine sont mis à jour. Celle-ci abritait deux chambres et une cour intérieure. Tout près, une citerne pour recueillir l’eau de pluie.

Ceux et celles qui ont lu le billet « Faire dodo en Espagne, la tête contre l’histoire » (lire le blogue section Saviez-vous que…) savent combien je suis sensible à l’empreinte de l’histoire sur les vieux bâtiments.

Comme le Français, je suis athée. Et comme le Français, même en étant athée, j’ai senti un frisson me courir dans le dos en lisant la nouvelle. Léger le frisson! Mais frisson quand même!

Si vous vous passionnez pour l’histoire de l’habitation, parcourez le blogue de la section Saviez-vous que…et vous tomberez sur les billets « Au temps où les maisons étaient rondes » et « Aller voir ses chums en passant par les toits ».

(Photo Google: la maison de Nazareth devait beaucoup ressembler à cette maison de pierre du Liban)



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Ça va taper du marteau en 2010!

avatar - 28 décembre 2009

Nouvelle preuve que l’immobilier a résisté de façon admirable à la crise financière et à la récession: non seulement la Commission de la construction du Québec (CCQ) annonce-t-elle une augmentation du volume de travail  pour les ouvriers en 2010, elle prévoit aussi que l’industrie atteindra un sommet jamais atteint depuis la fin des années 70.

Pour pouvoir filer vers une telle performance, fallait-il que la distance à franchir soit plutôt courte! En d’autres termes, nous sommes loin de sortir d’un gouffre si nous sommes en mesure d’atteindre un tel sommet aussi vite.  

Si la construction va, tout va, ont coutume de dire les experts. Et bien, l’année 2010 renferme de belles promesses selon André Ménard, président directeur-général de la CCQ.

« En 2010, nous prévoyons une augmentation de 3 % du volume de travail pour l’ensemble de l’industrie de la construction, a-t-il déclaré. Avec 45 milliards de dollars d’investissements dans l’ensemble du Québec, tous les secteurs seront en mode croissance dans la majorité des régions. Je peux vous assurer que la main-d’œuvre sera au rendez-vous pour soutenir le développement économique du Québec. »

Une précision d’abord : ces chiffres englobent la construction en général, autant les travaux de voirie et de génie civil que le secteur résidentiel en passant par les chantiers d’Hydro-Québec.

Reste que la construction résidentielle explosera elle aussi. La cause première: la hausse du nombre de ménages disposés à acheter (il en arrivera 45 000 par année). La plupart de ces ménages sont des immigrants arrivés en terre québécoise ces dernières années.     

« Bien que son volume d’activité ait diminué, la construction résidentielle a agréablement surpris en 2009, lit-on dans le communiqué. Le nombre de logements mis en chantier a baissé légèrement, mais rien de catastrophique. En effet, en 2009, 43 000 logements ont été mis en chantier alors qu’il y en a eu 48 000 en 2008 (-10 %). Cependant, les heures travaillées n’ont baissé que de 7 % durant la même période. »

Côté public, les ouvriers attendent le coup d’envoi des chantiers des hôpitaux universitaires. Côté commercial, ils attendent que l’économie reprenne son rythme de croissance. Côté industriel, le secteur minier sauvera la mise étant donné le naufrage du secteur des pâtes et  papiers.

Pour en savoir davantage, on consulte le site de la CCQ.

 



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Québec et Saint-Hyacinthe finissent en tête

avatar - 27 décembre 2009

En novembre, la construction résidentielle a baissé au Québec dans les centres de 10 000 habitants et plus : 3 693 habitations mises en chantier comparativement à 4 236 en novembre 2008.

La construction de maisons individuelles a diminué de 15 % et celles d’habitations collectives de 3 % (condos et logements locatifs).

Par contre, si on regarde la moyenne depuis le début de l’année, le rythme de construction s’est montré plus fort qu’en octobre, selon les statistiques de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL).

Dans les grandes villes de 100 000 habitants et plus, au niveau des constructions individuelles, la région de Montréal est la seule de la province à avoir connu un bilan positif avec une hausse de 12%. Toutes les autres ont piqué du nez : Trois-Rivières -26%, Québec -30%, Saguenay -32%,  Gatineau -47%, Sherbrooke -53%. Au niveau des habitations collectives, Québec a dépassé l’augmentation de 100% suivie de Sherbrooke et du Saguenay avec des hausses respectives de 52% et 41%. Suit Gatineau avec 8% tandis que Montréal et Trois-Rivières chutent avec des baisses de -14% et -88%.

Globalement, Québec affiche la meilleure performance avec une hausse de 55%, suivie de Saguenay 2%, Montréal, -8%, Sherbrooke -9%,  Gatineau -18% et Trois-Rivières -74%.     

Dans les villes de 50 000 à 100 00 habitants, au niveau des constructions individuelles, à part Saint-Hyacinthe qui n’a connu ni hausse ni baisse, toutes les villes ont un solde négatif : Saint-Jean-sur-Richelieu -6%, Drummondville -25%, Granby -29%, Shawinigan -60%. Au niveau des habitations collectives, Saint-Hyacinthe et Drummondville ont dépassé le 100% de hausse pendant que Shawinigan s’en tire bien avec 20%. Dans la cave du classement, Saint-Jean-sur-Richelieu et Granby avec des baisses de -75% et de -79%.

Globalement, St-Hyacinthe ouvre la marche avec une hausse de 67% de mises en chantier, suivi de Drummondville avec 10%. Côté négatif : Saint-Jean-sur-Richelieu -28%, Shawinigan -33% et Granby -63%.   

 



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Qui veut d’un chalet à 9500$ par semaine?

avatar - 23 décembre 2009

Je ne suis pas allé très loin pour mettre la main dessus: Cyberpresse, 6 décembre, article signé Simon Diotte. Je n’ai pu résister à la tentation de vous mettre au courant. Imaginez! 9500$ par semaine!

Je l’admets, l’utilisation du mot chalet dans le titre est réductrice. Il s’agit d’une maison de campagne plutôt. Que dis-je, d’une villa! La propriété s’appelle la Villa Marvic d’ailleurs. Pas fous, les propriétaires comptent sur la saison de ski pour trouver des locataires qui, à mon humble avis, ont toutes les chances de s’appeler Guy Laliberté, ou Pierre-Karl Péladeau, ou un illustre membre de la famille Desmarais. Ou même un prince arabe disposé à troquer la pente de ski artificielle de Dubaï pour une vraie montagne nordique. Pourquoi pas l’un des nouveaux milliardaires russes, chinois ou indien? À moins que ce ne soit un millionnaire du Canadien de Montréal. Qui est skieur dans la bande de Bob Gainey?

La villa se trouve à proximité de la montagne Le Massif, donc dans la région de Charlevoix, avec vue sur l’île-aux-Coudres et le fleuve Saint-Laurent. Bien entendu, à ce prix-là, l’établissement est coté cinq étoiles par la Corporation de l’industrie touristique du Québec. Le forfait deux nuits, vendredi et samedi, avoisine les 5000$.

On apprend sans surprise que le propriétaire mise sur la sensation de dévaler une pente de ski avec le St-Laurent à ses pieds. Il va certainement gagner son pari. En tout cas, à ce prix-là, la plupart d’entre nous vont se contenter de dévaler les pistes du Owl’s Head avec vue sur le lac Memphrémagog s’ils veulent connaître la sensation de skier au-dessus d’un cours d’eau.       

Vous voulez des chiffres? Comme la surface habitable ou le nombre de pièces? Vous voulez voir à quoi ressemble la bâtisse? Excusez, la villa je voulais dire. Alors, allez lire l’article de M. Diotte : http://www.cyberpresse.ca/voyage/quebec/200912/04/01-928003-chalet-de-luxe-a-louer-9500-par-semaine.php

Vous découvrirez aussi pourquoi Charlevoix peut se permettre un tel chalet de luxe.

Vous dites que vous ne pourrez jamais vous offrir un tel établissement? Simon Diotte n’est pas d’accord avec vous. Il vous donne même aussi les clefs du chalet royal.

Façon de parler, évidemment.

 

Casarazzi prend une pause et vous reviendra entre Noël et le Jour de l’An. Pour le moment, il vous souhaite un très beau réveillon et de joyeuses fêtes.

  



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Mauvaise nouvelle: les loyers sont trop bas!

avatar - 22 décembre 2009

Au Québec, les loyers n’ont progressé en moyenne que de 2,8% entre octobre 2008 et octobre 2009, selon le dernier rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL). Conséquence : c’est toujours au Québec que l’on retrouve les loyers les plus abordables au pays (voir le billet Pénurie de logements à Québec, surplus à Sherbrooke).

S’il s’agissait d’une bonne nouvelle pour les locataires, les propriétaires eux en ont profité pour réclamer des changements.

« Dans plusieurs cas, cette hausse est nettement insuffisante pour permettre le maintien de l’immeuble en bon état », soutient Martin Messier, président de l’Association des propriétaires du Québec. «La hausse trop faible des loyers ne permet pas de stimuler la construction, ni l’investissement dans les travaux majeurs de rénovation. Il est temps de constater que cette façon de contrôler les loyers cause du tort tant aux locataires qu’aux propriétaires et cette situation se dégradera rapidement si le gouvernement ne corrige pas le tir. Alors que nous connaissons de plus en plus de problèmes, il est temps de remettre en question l’existence même du contrôle des loyers, il est temps de retrouver l’inspiration et le dynamisme de la libre concurrence. »

Même son de cloche du côté de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ).

« Les propriétaires de logements et les investisseurs font face à la même explosion des coûts d’entretien, de rénovation et de construction qu’ailleurs au pays, mais les revenus de location au Québec n’ont pas suivi la même courbe, explique Hans Brouillette, directeur des Affaires publiques.« Il ne faut donc pas s’étonner de la dégradation du parc de logements québécois et du manque d’intérêt à en construire de nouveaux pour répondre à la demande. »

La CORPIQ fait état d’une différence entre les chiffres de la SCHL et ceux de la Régie de logement du Québec. Selon elle, la Régie avance une hausse moyenne du loyer d’un pour cent par année.

« Il serait temps que l’on sache qui de la Régie du logement ou de la SCHL a les bons chiffres », estime la CORPIQ.

Selon la SCHL, le taux n’inoccupation des logements au Québec n’a pratiquement pas bougé, soit 2,2 % en octobre 2008 à 2,4 % en octobre dernier.

Réaction de l’APQ: « Le taux d’inoccupation augmente légèrement, les logements qui demeurent libres à la location prennent de plus en plus de temps à louer alors que l’immigration augmente et que l’accession à la propriété diminue! C’est selon nous un signal qu’il est temps de stimuler le marché locatif résidentiel! »

Réaction de la CORPIQ : « Nous comprenons que certains locataires déplorent des taux d’inoccupation encore relativement faibles dans certaines régions. Toutefois, les propriétaires se souviennent à leur tour que, pendant 12 des 22 dernières années, ils ont subi des taux d’inoccupation plus hauts, voire beaucoup plus hauts que le point d’équilibre que la SCHL cible à 3 %. »

Pour lire la réaction de la CORPIQ dans son intégralité : www.corpiq.com.



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Fixation du loyer : les propriétaires réclament plus de pouvoir

avatar - 22 décembre 2009

L’Association des propriétaires du Québec (APQ) aimerait bien que la Régie du logement accorde plus de latitude aux propriétaires quand vient le moment d’augmenter le prix du loyer.

En marge d’une rencontre entre les ministres responsables du dossier habitation de partout au Canada début décembre, l’APQ a profité du moment pour faire part de ses doléances par voie de communiqué de presse.

Elle a suggéré au ministre québécois de profiter de l’occasion pour s’inspirer de ce qui se passait dans les autres provinces afin de régler les problèmes qui persistent à la Régie du logement.  

Exemples : en Ontario, le gouvernement contrôle la fixation des prix de loyer en ce qui regarde les locataires déjà installés. Si l’appartement se vide, c’est le propriétaire qui décide de l’augmentation à imposer au futur locataire. Le gouvernement ne s’en mêle pas.

Au Nouveau Brunswick et en Alberta, c’est encore mieux! Les propriétaires agissent à leur guise.

« Le Québec est doté d’un système de contrôle des loyers parmi les plus restrictifs au monde », estime Martin Messier, président de l’APQ. « Il est trop sévère actuellement et nous demandons au gouvernement de l’assouplir afin que nous puissions attirer l’intérêt des investisseurs dans l’immobilier locatif résidentiel au Québec. »

« À titre d’exemple, ajoute-t-il, dans le calcul d’augmentation de cette année, chaque tranche de 1 000 $ investis dans des rénovations majeures ne donnait que 3,33$ d’augmentation mensuelle de loyer. Cette situation dénoncée au Ministre des affaires municipales, des régions et de l’occupation du territoire, M. Laurent Lessard, lors d’une récente rencontre, doit être corrigée. La méthode de fixation déjà trop sévère doit être améliorée pour permettre des rendements acceptables. »

Il y a longtemps aussi que l’APQ réclame que l’on accorde la possibilité aux propriétaires d’exiger un dépôt de garantie auprès des locataires au cas où ces derniers provoqueraient des dégâts dans les appartements. Ce dépôt serait pratique courante ailleurs au pays. 

 

 



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941 000$ pour une maison de 66 pouces de largeur!

avatar - 19 décembre 2009

Je lis religieusement le blogue de Mali Ilse Paquin sur Cyberpresse. Londres est une ville qui me fascine et Mali Ilse nous raconte l’envers du décor à Londres. La semaine dernière, elle avait une perle pour Casarazzi. 

Le bâtiment sombre pris en sandwich sur la photo n’est pas une annexe. Il s’agit de la maison la plus étroite de la Grande-Bretagne. Dimensions : 66 pouces de largeur. Comme dit Mali Ilse, la maison peut à peine contenir un lit double.

La maison est à vendre actuellement. L’agent immobilier demande 550 000 livres sterling, soit 941 000$. Dans son annonce, il met l’accent sur le caractère unique de la propriété « reconnue mondialement ». C’est un fait que, dans les pays industrialisés, les maisons à 66 pouces de largeur ne courent pas les rues. L’agent immobilier prend soin d’ajouter qu’artistes et bohémiens y ont vécu ( joue-t-il sur la nostalgie des années 60?) et qu’ils ont vraiment apprécié.

Remarquez que le blogue fait état d’une hauteur de cinq étages (les deux autres seraient-ils derrière?) et d’une superficie de 1000 pieds carrés. Mais cela ne change rien au fait que, à Londres, la vie est chère. En doutez-vous encore? En fait, Londres fait partie des villes les plus chères du monde avec Moscou et Tokyo.

Bien sûr, les fidèles au blogue y sont allés de leur commentaire face à cette « maison » située dans le quartier Shepherd’s Bush. À commencer par la blogueuse elle-même : « Qui veut vraiment habiter dans un placard géant où il faut marcher de côté pour ne pas entrer dans les murs? » Puis suivaient les fidèles: « Peut-être s’agit-il d’une maison qui s’élargit de l’intérieur comme celles dans Harry Potter! » Ou encore : « Le propriétaire va gagner beaucoup en économies de chauffage: il peut se laisser chauffer passivement par les murs de ses voisins. » Ou encore : « Le propriétaire de la maison la plus mince/étroite au pays touche-t-il des royalties si cette maison apparaît sur des cartes postales, des guides touristiques ou des photos de sites internet? Si oui, l’investissement s’en trouve peut-être partiellement amorti? » Ou encore: «Vu le prix de l’immobilier, les locataires vont sûrement devoir faire une colocation en plus! »

 



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