Plein d’idées pour un arbre de Noël original

 

Comme promis, je suis de retour avec les idées de décoration d’Anabel Elles sont si nombreuses que je vais simplement ouvrir les parenthèses, transposer le courriel d’Anabel et fermer les parenthèses. Aujourd’hui, on s’attarde sur l’arbre de Noël. On reviendra plus tard pour le reste.

Prenez ce que vous voulez! Il y a des idées pour tout l’monde!

«Certaines images me sont venues à l’esprit, raconte Anabel, comme faire un sapin juste avec des photos. C’est facile! Avec 50$ maximum, tu fais sortir les photos les plus drôles de la famille et tu les déposes sur des cartons. Tu découpes la forme de la personne et tu fais un trou juste au dessus pour passer une ficelle rouge. Et nous voici avec un sapin qui parle l’histoire de la famille!
« J’ai vu quelque chose hier au centre Rockland. C’était un bâton d’une longueur d’un à deux mètres peint en brun pour donner l’apparence de l’écorce. Tout en haut trône un petit sapin de Noël. Ce qui est différent, c est que les boules de décoration sont accrochées à de longues cordes de couleur différente et placées à des hauteurs différentes. Le look est original. Toutes les boules pendouillent sous le sapin. C’est très joli à voir!

« J’ai aussi vu un faux sapin de Noël garni de vraies branches dépassant celles de l’arbre et portant des boucles et autres trucs de décoration. Plutôt spécial!

« Il y a plein de films de Noël aussi! On peut demander aux enfants de reproduire en miniature des scènes de leurs films préférés : Le grincheux, Boréal Express, Le Noël de la belle et la bête, Shrek et Noël et tous les autres. Souvent dans les films, il y a une scène ou un décor qui accroche plus que les autres et qui fait la réputation du film.
« L’arbre peut être fait qu’en bonbon seulement : guirlande de pop corn, candy, canne de Noël, cloche en chocolat. Exactement comme dans le film La chocolaterie. On peut aussi faire casse-noisette comme dans le film qui porte le même nom. 
« Il est possible de jouer avec la lumière sans mettre de lumières dans le sapin. On fabrique une sorte de boule avec des pochoirs de flocons de neige, et lorsque nous allumons les lumières de la pièce, on a l’impression que les flocons bougent!
«J’aime aussi l’idée de prendre des foulards de partout et de les accrocher. Rien d’autre que des foulards! Des foulards de tout genre et de toutes les couleurs. En laine, synthétique, gros tricot.

« On peut aussi acheter des boules de Noël à 1$ le paquet et demander aux enfants de dessiner sur les surfaces avec de la peinture. C’est préférable de privilégier les couleurs criardes et fluo. Ils vont adorer.

«Pourquoi pas un arbre de Noël géographique? Suffit d’accrocher à l’arbre des drapeaux de plusieurs pays.

Quand on y pense, les thèmes sont nombreux: joueurs de hockey, soccer, football, ballet (même moi j’ai une ballerine dans mon sapin), la dernière mode vestimentaire, un look Gucci et Prada, sacs, etc. On trouve un tas de choses dans des revues! »

Pour d’autres idées, lire le billet précédent « Des idées de décoration de Noël? La chasse est ouverte! ».

D’autres idées sont à venir. À suivre! 

 

 

 

Des idées de décoration pour Noël? La chasse est ouverte!

 

J’étais chez Maxi à déambuler dans les rangées. Je dresse l’oreille : tiens, la musique du temps des fêtes est arrivée. « Vous êtes bénie des dieux, dis-je à la caissière, déjà des chansons de Noël à longueur de journée et nous sommes juste au milieu de novembre.» Elle a levé les yeux au plafond. Le message était clair : « Achalez-moi pas avec ça! C’est déjà assez dur de même! »

C’est vrai qu’année après année, Noël, ça devient répétitif un brin. À la maison, on aimerait bien renouveler l’ambiance. La couronne, le sapin, les guirlandes, c’est du déjà vu. 

En général, les adeptes du cocooning se débrouillent assez bien quand vient le moment de composer une atmosphère. Mais personne ne crache sur de nouvelles idées à ce que je sache!  

Aujourd’hui, Casarazzi lance quelques idées en l’air comme ça. Juste pour provoquer un remous. Juste pour faire naître un décor « bluffant », comme disent les Français et Françaises. Et comme décembre approche et que plusieurs d’entre nous pensent déjà décoration, allons-y gaiement.

Un arbre de Noël sans lumières ni guirlandes, mais tapissé de haut en bas de dessins d’enfants, de bas de laine (difficile de les éviter), de bonnets de Noël, de cannes à croquer mais surtout d’objets évoquant la passion de notre vie. Tout ce qui nous passe par la tête du moment que la mosaïque nous rappelle qu’on ne fête pas l’Halloween. Pas un pouce à l’air libre! C’est le bordel dans l’arbre! Un arbre bordélique!

Et laissons le haut des armoires de cuisine déborder d’une quincaillerie bordélique à son tour. On y fourre des surfaces de jeu comme le backgammon ou le tock, des bougies, des coussins, des jingles, un vieux fanal. Encore une fois, des trucs de Noël ici et là pour nous rappeler qu’on ne fête pas la Pâques

Vu quelque part sur une table il y a longtemps. C’était un agencement superbe! De mémoire, c’était comme un plateau de verre à trois étages destiné à accueillir des petits gâteaux. Sauf qu’il accueillait pour l’occasion toutes sortes de décorations de Noël alternant avec des friandises. L’ensemble avait vraiment l’air d’un mini arbre de Noël.

Si vous adorez la musique, foutez de vieux instruments dans un petit traîneau flânant quelque part en y insérant deux ou trois décorations. La musique et le temps des fêtes, ça va ensemble, non? Si vous êtes sportif, optez pour tous les ballons et accessoires en votre possession.

Sur un tableau pas cher affiché au mur (ou une échelle), mélangez vos photos de Noël les plus festives avec vos cartes de souhaits préférées, agrémentées peut-être de vieilles affiches de films.

Demandez à vos enfants de foutre leurs bébelles préférées des derniers Noëls dans un mini traîneau. Mieux : demandez-leur de créer leur propre parade que vous exhiberez en permanence sur une table. En termes d’imagination et de fantaisie, les enfants n’en manquent pas! Mettez le bouton à « on » et vogue la galère.

Accrochez aux murs tout ce qui évoque l’hiver : patins, mitaines usées à la corde, tuques, vieille paire de skis ou de raquettes.   

Une touche d’humour ne ferait pas de tort. Mettez la grosse face toute verte du grincheux à côté du miroir ou dessus, déposez le kangourou d’un enfant sur les épaules du Père Noël, trouvez-vous un Barack Obama à déguiser. De toute façon, Barack est plus populaire que Santa Claus par les temps qui courent.  

Tout excité, j’ai envoyé mes idées à Anabel, la fille de ma copine. Je la sais passionnée de décoration. Elle m’a répondu avec tact : « C’est un peu kitsch ton affaire! » Me prenant en pitié, elle m’a envoyé un courriel long comme ça plein d’idées! Penaud, j’ai pris mon trou!

Je vous ferai connaître les idées d’Anabel très bientôt.

De votre côté, si vous avez croisé un jour une décoration de Noël vraiment originale, ou si vous fantasmez sur une idée que vous jugez irréalisable, ce serait cool de nous le faire savoir.

 

 

Aller voir ses chums en passant par les toits

 

Je vois ça d’ici. Papa va discuter de l’échange de Guillaume Latendresse au Wild du Minnesota chez son ami Gustave, histoire de le piquer un peu. Il sort sur le toit de sa maison et prend la direction sud de la ville. Il grimpe une échelle, traverse le toit du voisin, descend une échelle, traverse un autre toit, remonte une échelle. De terrasse en terrasse, il se rend chez Gustave en moins dix minutes. Bien sûr, chemin faisant, il s’arrêtera chez Marc pour causer Alouettes et Coupe Grey.

Maman va chez sa sœur Ariane faire part de ses inquiétudes quant à l’habillement trop sexy de sa fille Audrey. Elle marche d’un toit à l’autre, direction nord. Chemin faisant, elle causera grippe A (H1N1) avec sa voisine.

Pour sa part, Audrey s’est échappée côté est de la ville pour bavarder mode et Coldplay avec sa meilleure amie. Comme d’habitude, elle reviendra sous les étoiles. Quant à son frère Maxime, il a tourné ses pas vers l’ouest, guitare sur le dos, pour aller jouer de la musique avec ses chums.

Quelle vie ce serait! Pas de rue, ni de trottoir, ni de bruit de moteur! On appelle ça « fantasmer ». D’autant plus qu’en hiver, ce serait plutôt malcommode.

Mais il fut une époque où, effectivement, les habitants de la ville se déplaçaient sur les toits en terrasse. Il n’y avait ni porte ni fenêtre au rez-de-chaussée. Fallait se protéger contre les bêtes sauvages et les attaques des tribus rivales. Pour mettre les pieds dans une maison, fallait entrer par une ouverture aménagée dans le toit au moyen d’une échelle qu’on remontait sur son passage. La ville s’appelait Çatal Höyük et se trouvait en Turquie actuelle, région où il fait toujours soleil.

Construites 6000 ans avant Jésus-Christ, les maisons rectangulaires de Çatal Höyük étaient faites de boue séchée et formaient un bloc compact car les rues n’existaient pas. Les gens passaient d’une maison à l’autre en marchant sur les toits. Ces toits étaient constitués en terrasses, les maisons étant de hauteur différente.

Le toit était vraiment le lieu de prédilection des habitants de Çatal Höyük. Assis sur des tapis, on bavardait, on buvait, on dormait. Les enfants jouaient en sautant d’un toit à l’autre. Un esprit débridé dirait que les habitants de Çatal Höyük pratiquaient le hiving dans sa forme primitive, cette forme de cocooning où l’on se replie à l’intérieur tout en restant branché avec l’extérieur (voir blogue dans la section Trucs et Cocooning)

La pièce commune dans chaque maison avait une grandeur de 20 à 25 mètres carrés. De toutes petites pièces complétaient l’intérieur. De magnifiques fresques monochromes et polychromes recouvraient les murs. On estime que 6000 personnes habitaient Çatal Höyük.

J’ai vécu une fois la sensation de passer d’une maison à l’autre en sautant sur les toits. C’était dans le quartier arabe à Jérusalem où j’ai vécu une semaine. Mais à Jérusalem, il y a des ruelles! C’est pas pareil!

Si vous aimez ce genre de billet historique, je vous invite à lire le billet précédent : « Au temps où les maisons étaient rondes ». Je parle de la ville de Jéricho. 

Six mises en chantier sur dix sont des condos

Sur l’île de Montréal, près de six mises en chantier sur dix sont des copropriétés. Et d’après la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), le vent n’est pas près de tourner. D’autant plus que ce type de construction s’étend dans la banlieue immédiate, autant à Laval que sur la Rive-Sud, et même bien au-delà.

La recherche de logements abordables explique en grande partie cette popularité des condos, tout comme elle explique la fuite des résidents montréalais vers la banlieue, un phénomène qui ne s’essouffle toujours pas. Par contre, de plus en plus de propriétaires vont s’installer au-delà de Laval et de Longueuil, justement pour acquérir des propriétés au prix encore plus bas. 

Toujours pour la région de MTL, la SCHL prévoit que le marché de la revente, devenu un cheval fou depuis le printemps, stagnera un brin en 2010,  le volume de transactions n’augmentant que d’un pour cent.  Un nombre de 40 500 propriétés devraient changer de propriétaires. Le  prix moyen devrait s’établir à 279 000$. 

Le nombre de mises en chantier devrait diminuer légèrement pour atteindre 18 100 en 2010 au lieu de 18 300 en 2009. « Alors que le total annuel des mises en chantier a dépassé les 20 000 unités durant les sept dernières années, répondant ainsi à une demande latente non exprimée à la fin des années 1990, la cadence prévue en 2010 sera plus en phase avec le rythme de formation des ménages dans la région de Montréal », explique Bertrand Recher, analyste principal de marché.

L’an prochain, le niveau de construction augmentera de 6 % pour les maisons individuelles, mais reculera de 3,8 % en ce qui a trait aux logements collectifs. 

Côté marché locatif, le taux d’inoccupation sera de  2,1 % à la fin de l’année, comparativement à 2,4 % l’automne dernier. Pour 2010, le taux d’inoccupation devrait revenir à 2,4 %, surtout à cause de la précarité des emplois chez les 15 à 24 ans. Les immigrants viendront gonfler une fois de plus les rangs des locataires.

Pour en savoir davantage, le site  www.schl.ca

   

Au temps où les maisons étaient rondes

 

À quoi ressemblaient les maisons de Jéricho, la plus ancienne ville du monde? Elles étaient toutes rondes, faites de briques de boue façonnées à la main puis séchées au soleil.

Jéricho, ville située à 30 kilomètres à l’est de Jérusalem, renferme les vestiges de la première ville de l’histoire, enfouis sous 20 mètres de roche, de détritus et de terre pendant des siècles. Les premières traces d’habitation remontent à 8000 ans avant Jésus-Christ.

Chasseurs, pêcheurs et agriculteurs habitaient ces maisons tout en rondeur situées dans la vallée du Jourdain. On estime que Jéricho comptait entre 2000 et 3000 habitants. Des crânes de l’époque ont été retrouvés dans une muraille.

Un mur et un fossé encerclaient le groupe de résidences pour les protéger contre d’éventuels envahisseurs. Les sentinelles se reléguaient à tour de rôle. Pourquoi tant de sécurité? Parce que la ville s’élevait près d’une source d’eau et aussi près de la Mer Morte dont le sel servait à conserver les aliments. 

Il faudra attendre 1000 ans avant que les habitants de Jéricho n’adoptent la maison rectangulaire. Selon les spécialistes, il est tout à fait normal que la maison ronde soit apparue avant la maison à angle, les repères de rondeur dans la nature étant plus nombreux : plafond des cavernes, arbres, lune, roche, etc. Le passage de la maison ronde à la maison à angle est considéré comme la première révolution dans l’industrie de la maison.

Au fait, le mot Jéricho vous sonne-t-il les cloches? Rappelez-vous le récit de la Bible. Jéricho est la première ville que les Hébreux ont attaquée en mettant les pieds sur la Terre promise, sauf Moïse parce que Dieu n’était pas content de sa conduite. Josué avait dirigé l’assaut suivant la stratégie des trompettes jouant si fort que les murs sont tombés. Tout a été rasé! Ce fut un vrai carnage selon la Bible : « Les Hébreux s’emparèrent de la ville et la vouèrent à l’anathème au fil de l’épée…hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux bœufs, aux brebis et au ânes. »

 

Amen!