Archive pour octobre, 2009

L’image du gars de la construction en prend un coup!

avatar - 31 octobre 2009

 

« Scandale dans l’industrie de la construction! », « La Sûreté du Québec enquête! », « Le crime organisé s’est infiltré!», « Abus de confiance! », « Collusion! »,. 

On lit ces mots tous les jours, on les entend tous les jours. Alors, on imagine facilement la scène: le pauvre gars qui s’assoit face à un entrepreneur pour lui confier ses travaux de rénovation ou la construction de sa maison, que se passe-t-il dans sa tête? Pire : que pense-t-il quand il voit l’entrepreneur travailler dans sa propre maison?

L’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) s’empresse de rassurer les propriétaires par voie de communiqué.

« L’Association constate à regret que les comportements d’une poignée d’individus ont entaché la réputation d’une industrie d’environ 24 000 employeurs et 144 000 salariés, qui sont, dans la très grande majorité des cas, honnêtes et dignes de confiance peut-on lire dans le communiqué. L’APCHQ rappelle à la population que les entrepreneurs du secteur résidentiel ne sont pas pointés du doigt dans les divers scandales de corruption qui ont éclaté jusqu’ici, ces derniers transigeant essentiellement avec les consommateurs. »

D’ailleurs, l’APCHQ approuve l’opération Marteau lancée par le gouvernement du Québec pour faire le grand nettoyage dans l’industrie de la construction. De plus, elle dit n’avoir rien contre la création d’une commission d’enquête si le besoin se fait sentir.

Rappelons que l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec transige avec plus de 17 000 entreprises réparties 16 bureaux régionaux. L’organisme et ses membres effectuent  76 % des travaux en habitation.

Info : www.apchq.com



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Ménage à trois en vue!

avatar - 31 octobre 2009

 

I get by with a little help from my friends, chantaient les Beatles. Cette phrase devenue un slogan ou presque trouve aussi son application dans le secteur de l’habitation.       

Bientôt, une maison solaire et une auto électrique s’alimenteront réciproquement en électricité. Et ça se passera dans notre cour!  À Hudson, à l’ouest de Montréal.

On dit que c’est l’ère des expériences dans le monde des énergies renouvelables. En doutez-vous encore?

Le toit de la maison, appelée Alstonvale par son concepteur Sevag Pogharian, sera muni de 42 panneaux photovoltaïques (solaires) de 175 watts chacun. D’une puissance globale de 7,35 kilowatts, ces panneaux transformeront les rayons du soleil en électricité grâce à des photocellules à base de silicium.      

«La production annuelle d’électricité des panneaux PV devrait être d’environ 9 000 kWh, dont quelque 7 200 kWh seront utilisés pour satisfaire les appareils à haute efficacité de la maison », explique José Candanedo, doctorant en génie du bâtiment à l’Université de Concordia. « Sa consommation quotidienne moyenne sera d’environ 20 kWh pour les appareils, l’éclairage et même le chauffage, soit 70 % de moins qu’une maison québécoise classique. »

À quoi serviront les 1800 kWh qui restent? Devinez! Et oui : à recharger l’auto électrique. Et en guise de reconnaissance, l’auto alimentera la maison en cas de panne du système. L’union de l’immobilier et du transport sera consacrée. 

«Pour éviter une catastrophe climatique, il suffit de jumeler des petites autos électriques aux maisons ordinaires », explique Chris Ives, ancien chercheur en maisons saines à la Société canadienne d’hypothèques et de logement. « Ceci permettra de réduire deux tiers des émissions de gaz à effet de serre d’une famille typique. Il n’est même pas nécessaire de se doter de coûteux panneaux PV (jusqu’à 10 $ le watt, installé), ni de solliciter le réseau électrique. Il suffit d’investir 5 000 $ à 10 000 $ dans des travaux d’étanchéité et d’isolation et à l’achat d’appareils ménagers à haute efficacité, afin d’économiser environ 8 kWh par jour. Selon les fabricants, c’est suffisant pour rouler environ 80 kilomètres en voiture électrique, soit la distance parcourue quotidiennement par 90 % des automobilistes!»

La maison produira une telle quantité d’électricité (les occupants n’arriveront pas à tout consommer) qu’elle écoulera son surplus dans le réseau d’Hydro-Québec, surtout durant la saison estivale. Pour exprimer sa gratitude, le réseau servira à électrifier l’auto et la maison quand l’ensoleillement sera trop faible. On appelle ça un ménage à trois! Je me branche, tu te branches, nous sommes branchés, comme dirait l’autre.

La maison en devenir de Hudson figure parmi les 12 lauréates du concours EQuilibrium lancé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Le but du concours est d’encourager les chercheurs faisant preuve d’initiative dans le domaine de l’énergie renouvelable en ce qui a trait à l’habitation.

Pour en savoir davantage sur le projet, et aussi sur l’auto électrique produite par l’entreprise ZENN de Toronto: www.spd.ca ou zenncars.com ou www.eria.info



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Un chalet perdu au cœur de Paris

avatar - 29 octobre 2009

 

Peut-on imaginer un chalet genre cabane de bois planté au beau milieu de Montréal, comme résidence permanente? Ce serait fou, n’est-ce pas!

À Paris, ville par excellence de l’insolite dans l’immobilier, ça existe!

Non seulement le chalet existe, mais on a failli le jeter à terre pour faire place à un immeuble à logements. Si le chalet est toujours debout, c’est en bonne partie grâce à son jeune locataire qui s’est levé un bon matin et a décidé que, non le chalet n’allait pas disparaître!

Samuel Cahu, 24 ans, a ouvert la machine. Il a entrepris des recherches dans les archives de Paris et découvert que le chalet existait déjà en 1881. Pensez-y! Victor Hugo vivait toujours, la tour Eiffel n’existait pas, Toulouse-Lautrec faisait sensation à Montmartre. 

Samuel a aussi découvert que l’année de la construction d’un chalet voisin, identique au sien mais disparu aujourd’hui, remontait à 1868. Ça commence à faire loin!

Excité, le gars a ouvert un site internet, mis une pétition en circulation et écrit au maire de Paris pour réclamer la protection du bâtiment.

Comme la photo le montre, le dernier chalet de la Ville Lumière évoque celui des Alpes. Fait de bois, muni d’un balcon et d’une terrasse, le chalet fait figure de mouton noir dans le 19e arrondissement. Bâtiment trapu et sombre entouré d’immeubles à logement qui le surplombent, il vaudrait 450 000 euros. Superficie habitable: 100 mètres carrés. Hauteur: dix mètres.

Le propriétaire étant décédé, les héritiers l’avaient mis en vente, mais Samuel n’avait pas le fric pour l’acheter. Et au malheur, le futur propriétaire avait l’intention de le raser pour bâtir un immeuble de 18 mètres de hauteur. 

Armé d’une pétition de 3000 noms, Samuel a réussi à gagner du temps, le Conseil de Paris ayant placé le chalet sous la protection patrimoniale de la ville. Car le chalet est toujours à vendre. Son avenir reste incertain pour le moment, le temps que des experts établissent sa valeur historique.  

Remarquez que la sauvegarde du chalet ne fait pas l’unanimité. Jamais vraiment rénové, il arrache d’un côté l’admiration de beaucoup de Parisiens. En même temps, d’autres réclament qu’on le retape. Ils estiment que le bâtiment fait cabane dans le décor.

Pour en savoir plus: sauvezlechalet.com

 



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Grippe A (H1N1) : la part du propriétaire

avatar - 28 octobre 2009

 

L’Association des propriétaires du Québec (APQ) vient de lancer une super idée. Et si tous les propriétaires de logements locatifs du Québec se mettaient de la partie pour freiner au maximum la propagation du virus de la grippe A (H1N1)? Quand on y pense, ces milliers de locataires, ça fait beaucoup de monde!

Si les églises du Québec ont fait leur part en retirant l’eau des bénitiers, pourquoi les propriétaires ne les imiteraient pas? Par exemple, ils peuvent faire nettoyer plus souvent que d’habitude toutes les surfaces susceptibles d’héberger le virus dans leurs immeubles: poignées de porte, rampes d’escalier, bouches d’aération, etc.

Non seulement les propriétaires montreraient leur grand sens du civisme, ils gagneraient aussi en crédibilité auprès de leurs locataires. Un petit plus qui contribuerait à garder saines les relations entre propriétaires et locataires. En parlant des locataires, eux aussi ont un rôle à jouer : se faire vacciner.

L’APQ a conçu un guide à l’intention des propriétaires de logements locatifs et de leurs locataires pour leur rappeler que tout le monde a un rôle à jouer dans la lutte contre le virus de la grippe A (H1N1).

« C’est grâce aux efforts de tous que cette pandémie pourra être moins forte », précise Martin Messier, président de l’APQ. « Ce guide s’adresse aux propriétaires de logements locatifs et encourage les bonnes relations entre propriétaires et locataires. Cette collaboration est la clef de cette initiative de l’APQ. » 

M. Messier ajoute : « Si chacune des partie suit les gestes à poser et reste en contact pour connaître l’état d’avancement de la maladie dans l’immeuble, une grande différence de la propagation et le degré de la maladie sera faite! »

Pour mettre la main sur le guide, on appelle au 1-888-382-9670 poste 200.  Les propriétaires recevront aussi des affiches et un exemplaire de la lettre à envoyer à leurs locataires.  

Info : www.apq.org

 



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Le vent déforme les immeubles en Arabie!

avatar - 27 octobre 2009

Récemment, je vous faisais part de mon étonnement devant l’architecture spectaculaire des Dubaï Towers, à Dubaï aux Émirats Arabes Unis. Quatre danseuses qui dansent la danse du ventre? Ou quatre doigts qui cherchent à empoigner le ciel? Ni l’un ni l’autre! C’était quatre flammes de quatre bougies imaginaires flottant dans le vent du Moyen-Orient. Titre du billet: Jamais rien vu de pareil! 

Mais le vent de l’Arabie fait plus que de souffler sur les quatre flammes imaginaires des tours. Il souffle aussi à plein poumon dans la voile du Burj al-Arab, autre immeuble à l’architecture quasi surnaturelle.

Situé aussi à Dubaï, le Burj al-Arab emprunte la forme d’une immense voile gonflée par le vent du golfe Persique. Selon Wikipedia, la surface extérieure de la voile est composée d’un tissu en fibre de verre recouvert de teflon afin de mieux résister aux vents du désert.

Au sommet de l’édifice se trouve un terrain pour hélicoptères. Tant qu’à brasser du vent….   

Lorsque vient le moment de désigner le plus bel hôtel du monde, le Burj al-Arab figure immanquablement parmi les premières places. Si le légendaire Sinbad le marin, héros des Mille et Une Nuits,  revenait sur terre, il baverait d’envie de voir une voile aussi gigantesque!

Maintenant, le côté terre à terre de l’immeuble. Le Burj al-Arab est l’unique hôtel de la planète classé sept étoiles. Il comprend quelque 200 suites composées de deux paliers chacune. La dimension des suites joue entre 196 et 780 mètres. On dit que le vestiaire de chaque suite excède une chambre d’hôtel standard en termes de grandeur.

Ces suites se répartissent sur une soixantaine d’étages, ce qui fait du Burj al-Arab le troisième immeuble de Dubaï avec ses 320 mètres de hauteur.

L’érection du Burj al-Arab a nécessité cinq années de travail et a coûté 2 milliards. Il a accueilli ses premiers visiteurs quatre semaines avant l’arrivée de l’an 2000. L’hôtel est situé sur une île artificielle. 

(Photo thatsweird.net)



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Et ça continue!

avatar - 26 octobre 2009

 

Le prix moyen d’une maison à l’échelle du pays se situe maintenant à 327 736$, une hausse de 12% par rapport au même trimestre l’an dernier (juillet-août-septembre). Les taux d’hypothécaires sont bas, les gens se précipitent pour acheter leurs maisons, donc les prix augmentent.  

En fait, il s’est vendu pour 42,1 milliards de dollars de maisons pour la période juillet-août-septembre, le plus haut niveau jamais enregistré. La première raison : la Colombie-Britannique et l’Ontario ont battu des records dans leur territoire respectif.  

Il s’est acheté et vendu plus de 135 000 logements au Canada de juillet à septembre, une hausse de 18% par rapport à la même période de 2008. C’est à Vancouver que le marché de la revente de maison s’est fait le plus fébrile (34%), suivi de celui de Calgary (19%) et de celui de Toronto (11%). En fait, les ventes se sont accrues dans 80% des centres urbains du pays au cours du dernier trimestre.      

Ces statistiques sont accumulées par l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) qui regroupe 96 000 agents immobiliers à travers le pays.

« Le marché résidentiel a maintenu un rythme vigoureux au cours du troisième trimestre », souligne le président de l’ACI, Dale Ripplinger. « Les taux d’intérêt favorables, la confiance renouvelée des consommateurs et le sentiment généralisée que la sécurité s’améliore sur le plan économique continuent à attirer les acheteurs au marché de l’habitation. »

Pour le mois de septembre maintenant : 42 958 maisons ont changé de main, une hausse de 1,5 %  par rapport au mois d’août. Il s’agit de la quatrième hausse consécutive  comparativement à l’année précédente.Vancouver a explosé avec une hausse de 124%, suivie de Toronto avec 28%.

Toujours pour la période de septembre, on peut lire dans le communiqué : « Plusieurs provinces ont atteint un prix moyen sans précédent pour le mois de septembre, et l’Ontario a enregistré le prix moyen le plus élevé de tous les temps. »

Toujours en septembre, fallait compter 4,9 mois pour vendre le total des maisons disponibles sur le marché au taux de ventes actuel. En guise de comparaison, il fallait  compter 12,8  mois en janvier dernier, au plus fort de la récession.

L’ACI croit que le marché est appelé à s’essouffler au cours des prochaines semaines et que le prix moyen des maisons devrait se stabiliser.  

Pour encore plus de statistiques : www.crea.ca.

 



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Haies, grippe A-H1N1 et bunkering

avatar - 25 octobre 2009

  

Sur la terre de mon père à Yamachiche, entre Berthierville et Trois-Rivières, il y avait un caveau souterrain situé en plein champ. Il servait à garder les légumes au frais. Surtout les pommes de terre! Ma mère avait l’habitude de dire : « Si une guerre se déclare, on pourra tous s’y cacher! » C’était au milieu des années 60. La guerre de 39-45 datait d’hier.

Quand j’entends le mot bunker, c’est ce caveau, sombre et humide, que je vois. Pour d’autres, c’est le gros palace d’un millionnaire, gros et gras, tripotant les dollars et fumant le cigare pendant que des agents de sécurité montent la garde devant les barbelés. Le millionnaire cherche à se protéger contre la loi du retour. On ne sait jamais: le peuple pourrait se réveiller et réclamer son dû.

Ces deux exemples relèvent davantage du folklore car le bunkering, stade extrême du cocooning, se rapproche plus d’une famille vivant retirée à l’intérieur d’un bungalow. Mais pourquoi s’enfermer presque à clef dans une résidence?

Dans le billet précédent intitulé Derrière les portes du bunker, nous avons vu deux pères de famille opter pour le bunkering en raison de motifs religieux. Nous étions en présence de la première cause de ce mode de vie extrême: vivre dans un milieu homogène, échapper aux pressions extérieures qui pourraient contaminer nos valeurs.   

Il y a aussi le facteur de la peur. Après le 11 septembre 2001, bon nombre d’Américains, voyant l’Apocalypse biblique dans le terrorisme, se sont isolés du reste du monde pendant une certaine période. Même réaction lors de l’apparition du SRAS. Ou de la menace d’une épidémie quelconque comme la grippe aviaire. Gageons qu’avec la psychose du virus A-H1N1, ils sont nombreux les Nord-Américains à flirter avec le bunkering par les temps qui courent.

Mais on peut aussi opter pour ce mode de vie simplement par goût. Dans une version moins « hard core » du bunkering, les adeptes ne sortent pratiquement pas de chez eux. Ils ont presque tout à la maison : bar au sous-sol, salle d’entraînement, réserve de vins immense, magasinage sur le web, service de coiffeur à domicile, etc. Souvent, la propriété est truffée de caméras et de systèmes d’alarme. On voit même parfois des barreaux aux fenêtres. Au sous-sol du moins.    

Les plus farouches détracteurs de la banlieue assimilent au bunkering le mode de vie des banlieusards avec leurs haies autour de leurs terrains et leurs piscines parfois clôturées.

Me semble que c’est pousser un peu loin. Le bunkering, c’est plus radical que ça! 

À suivre!



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Taux fixe ou taux variable?

avatar - 24 octobre 2009

 

La question à cent piastres pour un acheteur de maison : Je fais un emprunt hypothécaire à taux fixe ou à taux variable? La satanée question qui nous torture le coco au même titre qu’un mal d’oreille. Lancinant, pénible, incontournable!

Si ça peut vous soulager, dites-vous que vous n’êtes pas seul car le communiqué de presse diffusé par la Banque de Montréal (BMO) commence par les mots suivants: « Il devient de plus en plus complexe et important d’évaluer les avantages réciproques des prêts hypothécaires à long terme à taux fixe et des prêts à taux variable. »

Et qui le dit? L’économiste en chef de l’institution bancaire. Et pourquoi un communiqué de presse? Parce que la banque a publié une étude sur l’épineuse question. Conclusion? Ben….ça dépend!

Survol historique pour commencer: dans 82% des cas depuis 1980, l’emprunteur qui optait pour le taux variable finissait gagnant. Donc, pourquoi changer de formule? Allons-y avec le taux variable!

Pas si vite, nous dit la Banque de Montréal, un peu de retenue ne ferait pas de tort car le contexte a changé.

« Au Canada, nous dit le communiqué, les taux d’intérêt suivent une tendance à long terme décroissante depuis le début des années 1980. De plus, le taux du financement à un jour de la Banque du Canada ne peut plus descendre plus bas, de sorte que les taux variables ne baisseront plus. À compter de maintenant, les surprises ne pourront être que des hausses. »

Relisez bien la dernière phrase. « À compter de maintenant, les surprises ne pourront être que des hausses! » Elle nous accroche cette phrase, non? Bon, vous vous doutiez que les taux d’intérêt ne pouvaient que monter car –les médias l’ont tellement répété- jamais ils n’ont été aussi bas.       

Retournons au communiqué : « Les taux fixes n’ont été avantageux qu’au cours de deux périodes récentes : à la fin des années 1970 et à la fin des années 1980. Dans les deux cas, c’était à la veille d’une période de taux d’intérêt à la hausse, COMME MAINTENANT! (les gros caractères sont de mon initiative).

La Banque de Montréal pousse d’autres arguments en faveur du taux fixe. Il peut jouer le rôle de rempart contre une hausse de l’inflation alimentée par des taux d’intérêt bas et des déficits gouvernementaux appelés à monter en flèche.

Et si les taux d’intérêt augmentent (ils ne peuvent qu’augmenter en principe), ceux et celles qui ont opté pour le taux variable vont écoper. Ceux qui ont choisi le taux fixe seront morts de rire. 

« En outre, dit le communiqué, les taux fixes sont attirants en ce moment, puisque les taux à court terme ont déjà atteint un point où ils ne pourront plus descendre. »

Mais l’absolu n’existe pas sur cette terre, donc les taux hypothécaires variables présentent aussi des avantages. Primo, il n’est pas certain que l’inflation grimpe aussi subitement que certains économistes le laissent croire. Aussi, le dollar canadien prenant constamment de la valeur, les prix en général pourraient rester bas. Donc, inutile pour la Banque du Canada de hausser son taux d’intérêt.  

Retournons au communiqué : « Bloquer le taux de son prêt hypothécaire comporte également un certain risque, car les taux fixes pourraient baisser si l’économie performait moins bien que prévu. Et même si les taux commencent à monter, les Canadiens pourront toujours bloquer leur taux plus tard. »

Conclusion de la Banque de Montréal : « La décision dépend de chaque emprunteur. »

Elle recommande à ceux et celles qui se trouvent serrés dans leur budget d’opter pour un taux fixe. Mais il y a d’autres scénarios à envisager. Avant de prendre une décision, je vous encourage à jeter un coup d’œil sur l’étude dans la section Focus du site www.bmocm.com/economics.

 

 

 

 

 



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D’autres dollars pour vos travaux de rénovation

avatar - 23 octobre 2009

 

Je vous avais parlé du crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire mis sur pied par le gouvernement fédéral. Ottawa met à votre disposition des milliers de dollars pour vous inciter à procéder à des travaux de rénovation à l’intérieur de votre résidence. Le programme prend fin le 1er février 2010. Il ne vous reste donc que trois mois!

Vous pourrez réclamer le crédit au moment où vous ferez votre déclaration de revenus pour l’année 2009. Pour ceux et celles que ça intéresse, ou bien vous remontez jusqu’au billet intitulé : Les dollars sont là qui vous attendent, ou bien vous composez le 1­800-­O­-Canada ou consultez le site Web de l’Agence du revenu du Canada.

Si vous habitez la région de Québec, la chance vous sourit car l’Agence du revenu du Canada organise une séance d’information gratuite, le 28 octobre à 18h30 au Bureau des services fiscaux de l’Est-du-Québec, situé au 165, rue de la Pointe-aux-Lièvres.

On répondra alors à toutes vos questions : Qui est admissible? Quelles sont les dépenses admissibles? Quels sont les logements admissibles? Comment calculer le crédit?

Mais vous serez heureux d’apprendre que d’autres dollars destinés à financer vos travaux de rénovation dorment dans un endroit précis: les coffres du gouvernement du Québec. Il s’agit d’un crédit d’impôt semblable à celui du gouvernement fédéral mais différent à certains égards. Exemple : le crédit provincial est remboursable, celui du fédéral non. La période d’admissibilité au crédit provincial s’étend jusqu’au 30 juin 2010. Il vous reste donc huit mois, comparativement à trois au fédéral.

Le crédit provincial varie entre 500 et 2500$ selon le type de travaux effectués; au fédéral, le crédit s’élève à 1350$.

Pour en savoir plus sur le crédit d’impôt provincial, on tape : Revenu Québec crédit rénovation.

Autre moyen de mieux connaître les deux crédits d’impôt gouvernementaux : on télécharge le document de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec, intitulé : Crédits d’impôt pour la rénovation domiciliaire
D’ailleurs, attardez-vous sur le site de l’APCHQ car l’organisme est disposé à vous prêter une somme minimum de 1000$ pour vos travaux de rénovation. Le programme Réno-prêt 

vous permet  de reporter le début des versements de trois mois à un an. Les paiements peuvent s’étaler jusqu’à 10 ans et le prêt est remboursable en tout temps, sans pénalité.

Condition d’admissibilité : recourir aux services d’un entrepreneur certifié Réno-Maître, une démarche qui vous donne automatiquement droit à la Garantie rénovation de l’APCHQ..

L’entrepreneur que vous aurez choisi vous fera remplir la demande de crédit puis se tournera vers la Banque TD Canada Trust. Le délai d’attente pour la confirmation du crédit se fait ultra rapidement.

L’avantage de ce programme, c’est que vous pouvez vous adonner à vos travaux de réno: salle de bain, cuisine, salon, sous-sol, à votre propre rythme. Info:1 866 996-RENO, poste 222.

Si vous optez pour les crédits d’impôt provincial et fédéral et que vous êtes à la recherche d’un entrepreneur, il y a toujours le site zoomission.com dont j’ai abondamment parlé dans le billet : Comment trouver un entrepreneur rapidement….et le bon!

Pour accéder au billet, on clique sur la section Maisons et condos, ensuite sur le mot blogues tout en haut pour accéder aux archives.   



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Derrière les portes du bunker

avatar - 22 octobre 2009

 

Rien à voir avec le bunker d’Hitler ni ceux des Hells. Je fais plutôt allusion aux maisons transformées en forteresse, aux propriétaires qui se barricadent contre le monde extérieur. Ces gens-là ne font ni du cocooning, ni du hiving. Ils font du bunkering. Ou si vous voulez, du cocooning extrême. Ils vivent dans un cocon blindé! Ils sont les extrémistes du cocooning.  

Observez bien autour de vous et vous allez finir par repérer un adepte du bunkering. Il y a toujours quelque part dans le voisinage une personne qui vit enfermée dans sa maison en permanence.

Quand j’étais p’tit cul, une femme vivait dans une grosse maison en briques rouges dans mon village natal, près de Trois-Rivières. On l’appelait la sorcière. Elle en avait l’allure avec son visage gris, ses mèches de cheveux poivrés et ses vieux vêtements noirs. Elle ne sortait pratiquement pas de chez elle. Et si elle le faisait, c’était au petit matin ou au crépuscule. On la croisait sur le trottoir. Elle marchait courbée, se parlait à elle-même, sans lever le regard. Peut-être n’était-elle pas saine d’esprit! 

À peu près à la même époque, j’avais accompagné mon père chez un cultivateur au fin fond d’un rang, toujours dans la région de Trois-Rivières. L’homme vivait avec son frère. Deux vieux célibataires. Quand nous sommes entrés, des rats ont détalé dans tous les coins. C’était d’une saleté repoussante! Ils vivent seuls et retirés du monde depuis des années, m’avait expliqué mon père en  parlant des deux frères.

À Laval, j’ai rencontré un garçon d’une dizaine d’années au regard inquiet, presque fermé. L’un de ses amis m’a expliqué qu’il le voyait peu souvent parce que le père du garçon était très religieux et qu’il lui faisait subir une discipline de fer à la maison. Il essayait de soustraire son fiston aux péchés de la vie extérieure. Plus tard, je suis allé porter le garçon chez lui. Quand la porte s’est ouverte, j’ai croisé le regard d’un père affolé qui s’est dépêché de tirer son fiston par la manche en me marmonnant un merci à peine audible avant de refermer la porte.

Récemment, on m’a raconté qu’un père de famille, lui aussi très religieux, a réussi à convaincre le ministère de l’Education de retirer ses deux enfants de l’école. Il se chargera lui-même de leur éducation à la maison. Ça ne prend pas un bac pour comprendre que cet homme cherche à préserver ses enfants de tout contact avec une société pas suffisamment pratiquante à son goût.

Il y a aussi le cas de Phil Spector, ce célèbre producteur qui a travaillé entre autres avec John Lennon, Leonard Cohen et les Beatles. Antisocial, Spector vivait de nuit, quasi en ermite, dans sa maison de Los Angeles. Dernièrement, il a fait face à une accusation de meurtre devant les tribunaux.  

Il y a aussi ces Blancs en Afrique du Sud au temps de la ségrégation raciale qui, pour se protéger des Noirs qu’ils mettaient en colère en les exploitant, vivaient dans de véritables bunkers entourés de clôtures et d’agents de sécurité. Ou de barbelés.

J’y reviens dans le prochain billet.

 

 



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