L’image du gars de la construction en prend un coup!

 

« Scandale dans l’industrie de la construction! », « La Sûreté du Québec enquête! », « Le crime organisé s’est infiltré!», « Abus de confiance! », « Collusion! »,. 

On lit ces mots tous les jours, on les entend tous les jours. Alors, on imagine facilement la scène: le pauvre gars qui s’assoit face à un entrepreneur pour lui confier ses travaux de rénovation ou la construction de sa maison, que se passe-t-il dans sa tête? Pire : que pense-t-il quand il voit l’entrepreneur travailler dans sa propre maison?

L’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) s’empresse de rassurer les propriétaires par voie de communiqué.

« L’Association constate à regret que les comportements d’une poignée d’individus ont entaché la réputation d’une industrie d’environ 24 000 employeurs et 144 000 salariés, qui sont, dans la très grande majorité des cas, honnêtes et dignes de confiance peut-on lire dans le communiqué. L’APCHQ rappelle à la population que les entrepreneurs du secteur résidentiel ne sont pas pointés du doigt dans les divers scandales de corruption qui ont éclaté jusqu’ici, ces derniers transigeant essentiellement avec les consommateurs. »

D’ailleurs, l’APCHQ approuve l’opération Marteau lancée par le gouvernement du Québec pour faire le grand nettoyage dans l’industrie de la construction. De plus, elle dit n’avoir rien contre la création d’une commission d’enquête si le besoin se fait sentir.

Rappelons que l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec transige avec plus de 17 000 entreprises réparties 16 bureaux régionaux. L’organisme et ses membres effectuent  76 % des travaux en habitation.

Info : www.apchq.com

Ménage à trois en vue!

 

I get by with a little help from my friends, chantaient les Beatles. Cette phrase devenue un slogan ou presque trouve aussi son application dans le secteur de l’habitation.       

Bientôt, une maison solaire et une auto électrique s’alimenteront réciproquement en électricité. Et ça se passera dans notre cour!  À Hudson, à l’ouest de Montréal.

On dit que c’est l’ère des expériences dans le monde des énergies renouvelables. En doutez-vous encore?

Le toit de la maison, appelée Alstonvale par son concepteur Sevag Pogharian, sera muni de 42 panneaux photovoltaïques (solaires) de 175 watts chacun. D’une puissance globale de 7,35 kilowatts, ces panneaux transformeront les rayons du soleil en électricité grâce à des photocellules à base de silicium.      

«La production annuelle d’électricité des panneaux PV devrait être d’environ 9 000 kWh, dont quelque 7 200 kWh seront utilisés pour satisfaire les appareils à haute efficacité de la maison », explique José Candanedo, doctorant en génie du bâtiment à l’Université de Concordia. « Sa consommation quotidienne moyenne sera d’environ 20 kWh pour les appareils, l’éclairage et même le chauffage, soit 70 % de moins qu’une maison québécoise classique. »

À quoi serviront les 1800 kWh qui restent? Devinez! Et oui : à recharger l’auto électrique. Et en guise de reconnaissance, l’auto alimentera la maison en cas de panne du système. L’union de l’immobilier et du transport sera consacrée. 

«Pour éviter une catastrophe climatique, il suffit de jumeler des petites autos électriques aux maisons ordinaires », explique Chris Ives, ancien chercheur en maisons saines à la Société canadienne d’hypothèques et de logement. « Ceci permettra de réduire deux tiers des émissions de gaz à effet de serre d’une famille typique. Il n’est même pas nécessaire de se doter de coûteux panneaux PV (jusqu’à 10 $ le watt, installé), ni de solliciter le réseau électrique. Il suffit d’investir 5 000 $ à 10 000 $ dans des travaux d’étanchéité et d’isolation et à l’achat d’appareils ménagers à haute efficacité, afin d’économiser environ 8 kWh par jour. Selon les fabricants, c’est suffisant pour rouler environ 80 kilomètres en voiture électrique, soit la distance parcourue quotidiennement par 90 % des automobilistes!»

La maison produira une telle quantité d’électricité (les occupants n’arriveront pas à tout consommer) qu’elle écoulera son surplus dans le réseau d’Hydro-Québec, surtout durant la saison estivale. Pour exprimer sa gratitude, le réseau servira à électrifier l’auto et la maison quand l’ensoleillement sera trop faible. On appelle ça un ménage à trois! Je me branche, tu te branches, nous sommes branchés, comme dirait l’autre.

La maison en devenir de Hudson figure parmi les 12 lauréates du concours EQuilibrium lancé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Le but du concours est d’encourager les chercheurs faisant preuve d’initiative dans le domaine de l’énergie renouvelable en ce qui a trait à l’habitation.

Pour en savoir davantage sur le projet, et aussi sur l’auto électrique produite par l’entreprise ZENN de Toronto: www.spd.ca ou zenncars.com ou www.eria.info

Un chalet perdu au cœur de Paris

 

Peut-on imaginer un chalet genre cabane de bois planté au beau milieu de Montréal, comme résidence permanente? Ce serait fou, n’est-ce pas!

À Paris, ville par excellence de l’insolite dans l’immobilier, ça existe!

Non seulement le chalet existe, mais on a failli le jeter à terre pour faire place à un immeuble à logements. Si le chalet est toujours debout, c’est en bonne partie grâce à son jeune locataire qui s’est levé un bon matin et a décidé que, non le chalet n’allait pas disparaître!

Samuel Cahu, 24 ans, a ouvert la machine. Il a entrepris des recherches dans les archives de Paris et découvert que le chalet existait déjà en 1881. Pensez-y! Victor Hugo vivait toujours, la tour Eiffel n’existait pas, Toulouse-Lautrec faisait sensation à Montmartre. 

Samuel a aussi découvert que l’année de la construction d’un chalet voisin, identique au sien mais disparu aujourd’hui, remontait à 1868. Ça commence à faire loin!

Excité, le gars a ouvert un site internet, mis une pétition en circulation et écrit au maire de Paris pour réclamer la protection du bâtiment.

Comme la photo le montre, le dernier chalet de la Ville Lumière évoque celui des Alpes. Fait de bois, muni d’un balcon et d’une terrasse, le chalet fait figure de mouton noir dans le 19e arrondissement. Bâtiment trapu et sombre entouré d’immeubles à logement qui le surplombent, il vaudrait 450 000 euros. Superficie habitable: 100 mètres carrés. Hauteur: dix mètres.

Le propriétaire étant décédé, les héritiers l’avaient mis en vente, mais Samuel n’avait pas le fric pour l’acheter. Et au malheur, le futur propriétaire avait l’intention de le raser pour bâtir un immeuble de 18 mètres de hauteur. 

Armé d’une pétition de 3000 noms, Samuel a réussi à gagner du temps, le Conseil de Paris ayant placé le chalet sous la protection patrimoniale de la ville. Car le chalet est toujours à vendre. Son avenir reste incertain pour le moment, le temps que des experts établissent sa valeur historique.  

Remarquez que la sauvegarde du chalet ne fait pas l’unanimité. Jamais vraiment rénové, il arrache d’un côté l’admiration de beaucoup de Parisiens. En même temps, d’autres réclament qu’on le retape. Ils estiment que le bâtiment fait cabane dans le décor.

Pour en savoir plus: sauvezlechalet.com

 

Grippe A (H1N1) : la part du propriétaire

 

L’Association des propriétaires du Québec (APQ) vient de lancer une super idée. Et si tous les propriétaires de logements locatifs du Québec se mettaient de la partie pour freiner au maximum la propagation du virus de la grippe A (H1N1)? Quand on y pense, ces milliers de locataires, ça fait beaucoup de monde!

Si les églises du Québec ont fait leur part en retirant l’eau des bénitiers, pourquoi les propriétaires ne les imiteraient pas? Par exemple, ils peuvent faire nettoyer plus souvent que d’habitude toutes les surfaces susceptibles d’héberger le virus dans leurs immeubles: poignées de porte, rampes d’escalier, bouches d’aération, etc.

Non seulement les propriétaires montreraient leur grand sens du civisme, ils gagneraient aussi en crédibilité auprès de leurs locataires. Un petit plus qui contribuerait à garder saines les relations entre propriétaires et locataires. En parlant des locataires, eux aussi ont un rôle à jouer : se faire vacciner.

L’APQ a conçu un guide à l’intention des propriétaires de logements locatifs et de leurs locataires pour leur rappeler que tout le monde a un rôle à jouer dans la lutte contre le virus de la grippe A (H1N1).

« C’est grâce aux efforts de tous que cette pandémie pourra être moins forte », précise Martin Messier, président de l’APQ. « Ce guide s’adresse aux propriétaires de logements locatifs et encourage les bonnes relations entre propriétaires et locataires. Cette collaboration est la clef de cette initiative de l’APQ. » 

M. Messier ajoute : « Si chacune des partie suit les gestes à poser et reste en contact pour connaître l’état d’avancement de la maladie dans l’immeuble, une grande différence de la propagation et le degré de la maladie sera faite! »

Pour mettre la main sur le guide, on appelle au 1-888-382-9670 poste 200.  Les propriétaires recevront aussi des affiches et un exemplaire de la lettre à envoyer à leurs locataires.  

Info : www.apq.org

 

Le vent déforme les immeubles en Arabie!

Récemment, je vous faisais part de mon étonnement devant l’architecture spectaculaire des Dubaï Towers, à Dubaï aux Émirats Arabes Unis. Quatre danseuses qui dansent la danse du ventre? Ou quatre doigts qui cherchent à empoigner le ciel? Ni l’un ni l’autre! C’était quatre flammes de quatre bougies imaginaires flottant dans le vent du Moyen-Orient. Titre du billet: Jamais rien vu de pareil! 

Mais le vent de l’Arabie fait plus que de souffler sur les quatre flammes imaginaires des tours. Il souffle aussi à plein poumon dans la voile du Burj al-Arab, autre immeuble à l’architecture quasi surnaturelle.

Situé aussi à Dubaï, le Burj al-Arab emprunte la forme d’une immense voile gonflée par le vent du golfe Persique. Selon Wikipedia, la surface extérieure de la voile est composée d’un tissu en fibre de verre recouvert de teflon afin de mieux résister aux vents du désert.

Au sommet de l’édifice se trouve un terrain pour hélicoptères. Tant qu’à brasser du vent….   

Lorsque vient le moment de désigner le plus bel hôtel du monde, le Burj al-Arab figure immanquablement parmi les premières places. Si le légendaire Sinbad le marin, héros des Mille et Une Nuits,  revenait sur terre, il baverait d’envie de voir une voile aussi gigantesque!

Maintenant, le côté terre à terre de l’immeuble. Le Burj al-Arab est l’unique hôtel de la planète classé sept étoiles. Il comprend quelque 200 suites composées de deux paliers chacune. La dimension des suites joue entre 196 et 780 mètres. On dit que le vestiaire de chaque suite excède une chambre d’hôtel standard en termes de grandeur.

Ces suites se répartissent sur une soixantaine d’étages, ce qui fait du Burj al-Arab le troisième immeuble de Dubaï avec ses 320 mètres de hauteur.

L’érection du Burj al-Arab a nécessité cinq années de travail et a coûté 2 milliards. Il a accueilli ses premiers visiteurs quatre semaines avant l’arrivée de l’an 2000. L’hôtel est situé sur une île artificielle. 

(Photo thatsweird.net)