S’il fallait que le chalet vous échappe!

 

Les pieds au bout du quai, vous avez la tête ailleurs! Vous prenez de l’âge, ou la maladie vous affecte, ou vous prenez conscience tout à coup du danger que vous courez lorsque surgit dans votre esprit la question: Et si je meurs demain matin, entre quelles mains le chalet ou la maison de campagne tombera?

Votre  propriété de vacances, elle appartient à votre famille depuis des générations. Ces dizaines de souvenirs racontés la veille au bord du feu, ils font partie du patrimoine familial. S’il fallait que la propriété échappe à votre famille par négligence!

D’autant plus que vous connaissez bien peu de choses en matière de succession. Donc, vous craignez de commettre des erreurs qui feront mal au portefeuille.  

Et il y a le contexte! Une propriété de vacances, c’est un investissement à long terme. Les acheteurs étant plus nombreux que les vendeurs, les prix sont appelés à grimper de nouveau. Votre chalet ou votre maison à la campagne, c’est de la grosse argent comme on disait dans l’temps.

La Banque CIBC publiait récemment un rapport destiné aux propriétaires de chalets et de maisons de campagne pour les aider à préparer le transfert de leur propriété. On aborde les différentes avenues de planification fiscale et les mécanismes de succession que le propriétaire peut partager avec son conseiller financier ou un spécialiste en fiscalité.

Le cas des propriétés de vacances est un cas particulier. C’est pourquoi, aux yeux de l’auteur du rapport, il faut savoir planifier l’impôt sur le revenu, les frais d’exécution, la succession, l’assurance vie, la propriété conjointe et tout le reste.

Si votre propriété se trouve en territoire américain, pas de problème! Le rapport s’étend de l’autre côté de la frontière. Pour consulter le rapport, on fait au saut au www.cibc.com/francais.

Lieu de résidence: les jeunes professionnels boudent le Québec

 

Victoria en Colombie-Britannique est la ville la plus « hot! » au Canada pour un jeune professionnel voulant construire sa maison dans une ville branchée pour y élever sa famille et y faire carrière. Dans l’ordre suivent Ottawa, Vancouver, Kingston et Halifax. L’Ontario et la Colombie-Britannique raflent donc le gros lot avec deux villes chacune parmi les cinq premières.

Au sein des dix premières places, l’Ouest canadien avec cinq villes et l’Ontario avec quatre reçoivent la grosse part du gâteau. Le Québec est exclu et les Maritimes ne comptent qu’une seule ville.

C’est du moins ce qui ressort d’une enquête menée par l’organisme Next Generation Consulting (NGC) visant à établir la liste des 27 meilleures villes canadiennes pour les jeunes professionnels de la nouvelle génération. Ce palmarès appelé « Next cities » comprend des villes de 100 000 habitants et plus.

L’Ontario sort grande gagnante avec un total de dix villes sur vingt-sept. Où se situent les villes du Québec? Montréal est au 16e rang (derrière Thunder Bay et St-Jean au Nouveau-Brunswick!), Québec 19e, Sherbrooke 21e, Trois-Rivières 26e et Saguenay 27e. Deux grandes absentes : Laval et Longueuil, deux villes de banlieue.   

Comme base pour son étude,  NGC a observé les comportements des 20 à 40 ans en termes de résidence et de déménagement depuis 1998.

« Le fait d’être uniquement le lieu de vie le moins cher, ou la ville proposant le plus de postes de travail ne constitue pas une stratégie sur le long terme vis-à-vis des actifs », affirme Rebecca Ryan, fondatrice de NGC. « Bien que les emplois soient importants, explique-t-elle, la nouvelle génération est passée maître dans la sélection de leur lieu de résidence. Ils analysent soigneusement les facteurs de qualité de vie tels que le temps qu’ils vont passer sur la route pour aller et venir vers leur lieu de travail, s’ils peuvent habiter près d’un parc ou d’un site de randonnée et si le centre-ville reste ouvert après cinq heures.

Pour le palmarès complet et d’autres infos :    http://nextgenerationconsulting.com/consulting/next-cities/

 

Rénover le balcon avant qu’il ne soit trop tard!

 

Nous étions venus visiter l’appartement à louer. Tout à coup, le propriétaire s’approcha de la porte qui menait au balcon. Il l’ouvrit et, sur un ton ferme, nous dit: « Je vous défends d’aller sur le balcon! C’est trop dangereux! Quand je l’aurai rénové, vous pourrez y aller. »

Nous avons quitté l’appartement deux ans plus tard. Et le balcon n’avait toujours pas été rénové. Pure négligence! Une négligence qui, heureusement, n’a abouti à aucun drame. L’hiver, il y a la neige, la glace, le verglas. Au printemps, il y a le dégel! L’été, il y a les périodes de canicule qui fait des ravages avec son humidité excessive. Pourtant, les locataires habitant en dessous passaient sous le balcon plusieurs fois par jour!

Quand une femme est morte l’été dernier au centre-ville de Montréal, tuée instantanément par une lourde plaque qui s’était détachée de l’immeuble pour s’abattre sur son crâne alors qu’elle bavardait avec son amoureux, j’ai pensé à mon ancien propriétaire. Avait-il rénové son balcon? Voilà cinq ans que nous sommes partis!   

Au moindre doute, il faut rénover le balcon. D’autant plus qu’aujourd’hui, des balcons tout prêts à monter sont disponibles sur le marché. Et selon les experts, leur résistance n’a rien à envier au béton coulé sur place. Les matériaux entrant dans la composition d’un balcon sont nombreux : fibre de verre, bois synthétique, aluminium, polyvinyle, bois naturel etc. On a l’embarras du choix!  

Est-il temps de renforcer votre balcon? Est-il temps de lui fixer des colonnes de bois ou d’acier aux coins? Ou de doubler le nombre de solives? Les signes de faiblesse sont faciles à trouver : métal corrompu, solives pourries, éclats de béton ou de brique, balcon qui vibre quand on saute dessus, joints d’étanchéité finis. Si vous frappez avec un marteau pour repérer les poches vides, est-ce que ça sonne creux?  

Si votre balcon n’est pas assez incliné et que, de surcroît, le toit du bâtiment n’est pas assez avancé au-dessus, gageons que votre balcon regorge d’humidité car l’eau de la pluie s’infiltre année après année, ce qui fait pourrir les solives. Il faut donc améliorer le drainage, imperméabiliser les composantes du balcon, au besoin installer des grilles d’aération en dessous.

En naviguant sur le Web, j’ai appris que la durée de vie d’un balcon excède rarement 20 ans; que la superficie idéale serait de dix pieds par douze ou quatorze pieds; qu’il faut un garde-corps dès que le balcon est à deux pieds du sol; que l’espace maximum entre les barreaux doit être de quatre pouces; qu’il faut attendre douze mois avant de peindre ou de teindre un balcon fait en bois traité tandis qu’il faut, au contraire, le faire immédiatement s’il s’agit de bois non traité.

Les sites consacrés à la rénovation ou à l’agrandissement d’un balcon sont nombreux. Mes préférés par contre sont : Gomaison.com, www.guideperrier.com pour reconnaître les signes d’affaiblissement, La Société canadienne d’hypothèque et de logement,   

Enbeauce.com et l’article Rénover son balcon, section Mon Toit sur Cyberpresse.

Nous ne sommes qu’à la fin de septembre. Dépêchez-vous, l’hiver arrive!

Les aventuriers du design perdu!

 

 

On ne rénove pas un hall d’entrée comme celui du célèbre Empire State Building, édifice figurant parmi les sept merveilles du monde moderne selon l’American Society of Civil Engineers, comme on rénove un salon ou une chambre à coucher chez soi. D’ailleurs, on parle ici de restauration et non de rénovation. Et la façon qu’on s’y prend a de quoi nous épater!

Allez savoir pourquoi, mais le hall que l’on voit aujourd’hui à l’entrée de l’Empire State Building n’est pas tout à fait conforme à celui datant de 1931, année de l’inauguration de l’immeuble.

À l’origine, le plafond du hall était un ciel composé de feuilles d’aluminium aux reflets dorés d’où s’éclataient des soleils levants et des étoiles, laissant voir des engrenages et des roues industrielles. N’oubliez pas que nous étions en 1931, époque où l’on vénérait la machine sous toutes ses formes.

Dans les années 60, le plafond d’origine a été sacrifié au profit d’une oeuvre plus moderne, soit un plafond suspendu, constitué d’un panneau acrylique doté de luminaires fluorescents. Ça faisait « in » à l’époque! Mais artistiquement parlant, c’était un sacrilège!

Et ce n’est pas tout! Lors de la construction du hall, les maçons avaient travaillé le marbre de manière à lui donner un effet miroir à travers duquel on apercevait les nervures du matériau. C’était la technique de l’appareillage retourné qui consistait à jouer avec les tranches d’un bloc de marbre. Malheureusement, au fil des années, des pièces de marbre ont été enlevées, ou carrément endommagées, toujours dans le but de donner au hall un look plus contemporain. 

D’autres détails d’architecture, des travaux de finition et même des concepts d’éclairage unique ont également disparu avec le temps. Le design des vitrines aurait aussi été massacré à certains endroits.

Heureusement, les propriétaires actuels ont eu la brillante idée de recréer la splendeur d’antan du fameux hall qui, comme tout l’immeuble, affiche une architecture de style Art Déco.

Comment ont-ils procédé? Ils ont créé une équipe de choc composée d’architectes, d’historiens, d’artistes et d’artisans spécialisés, la plupart de renommée mondiale, et leur ont donné pour mission de faire revivre le hall des années 30.

Tout ce beau monde a farfouillé dans des documents et des photos de l’époque, consulté les bleus d’origine, observés des éléments architecturaux similaires autour d’eux. On dit que les historiens ont parcouru le monde pour ramener aux propriétaires des échantillons sur lesquels ils se sont fondés quand venait le moment de prendre les décisions.     

Remarquez que la mission de cette équipe choc couvre l’Empire State Building de la tête aux pieds puisque les propriétaires ont annoncé qu’une somme de 550 millions $ sera dépensée pour redonner à cet icône de l’immobilier international un look rafraîchi.

 

 

Le petit miracle de l’Empire State Building

(Photo Wikipedia)

 

 

Saviez-vous que, tout comme ses anciennes rivales qu’étaient les deux tours jumelles du World Trade Center, l’Empire State Building avait été victime d’un crash? Rien de comparable, évidemment! C’était au moment où la Deuxième Guerre mondiale prenait fin, le 28 juillet 1945.

Perdu dans le brouillard, un bombardier s’encastra au 79e étage de l’édifice côté nord, tuant 14 personnes. Il y eut un petit miracle par contre: enfermée dans un ascenseur, une femme fit une chute de 75 étages. Elle survécut! Bénie des dieux la madame! Betty Oliver figure dans le livre des records Guinness.

Plus tard, un dirigeable tenta de s’arrimer au mât de l’immeuble. L’opération faillit tourner à la catastrophe, le dirigeable se tournant presque sur lui-même. Assez pour arroser d’eau les piétons qui circulaient dans un périmètre de plusieurs rues autour du gratte-ciel.  

À 78 ans bien sonnés, l’Empire State Building reste le symbole de New York. Que d’anecdotes ses murs doivent avoir à raconter! Et peu importe ce que l’avenir lui réserve, l’Empire State Building restera toujours le premier bâtiment de l’histoire à avoir dépassé les cent étages. Et celui sur lequel King Kong a effectué sa célèbre escalade!

Après la destruction du World Trade Center en septembre 2001, l’Empire State Building a retrouvé son statut de l’immeuble le plus élevé de New York. Reste que les habitants du Big Apple ont toujours témoigné une affection particulière à l’égard de l’édifice qui, sans être une merveille architecturale, fascine toujours autant. Un peu comme la Tour Eiffel à Paris, pourtant dépassée depuis longtemps par la tour du CN à Toronto et les frivolités immobilières à Dubaï. Bien sûr, il y a son observatoire qui attire des milliers de touristes chaque année avec son panorama à 360 degrés.

Dans le dernier billet, on a vu que l’Empire State Building avait été construit en l’espace de 410 jours seulement, à raison de quatre étages et demi par semaine. C’était durant la Grande Dépression de 1929. Une performance éclatante de ceux qu’on appelait les « Sky Boy », ces fameux ouvriers déambulant sur les poutres d’acier sans aucun harnais d’attache.

 

 

 

(Photo Wikipedia)

 

 

La facture totale, terrain compris, avait dépassé les 40 millions $ mais, vu le krach économique, la valeur marchande de l’édifice n’atteignait même pas 25 millions $.

À l’époque, l’Empire State Building était un peu aux yeux des habitants de New York ce que le stade olympique est aux yeux des Québécois aujourd’hui: un gros éléphant blanc! Dans les premiers mois suivant de l’inauguration en mai 1931, les administrateurs de ce qui était censé être une nouvelle merveille du monde ne réussirent même pas à louer la moitié des bureaux. La crise économique sévissait! L’édifice devint la risée de la ville. On l’appelait le « Empty State Building ». Il faudra attendre l’année 1950 avant de voir un début de rentabilité. L’immeuble fut donc dans le rouge pendant 20 ans!   

L’édifice fut vendu en 1951 pour 34 millions $. Souvenez-nous! Le coût de la construction avait été de 40 millions, vingt ans plus tôt! Trois ans plus tard, soit en 1954, il fut vendu pour 51,5 millions$. Un joli petit profit de 17 millions $ en trois ans! Le vent avait changé de bord!

Faut dire que le nouveau propriétaire avait muni l’immeuble d’une antenne de plus de 60 mètres qui devint le principal relais des stations de diffusion de la ville.

En 1967, l’Empire State Building perdit sa réputation de gratte-ciel le plus élevé du monde, surpassé par un édifice de Moscou. C’était à l’époque de la Guerre froide!

Puis, en l’an 2000, le très riche Donald Trump se porta acquéreur du célèbre immeuble après une longue bataille juridique qui avait duré dix ans…..pour le revendre dès le lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Pour 57,5 millions! Voyant des locataires quitter l’édifice de peur que le gratte-ciel devienne la prochaine cible des terroristes, Trump avait pris panique!    

Les deux tours jumelles détruites, l’antenne de l’Empire State Building récupéra presque toutes les stations de diffusion, radio et télé, que lui avait volées leWorld Trade Center lors de la construction en 1973.

Un dernier mot : les maniaques de New York savent que l’éclairage au sommet de l’édifice s’adapte aux événements de l’actualité mondiale. Les couleurs changent. Exemples: en vert et rouge le jour de Noël; en bleu, blanc, rouge le soir des matchs des Rangers de New York au Madison Square Garden; lavande et blanc le jour du défilé gai; en jaune le jour de la sortie du film Les Simpson.

Demain, je vous parlerai de la restauration du fameux hall Art Déco dans la section Aménagement intérieur et extérieur. Il vaut un billet à lui seul.

Pour en savoir plus sur l’Empire State Building, lisez notre billet « Le gratte-ciel de King Kong fait peau neuve » ou visitez le site   www.esbnyc.com, ou encore le site Wikipedia qui est vraiment complet.