La domotique: ça mange quoi en hiver?

                                                

Vous vous rappelez la fameuse scène où, dans l’un des premiers films de Woody Allen, le réalisateur-acteur déambule avec Diane Keaton dans une pièce en jasant de la pluie et du beau temps lorsque, rattrapés par leur libido, ils s’enferment dans la machine à orgasme qui brasse pas mal fort pendant quelques secondes –on entend les gémissements du couple- avant de livrer les deux comédiens qui reprennent leur conversation comme si de rien n’était. Pas sûr, mais je pense qu’il s’agit du film Tout ce que vous avez voulu savoir sur le sexe sans oser le demander.

Eh bien, la domotique, c’est ça!

Non, j’exagère, c’était pour rire!

La domotique! Vous ignorez le sens du mot? Pas grave car je soupçonne que, sans le savoir, vous nagez dans la domotique du matin au soir. Vous disposez d’un ordinateur central qui vous permet d’actionner à distance le chauffage? l’éclairage? le système d’alarme? la climatisation? l’ouverture et la fermeture des fenêtres? le fonctionnement du four et de l’aspirateur?

Je vois les visages s’allonger. Pardon? J’ai pas ça chez moi, oubliez ça!

D’accord, mettons que j’ai poussé la domotique un peu loin. On efface tout et on recommence.

Vous avez un cinéma-maison? Vous avez un dispositif qui vous permet de régler l’éclairage à distance? Votre portable est devenu le centre névralgique de votre maison? Vous avez au moins une télécommande pour la télé et la vidéo!  Alors, vous avez déjà un pied dans la domotique.

Et tous ces jeunes qui, rentrée scolaire oblige, retournent à l’école primaire et secondaire, au cegep et à l’université auront, eux, les deux pieds bien plantés dans la domotique. On prédit que presque tout système et dispositif installé entre les quatre murs de leur maison de rêve se contrôlera à partir d’un ordinateur central.

Le terme domotique vient du mot latin « Domos » qui signifie maison. J’imagine que ceux et celles qui, au milieu des années 90, réussissaient à placer le mot « domotique » dans une conversation devaient épater bien du monde. Mais aujourd’hui, du moins dans l’univers de l’habitation, le terme commence à faire partie des meubles.

La domotique, c’est cette fameuse maison intelligente dont les auteurs de science-fiction nous rabattaient les oreilles au siècle dernier. Puis, l’expression maison intelligente a cédé la place à celle de maison robotisée. Aujourd’hui, on dit maison informatisée.

La maison dans laquelle vivront vos enfants sera truffée d’écrans et de claviers. Ils jouiront d’un confort presque indécent tout en vivant dans un réseau de sécurité frisant la perfection. La vidéo, l’informatique, les télécommunications et la téléphonie feront bon ménage pour faire de la vie à la maison une belle et douce croisière sur les flots bleus de l’été.

N’est-ce pas le fantasme de tout adepte du cocooning? Avec en prime la machine à orgasme de Woody et de Diane?

Surveillez les prochains billets. J’y reviendrai!

 

L’argent roule dans l’immobilier!

Investisseurs et passionnés de l’habitation! Vous avez sûrement lu l’article de La Presse du 28 août dernier. Sinon, lisez bien ceci: « Pas plus tard qu’en mai dernier, écrit le journaliste, l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) prédisait que le nombre de reventes de maisons dégringolerait de 14,7% cette année. Rectification de tir majeure, hier: la baisse, finalement, ne devrait atteindre que 0,4%. »

Les analystes consultés par La Presse avouent qu’ils ont été pris de court par la performance de l’immobilier. Pourtant, les pertes d’emploi continuent. Pourtant, le chômage persiste. Pourtant, le niveau d’endettement augmente. Mais le secteur de l’immobilier fait fi des mauvaises nouvelles et vogue allègrement vers une année pour le moins surprenante.

Donc, les consommateurs s’amusent! Devant la faiblesse du taux d’intérêt et les prix abordables des maisons, les Canadiens, reconnus de plus pour leur sens de l’épargne, ont jugé que le moment était le bon pour passer à l’action. Le volume de maisons passant d’un propriétaire à l’autre atteint des taux record, la construction résidentielle augmente d’un trimestre à l’autre et l’argent roule. 

Aux Etats-Unis, même chant d’allégresse! La confiance des consommateurs américains envers l’économie est revenue, déjouant une fois de plus les prédictions alarmistes des analystes. Mettons-nous dans la peau d’un propriétaire américain un moment! Après avoir été traumatisé par la descente aux enfers du secteur immobilier les deux dernières années, et voyant la valeur de sa maison fondre comme neige au soleil, il se réveille un beau matin et constate que le prix des maisons…cesse de piquer du nez! Ce fut le cas le mois dernier. Il y a de quoi se réjouir, surtout quand on est criblé de dettes!     

Avis aux investisseurs! L’influent Conference Board livrait ses dernières prévisions récemment. Conclusion : le Manitoba et les provinces atlantiques seront les seules provinces à échapper à la récession en 2009. Pas de croissance phénoménale, mais pas de repli non plus. Et la Saskatchewan jouera le rôle de leader au niveau de la reprise l’an prochain suivie de près par l’Alberta et la Colombie-Britannique. Toutes ces provinces auront une croissance supérieure à 3%. Qui sera le mouton noir? Terre-Neuve qui ne sera pas sorti du bois, même en 2010.  

Comment se protéger d’un entrepreneur véreux

                                               

Trouver un entrepreneur honnête et fiable pour des travaux de construction et de rénovation préoccupe la plupart des propriétaires. Nous l’avons encore vu avec notre dernier billet titré « Trouver un entrepreneur rapidement…et le bon! » qui menait directement à Zoomission.com, nouveau site destiné à rapprocher propriétaires et entrepreneurs. Quelques heures à peine après la mise en ligne, vous étiez nombreux et nombreuses à le consulter.

Il existe une autre façon de mettre toutes les chances de son côté pour ne pas tomber dans les pattes d’un entrepreneur aux intentions malhonnêtes: on passe par le site de l’Association provinciale des constructeurs d’habitation du Québec (APCHQ).

L’organisme regroupe 14 000 entreprises oeuvrant dans l’industrie de la construction et de la rénovation résidentielles. Les trois quarts de tous les travaux de construction et de rénovation résidentielles s’effectuant au Québec seraient réalisés par une entreprise membre du réseau. Ca fait beaucoup de chantiers! 

D’abord, l’APCHQ vous recommande de recourir à un entrepreneur de votre région, le seul à connaître les normes d’isolation et la composition du sol propres à votre coin de pays. Une maison sur la Côte-Nord ne se bâtit pas comme une maison sur l’île de Montréal. La géographie n’est pas la même.

Ensuite, assurez-vous que l’homme détient une licence d’entrepreneur délivrée par la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). Un appel à la RBQ vous apprendra le numéro de licence de l’entrepreneur et sa date d’expiration. D’ailleurs, l’homme est censé afficher ce numéro dans sa publicité, estimations, soumissions et autres documents ainsi que sur ses véhicules et les chantiers. La possession d’une telle licence prouve que l’entrepreneur est capable financièrement d’indemniser ses clients en cas de fraude ou de détournement de fonds.    

Selon l’APCHQ, un propriétaire attentif saura déceler chez l’entrepreneur plusieurs indices sur son niveau de compétence face au travail à effectuer en bavardant avec lui. 

Premier indice: un bon entrepreneur ne se contentera pas d’acquiescer à toutes les demandes du propriétaire. Il aura le cran de remettre le projet en question et d’apporter de nouvelles idées.  

Deuxième indice: un bon entrepreneur sera au fait des nouvelles lois et règlements régissant le secteur de la construction. Mieux : il aura suivi des cours pour renouveler ses compétences. Ne vous gênez pas pour l’interroger!

Troisième indice: un bon entrepreneur vous offrira la garantie des maisons neuves de l’APCHQ qui permet de protéger l’argent que vous avez donné en acompte. Et d’éloigner  les travaux à effectuer de tout « travail bâclé». De plus, en vous offrant cette garantie, l’entrepreneur vous donne l’assurance qu’il est sérieux et solide, vu son affiliation à l’APCHQ.

Quatrième indice: le propriétaire qui consultera la banque de noms d’entrepreneurs de l’APCHQ par le biais de son site internet verra apparaître un système d’évaluation affichant le degré de compétence de chaque entrepreneur. Diamant: au moins 25 années consécutives d’excellence. Platine: 15 à 25 années. Or: 8 à 15 années. Argent: 4 à 8 années. Bronze: 2 à 4 années.

En guise de conclusion, le fameux conseil: ne vous pressez pas! Prenez le temps de magasiner auprès d’un ou de plusieurs entrepreneurs. Vous précipiter serait la pire erreur! On parle de milliers de dollars à dépenser. Des dollars durement gagnés! Surtout s’il s’agit d’une maison à construire.

(Source APCHQ)

L’aéroport était son chez soi

 

J’ai souvent entendu la phrase: « J’aime tellement les aéroports que j’y passerais ma vie! »

Beaucoup d’entre nous ont vu le film Terminal de Steven Spielberg, filmé à l’aéroport Mirabel et mettant en vedette Tom Hanks et Catherine Zéta-Jones. Mais peut-être ignorez-vous  que l’histoire est réelle.

L’homme s’appelle Mehran Karimi Nasseri et est Iranien (photo ci-haut). Il a eu le privilège (ou la malchance) de vivre dans l’ambiance d’un aéroport pendant 18 ans. C’est fou quand on y pense! Tous les petits gestes quotidiens : faire sa toilette, manger trois fois par jour, dormir, regarder la télévision, s’accomplissaient au milieu de hordes de voyageurs, d’appels à l’embarquement, d’adieux déchirants, d’accolades de retrouvailles, de tableaux affichant les heures des départs et des arrivées.  Pendant 18 ans! Sans avoir la moindre facture à payer!

Mehran Karimi Nasseri a logé à l’aéroport Charles de Gaulle en France du 8 août 1988 à juillet 2006. Il aurait pu y rester encore longtemps si sa santé, longtemps négligée, ne l’avait pas rattrapé. Il avait 46 ans à son arrivée, 64 à son départ! Durant son séjour, cinq premiers ministres se sont succédés au Québec (Robert Bourassa, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Bernard Landry et Jean Charest) deux au Canada (Mulroney et Chrétien) et  quatre présidents à la Maison-Blanche (Ronald Reagan, George Bush père, Bill Clinton, George Bush fils).  

Durant ses 18 ans, il a vu le monde se transformer deux fois : après la chute du communisme en 1990 et après les attentats de septembre 2001. Il était toujours là quand la guerre a débuté en Afghanistan et en Irak.    

Selon Wikipedia,  Mehran Karimi Nasseri  a été expulsé de l’Iran en 1977 pour avoir gueulé contre le gouvernement de son pays. Après une longue bataille juridique, il obtint le statut de réfugié accordé par l’ONU.  En route vers la Grande-Bretagne, son pays d’accueil, il se fit voler ses papiers d’identité lors d’une escale en France. Sans passeport, il se fit virer à la douane britannique et s’établit temporairement au terminal numéro un de l’aéroport Charles de Gaulle, un imbroglio juridique le clouant sur place. En langage populaire, l’homme était tombé entre deux chaises.     

Mehran Karimi Nasseri  vivrait actuellement dans un abri communautaire à Paris. Vous voulez en savoir plus? L’homme a publié son autobiographie, The Terminal Man.  Sinon, rabattez-vous sur Wikipedia.  

Récemment, l’écrivain Alain de Botton, muni de son portable, a résidé pendant une semaine à l’aéroport d’Heathrow à Londres à la suite d’une invitation. Installé au terminal 5, il a emmagasiné de l’inspiration pour un bouquin qui sortira en septembre:

A Week At The Airport: A Heathrow Diary. Cette histoire m’a rappelé celle de l’Iranien Mehran Karimi Nasseri. 

Achat en copropriété: recrutez des pros dans votre équipe!

 

Dans un billet ci-dessous, je vous ai rapporté l’ouverture des Canadiens à l’achat d’une propriété. Lors d’un sondage mené par TD, une proportion de 44% d’entre eux croyait que le contexte économique favorisait l’achat en copropriété à des fins d’investissement. Et 58% y songeaient sérieusement.

Les raisons d’investir en copropriété étaient nombreuses: moins d’entretien, coût inférieur à celui d’une maison, frais abordables, l’efficacité énergétique de l’immeuble, etc.      

Si vous voulez tenter l’expérience, la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) vous rappelle que l’aventure se révélera chaotique si vous n’avez pas des professionnels à vos côtés pour vous guider. Avant de présenter une offre d’achat, vaut mieux mettre toutes les chances de son côté pour rendre l’opération la plus agréable possible. 

Par professionnels, la SCHL entend agent immobilier, inspecteur en bâtiment, notaire, conseiller financier.

Certains agents immobiliers se spécialisent dans l’achat et la vente de logements en copropriété. Ils peuvent se révéler utiles non seulement dans la recherche de votre logement, mais aussi dans la rédaction d’une offre d’achat. Pour faciliter la recherche de l’agent, prenez la peine de lui décrire du mieux que vous pouvez le logement visé : emplacement, caractéristiques, ainsi que la somme que vous êtes disposé à débourser.

On devine tout de suite que le rôle de l’inspecteur en bâtiment est d’analyser l’état de la propriété, existante ou neuve. Très utile quand on veut éviter de se retrouver avec un tas de rénovation à effectuer sur les bras une fois que vous êtes devenu propriétaire.  
Des notaires font aussi de l’achat en copropriété l’une de leurs forces. Leur rôle sera de vous protéger juridiquement en vous aidant à mieux comprendre le contenu et la portée des documents que vous signerez, surtout si vous finissez par acquérir le logement.   

Le conseiller financier vous aidera à voir clair au niveau du risque financier à courir et, au besoin, vous épaulera dans la contraction d’un prêt hypothécaire. Avez-vous les reins assez solides pour vous lancer dans un investissement pareil? Le conseiller saura vous répondre.  

Un conseil: devant le logement convoité, prenez le temps de peser le pour et le contre au lieu de vous dépêcher à acheter le logement parce que vous craignez de le perdre aux mains d’un rival. Les regrets ne permettent jamais un retour en arrière. 

La SCHL met gratuitement à votre disposition la publication «Logements en copropriété – Guide de l’acheteur». Autre publication intéressante, celle de  «L’achat d’une maison étape par étape». D’autres infos sont aussi disponibles sur le site www.schl.ca